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 [Gloralys] I like to see you

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Chad Langles
has too much feels it hurts


▬ look like : Samuel Caleb Hunt
▬ talks : 15
▬ job : Réformé de la 101e division aéroportée US. Il est pompier depuis maintenant quelques mois.
▬ love life : C'est pas fameux.
▬ quote :
I'm strange And you're strange. Don't want you to change


▬ alias : Patanouk


MessageSujet: [Gloralys] I like to see you Ven 22 Jan - 18:44

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

Il toussait comme un dératé quand un corps se jeta sur lui, le plaquant au sol, des bras entourant son visage pour le protéger du souffler qui venait de les envoyer balader sur le bitume crasseux de la rue. Indéniablement ça le ramenait de l’autre côté de l’océan, au saut de l’avion, la sensation du sable chaud qui s’incrustait dans les rangers, la tête qui tournait par l’adrénaline libérée en trop forte dose et le coeur qui s’emballait. Chad avait beau être passé entre les mailles du filet, n’avoir développé aucun SSPT, chose confirmée par les douze psychiatres que sa famille l’avait envoyé consulter, pour être certain, il ne pouvait parfois s’empêcher de remettre les pieds là-bas, en fermant les yeux.. Alors, tout doucement, le bitume devint meuble et ses mains cherchèrent une prise sur des cailloux éparses, de la brique et de la taule, s’écorchant les paumes sans s’en rendre compte, persuadé d’être à nouveau perdu dans un désert. Le corps couvrant le sien finit par remuer et des mains puissantes l’attrapèrent par les épaules pour le redresser, le décrochant violemment de sa rêverie, l’obligeant à cligner des yeux et remuer ses globes dans leur orbite pour finalement réussir à regarder son coéquipier dans le blanc des yeux, un peu sonné. Il avait beau avoir un entrainement militaire, plus drastique que celui de ses camarades, Chad avait encore un peu de mal à trouver sa place et de lutter contre les étourdissements qui le prenait à force de respirer les gaz nauséabonds des maisons qu’ils avaient visité depuis le débit de la journée. Trois incendies en moins de vingt-quatre heures, c’était sans doute un record. Le nez couvert de suie, son masque visiblement éclaté dans l’entreprise, on l’envoya un peu brusquement vers l’ambulance, sa toux s’intensifiant, l’étourdissement ne s’estompant pas. Il était bon pour une check-up complet à l’hôpital et même s’il n’avait rien contre les bâtiments médicaux, il était pas vraiment fan à l’idée d’une piqûre supposée le calmer. Par chance, la moitié de la compagnie dut le suivre, souffrant tous plus ou moins du même problème; un manque d’oxygène qui les rendait un peu pâles. Ils étaient beaux, les pompiers, en débarquant dans le hall de l’hôpital, titubant et toussant comme des malades. « Hé! Langues! Ce soir, je paie ma tournée, tu mérites qu’on t’invite! » Et les autres avaient ris, parce que l’intéressé était pas capable de répondre à l’oral, son masque à oxygène collé sur le nez, une infirmière un peu dure le surveillant d’un air féroce, alors il leva le pouce en l’agitant avant de s’évanouir. Pour y retourner. Pas que ça lui manquait, vraiment. Mais c’était comme ça, il y pouvait rien; dès qu’il fermait les yeux, les images s’enchainaient sous ses paupières sans qu’il fut capable de quoique ce soit que de les regarder, sans intervenir. Il ressassait les mêmes évènements, éternellement, sans pouvoir les modifier, quand bien même il devait rester quelques zones de son déploiement qu’il aurait bien aimé changer. Alors qu’un souvenir particulier ressurgit, il sortit de sa torpeur, une douleur aux phalanges que réveilla le film qui se déroulait dans son crâne. Il n’eut que le temps de remercier son garde-fou, l’infirmière peu souriante, pour repasser à l’appartement de sa soeur qu’il squattait le temps que le sien soit dératisé, pour se changer et se rafraîchir les idées. Même sous la douche, avec l’eau qui lui plaquait les cheveux sur le crâne, il pouvait pas s’empêcher d’y repenser, de tout revoir, d’avoir son sourire incrustait dans sa mémoire et son sang sur le poing. Il s’envoya trois gifles, pour se remettre en état, cessa d’user toute l’eau chaude de sa frangine et quitta l’appartement sans laisser de mot.

Ça lui faisait chaud au coeur, quelque part, que les autres aient enfin l’idée de l’inviter à l’une de leur soirée; parce que ça faisait plusieurs mois qu’il était là et qu’il commençait clairement à manquer de compagnie. Pas que celle de Thaïs n’était pas agréable, mais à force il allait finir par manquer de sujets de discussion avec sa cadette. Poussant la porte, un peu plus lourde qu’à l’ordinaire - sans doute que ses muscles étaient encore épuisés par la journée -, il trouva sans difficulté les collègues; y avait quasiment qu’eux, pour l’instant, qui occupés une table du fond, à rire fort, à trinquer bruyamment et Chad n’hésita pas à se joindre à la bonne humeur ambiante, vidant son premier shot en lâchant un juron bien senti, parce qu’il avait pas bu depuis tellement longtemps qu’il en avait presque oublié le goût. Les blagues fusèrent, l’étonnant par leur étonnant niveau bas, lui qui s’attendait presque à des mecs misogynes et tout le bordel, il se trouvait plutôt bien loti. Ça le changeait clairement de l’armée, fallait le dire et ça le dérangeait pas plus que ça. D’ailleurs, il cru avoir encore une de ses hallucinations quand il repéra une fille, au bar, qui tourna la tête vers lui, sans doute parce qu’elle avait du sentir qu’on l’épiait ou autre. Chad se dit d’abord qu’il devait rêver, mais après s’être frotté les yeux, il comprit qu’elle était réellement là, parce que déjà un de ses collègues la repérait et l’ancien militaire prit les devants en argumentant qu’il allait chercher une nouvelle tournée. S’appuyant contre le bar, il interpella le barman avant de tourner la tête vers elle; Gloralys. S’il s’était attendu à la trouver là.. J’aurais jamais pensé que t’avais autant de style pour t’habiller.. Ça change vachement de l’uniforme. T’as presque l’air féminine comme ça. Un clin d’oeil amusé et il finit par s’appuyer sur un bras, se tournant complètement vers elle. Il m’a semblé t’apercevoir près de l’hôpital l’autre jour, mais j’étais pas bien sûr que ce soit toi, sinon tu penses bien que je t’aurais harcelé pour un verre! Il lui tapota l’épaule de son index et majeur, souriant, peut être un peu gêné de la situation qui lui revenait doucement en mémoire, mais il se garda bien d’en faire la remarque. Pilier de bar ? C’est ta nouvelle vocation ? Besoin d’un partenaire ? Chad ignorait si elle savait qu’il était au courant, mais dans tous les cas il avait beau être du genre sociable et bavard, du genre à mettre les pieds dans le plat, il considérait sans doute que ce n’était pas ses affaires.. Enfin, quand ça l’arrangeait, parce que ses phalanges encore endoloris lui rappelaient bien souvent qu’il se mêlait un peu de tout..
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Gloralys Wainwright
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Ven 22 Jan - 21:09

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

Elle aurait probablement dû se trouver une autre cachette: qui de sensé venait se perdre dans un bar au premier emmerdement? Gloralys faisait partie de ceux là pourtant. En plus de se retrouver dans un endroit potentiellement dangereux, seule entourée d'alcooliques notoires, elle avait commandé un whisky pur. Il n'y avait rien de plus inconscient que cette décision, quoique celle au départ de tomber enceinte d'un abruti qui n'en avait franchement rien à faire n'était pas mal non plus. Gloralys avait une migraine de trois jours, elle avait pleuré quinze fois en quatre heures, il paraîtrait que c'était une question d'hormones, pour elle, c'était surtout une question de conneries parce que là dessus, elle était une spécialiste véritable. Elle venait de ruiner sa vie, voilà ce qu'elle avait fait, elle qui avait mis un temps fou à s'intégrer dans son unité parce qu'elle était une femme et donc une indésirable dans un monde de mâles. Clairement, elle leur avait donné raison. Ses collègues n'avaient fait que répéter que les femmes comme elles créaient des problèmes dans les brigades, il y avait toujours une histoire de fesse, c'était ce qu'ils lui avaient dit et Gloralys leur avait ri au nez... Et bien maintenant, elle se prenait le revers de la médaille, vidant son verre de whisky d'une traite, regrettant instantanément ce qu'elle faisait potentiellement vivre à l'embryon qui se promenait quelque part dans son utérus qui culpabilisait de toute cette histoire. Gloralys dans toute sa splendeur, toujours à faire n'importe quoi et se dire après coup qu'elle aurait peut être pu s'empêcher d'agir de manière aussi impulsive. C'était trop tard de toute façon, elle ne pouvait pas effacer cette nuit là et à moins d'aller se faire vomir dans les toilettes, l'alcool était déjà en train de se frayer un passage jusqu'à son estomac. Regrettable, pour sûr que si ses parents la voyaient agir ce soir, ils auraient vite fait de l'enfermer dans sa chambre et la punir jusqu'à ses trente cinq ans. Là encore, c'était trop tard, le mal était fait niveau éducation foirée, plus ou moins. Ce n'était pas que Gloralys était une cancre, c'était juste que l'autorité parentale n'avait pas été quelque chose qu'elle avait considéré important durant sa jeunesse. C'était à l'armée qu'elle avait découvert le sens du mot autorité et elle en avait franchement bavé dans les débuts, on ne rigolait pas avec les gradés, encore moins quand on était une femme au milieu de mecs gonflés à la testostérone. On ne pouvait pas prétexter une zone rouge ou une montée d'hormones subite pour échapper à un entraînement de longue durée. Il n'y avait aucune excuse acceptable, c'était comme cela que fonctionnait l'armée et maintenant que Glora' avait probablement foutu en l'air toute sa carrière, sa seule solution était de vider un deuxième shot, le regrettant avant même d'avaler le liquide. De mieux en mieux. Le pire, c'était qu'à force d'être avec des soldats, elle tenait l'alcool autant que les autres, ce qui était fort mauvais pour le foetus soit dit en passé. Saloperie de foetus, c'était certainement ce genre de phrases qu'elle avait prononcées au barman avant de commander un autre verre. Elle ne l'avait pas bu pour autant, se concentrant quelques instants sur la population autour d'elle. Deux types la dévisageaient bizarrement, ils devaient l'imaginer toute nue et Gloralys fit une moue dégoûtée avant de se tourner de l'autre côté. Rien d'exceptionnel, des gens qui jouaient au poker, d'autres qui buvaient en parlant et riant vivement. Il n'y avait qu'elle qui était hors du temps au bout du compte.

A moins qu'elle se retourne et tombe sur une tête connue. Instinctivement, Gloralys détourna les yeux, elle n'était pas franchement ravie de tomber sur un des amis dudit abruti qui l'avait mise dans cet état. Cela lui donnait surtout l'envie de boire un autre verre et tomber dans les pommes jusqu'à ce que l'embryon disparaisse de lui même, comme par magie. Elle pouvait encore rêver, comme le fait que Chad ne vienne pas s'asseoir à côté d'elle et engager la conversation comme il avait l'habitude de le faire, l'air de rien. "Comme tu vois, les robes et le fard à paupières, ça m'empêche pas d'être dans l'armée la journée. J'te remercie d'me voir presque comme une femme, Chad. On sent que t'es toujours un soldat à l'intérieur... Pourtant, t'es pompier, non? C'est l'autre naze qui m'avait dit ça une fois." Même pas capable de sortir son prénom sans avoir envie de faire de la lutte avec n'importe qui dans le bar pour calmer sa colère momentanée. Elle put tout de même sourire à Chad, parce qu'elle était toujours dans l'ironie, Glora, à force d'exister dans un monde d'hommes, on en prenait les habitudes. "Qu'est ce que j'irais faire à l'hôpital?" Elle était sur la défensive soudainement parce qu'elle y avait été pour des tests justement et que si Chad le savait, elle était déjà fichue. "Ca tombe bien pour le verre, j'ai deux shots en attente... Barman!" Et deux secondes plus tard, de l'alcool revenait sous ses yeux, instinctivement, tout allait mieux. "J'essaye de m'adapter à la vie de quelqu'un qui revient de la base... Il paraît que c'ce que vous les mecs, vous faites, alors faut bien que j'teste le pilier de bar, ça doit avoir ses avantages. P'tet que j'me ferais draguer, enfin là les deux pervers qui m'imaginent à poil depuis une heure de leur coin sont clairement déçus que tu sembles être sur le coup." Et elle tourna son verre de sa main nerveuse avant de rire. Gloralys le leva ensuite vers Chad, oubliant presque pendant deux secondes qu'elle était enceinte. Bordel, elle était dans la merde, vraiment.
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Chad Langles
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Dim 24 Jan - 21:56

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

C’était pour se protéger, de lui-même et de la violence des souvenirs, que Chad avait relégué sa carrière militaire au rang de souvenir, la rangeant dans une petite boite bien verrouillée qui traînait entre deux neurones grillés. Ça devait durer le temps de pouvoir se construire une vie saine et stable, dans l’optique de pouvoir ressortir les fines pellicules d’un passé révolu et les observer sans avoir ce frisson étrange qui allait de pair à chaque remontée d’un événement en lien avec ses missions. Parce que pour le moment, il n’avait aucun contrôle sur l’affluence ni la force de ses souvenirs et qu’à chaque fois cela le mettait dans un état particulier; à mi-chemin entre le sommeil et le rêve éveillé. Y avait pas de SSPT là-dessous, Chad avait la conscience tranquille et les blessures qu’il avait pu gagner au cours de ses pérégrinations militaires étaient désormais toutes refermées, autant celles mentales que celles physiques. Non, seulement Chad faisait parti de ces gens qui préféraient regarder l’avenir que s’arrêter sur leur passé, même s’il faisait parti intégrante de sa vie, et ça expliquait aussi pourquoi il était si peu capable de garder des liens étroits avec ceux qui avaient lutté à ses côtés. C’était pas volontaire, peut être même pas vraiment conscient, tout comme ça ne partait pas d’une mauvaise intention, mais il était tout bonnement incapable de continuer à entretenir un lien à l’origine pourtant bien solide, quand des milliers de kilomètres le séparait de ses « amis ». Ces êtres qui lui étaient si chers quand ils avaient en commun le fait d’être dans la même merde. Chad vivait simplement en s’appuyant sur ce vieux dicton; « loin des yeux, loin du coeur ». Il avait beau avoir rencontré le type qui était devenu, et de loin, son ami le plus intime, le meilleur même, depuis qu’il avait remis les pieds dans la ville qui l’avait vu naître et grandir, ils ne s’échangeaient plus vraiment de mots. Quelques fois il recevait un mail de deux lignes, pour comprendre que la situation entre les hommes étaient tendues, ou au beau fixe, mais ça dépassait rarement les deux cents mots. De son côté, Chad faisait pas beaucoup plus d’efforts, surtout en oubliant de répondre la quasi totalité du temps. L’armée avait beau faire parti de ses meilleurs souvenirs, ça n’en restait pas moins des mémoires du passé, qu’il enterrait proprement au fond de son jardin en attendant d’avoir l’esprit assez clair pour se permettre de jeter un oeil dessus.. Alors voir Gloralys là, au milieu de ce bar qui puait la transpiration, les blagues sexistes et l’alcool renversé, c’était presque au-dessus de ses forces.. Et pourtant, il pouvait pas s’empêcher de rompre le silence de sa solitude par sa présence, qu’elle fut désagréable ou pas, aux côtés de la jeune femme; découvrant du même coup qu’il n’y avait pas que le mauvais temps qui réveillait ses phalanges endolories. Ça avait beau faire plusieurs mois qu’il avait été voir un médecin, en rentrant, pour se faire soigner le poing, ça continuait de le lancer, sans savoir si c’était par la force des regrets ou de la sensation de ne pas avoir fait correctement les choses. C’était pas un violent, encore moins pour des raisons que certains auraient qualifié de futiles, pourtant sa main lui rappelait constamment qu’il avait failli; qu’il était qu’un homme après tout. Et que Gloralys restait une femme et pas n’importe laquelle, il fallait l’admettre.

« Ouch, je l’ai mérité je l’admets. Tu vois, comme quoi, je suis toujours aussi doué pour complimenter les gens. Promis j’arrête le massacre. » Il sourit, levant les mains en signe de rédemption, avant de jeter un regard vers les camarades qui riaient à gorge déployée en se faisant des shots. « Et ouais. Comme quoi, quand on a combattu une fois, on peut plus s’arrêter, même si je me bats plus vraiment contre la même chose. » L’autre naze. Il grinça un peu des dents, fit mine de ne pas avoir entendu ni compris à qui elle faisait allusion. Par réflexe, Chad porta son poing abimé à ses lèvres, les effleurant avant de jeter un oeil à Gloralys, visiblement surprit de sa réaction à l’évocation de l’hôpital. Après tout, il était pas supposé être au courant, du moins pas comme ça, pas de cette manière et encore moins lui faire savoir qu’il savait. Ça le regardait pas vraiment, même s’il aurait voulu pouvoir faire quelque chose, un truc de plus que de foutre sa main dans la gueule de l’autre abruti. Il était pas franchement assez fier de lui pour en parler, de cette sombre bagarre, parce que ça lui ressemblait pas et qu’en plus, même s’il l’avait bien abimé, Chad devait admettre qu’il avait pris très cher à son tour. Une côte cassée, le nez explosé, l’oeil noir et sa main encore douloureuse. Fallait dire que l’autre en question était plus baraqué que lui, qu’il avait toujours été meilleur que lui dans les exercices de poids, là où Chad le battait en vitesse.. pourtant cette fois-là, il avait pas eu à coeur de prendre ses jambes à son cou. « T’es sûre que.. Tu devrais boire dans ta condition ? il se mordit la langue, toussa un peu et fit mine de reprendre sa respiration. Je la refais.. Tu veux que je te les offre ? C’la tournée du nouveau, moi, du coup c’est une proposition à temps limité.. Tic tac.. » Il imita le mouvement du pendule de son index droit, avant de faire signe au barman de resservir la bande de pochtron qui, à défaut de sauver le bar des flammes, serait bien capable de foutre le feu en soufflant sur une allumette. S’appuyant sur ses avant-bras, il tourna légèrement la tête vers Gloralys, dénotant une certaine amertume chez elle, peut être même de la tristesse qu’elle cachait maladroitement. S’ils avaient été plus proche, il aurait peut être osé dire quelque chose, mais ils n’avaient jamais été aussi intime que dans son imaginaire, sans doute. Ils n’étaient pas forcément les plus grands amis, du temps de la base, mais Chad l’appréciait déjà à l’origine, avant même que tout ce bordel éclate, avant même cet instant où il l’avait vu au bar, seule. Sans trop savoir pourquoi; il l’aimait bien. « J’sais pas.. J’vais rarement dans les bars, pour ma part, surtout quand c’était pour les permissions. Par contre l’avantage du pilier de bar, c’est l’ardoise, t’es pas obligé de payer tout de suite, si le barman sait que t’es le genre d’habitué qui manque pas un rendez-vous avec son shot. Enfin je dis ça.. C’est ce qu’on m’a dis hein.. » Par réflexe, il tourna la tête vers les deux types en question, grimaçant un peu. Levant le pouce, à l’attention des deux inconnus, Chad sourit de toutes ses dents. « Désolé les gars, fallait être plus rapide j’suppose! » Et il détourna son attention de la table visée pour regarder Gloralys qui levait son verre, Chad impuissant devant le désespoir qui transpirait par tous les pores de sa peau. Il l’arrêta pourtant dans son geste, attrapant le verre avant de réaliser l’énormité de son acte; il jouait la carte de l’ignorance, mais il venait clairement de signifier qu’il était au cas de sa situation en l’empêchant de s’empoisonner. Ravalant sa salive, il trouva une parade plus ou moins foireuse. « On m’a dis que ça portait la poisse de trinquer seule, du coup.. Attends que je me fasse servir.. » Et il sourit, le regard plongé dans le sien, ses doigts toujours crispés sur le verre qu’elle tenait.
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Gloralys Wainwright
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Sam 30 Jan - 15:43

Gloralys & Chad
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Gloralys n'était plus très joyeuse, elle n'avait pas vraiment de raisons de l'être d'ailleurs. Pourtant, ce n'était pas son genre de se laisser aller de la sorte, elle avait toujours l'habitude de choper la vie par le cou et de ne pas se laisser intimidée par les épreuves qu'il y avait sur le chemin. Pourquoi à ce moment précis était-ce si différent? La vérité, certainement, c'était que Glora avait la peur de sa vie. D'habitude, elle savait à peu près comment se sortir des situations où elle s'engouffrait, elle les voyait même relativement venir mais le coup de la grossesse, c'était la surprise totale. Elle n'avait pas eu dans l'idée de se faire réformer, elle voulait juste retourner sous son uniforme et dans sa base pour évacuer la frustration. Qu'avait-elle fait bon sang? Pour la première fois de sa vie, Gloralys se détestait réellement. Elle avait toujours eu tendance à agir sans réfléchir mais elle avait eu suffisamment de chance jusqu'ici pour s'en sortir sans trop en payer le prix. Sur ce coup là, Gloralys n'avait pas trente mille solutions: elle devait choisir. Elle avait quelques semaines pour décider si ce foetus verrait le jour ou non et c'était un choix atroce, pour elle. Elle s'était toujours dit que le jour où elle tomberait enceinte, ce serait le plus beau jour de son existence, elle serait avec un homme qu'elle aimerait, ils seraient heureux à la perspective d'engendrer une part d'eux sur cette terre. Le rêve s'était effacé depuis lors, Gloralys se maudissait de croire encore au père Noël. La vie, ce n'était pas quelque chose de linéaire, rien ne se passait jamais comme prévu, elle aurait dû le savoir étant donné que rien que le mois dernier, un type de la compagnie s'était fait sauter sur une mine. Elle aurait dû se douter que tout était trop beau pour être vrai, Glora ne pouvait pas faire une erreur monumentale sans en payer les frais. A la base, déjà, coucher avec ce type était la pire idée qu'elle ait eu. Elle ne ressentait absolument rien à son égard, sauf cette espèce d'attirance animale parce qu'elle détestait tout ce qu'il était autrement. Pourquoi se laisser aller à ses pulsions alors? Wainwright se disait qu'avec du recul, elle aurait dû prendre ses jambes à son cou avant que la situation ne dégénère. Maintenant, elle était dans de beaux draps. Il filtrait tous ses appels, bien entendu, n'était pas prêt à accepter qu'il était le père, s'imaginant certainement qu'elle avait couché avec toute la base parce qu'elle était une femme et donc une créature du mal par essence. Si elle avait pu rester deux minutes de plus à la base, elle l'aurait certainement castré avant de balancer ses attributs dans le désert pour qu'ils se fassent bouffer par les coyotes, non pas qu'il y ait beaucoup de choses pour se nourrir là dessus. La vengeance, oui, elle l'avait imaginé au moins au début, maintenant elle ne pensait plus qu'à s'enterrer quelque part le temps que l'histoire passe. Sauf qu'elle n'avait pas neuf mois pour prendre une décision sinon la vie la prendrait pour elle et il y avait des chances qu'elle regrette de n'avoir rien fait du tout. Cette affaire attendrait le lendemain, c'était ce que Glora se répétait depuis qu'elle était rentrée et se retrouver pilier de bar était certainement la seule décision qu'elle était en mesure de prendre pour l'instant.

Y croiser Chad était peut être un signe du destin d'ailleurs, un signe qui lui rappelait vaguement l'armée, étrangement. Gloralys voulait croire que rien n'était lié mais elle se mentait certainement. Lorsqu'elle voyait Chad, elle pensait à son fameux ami qui l'avait mise dans cet état et elle avait vaguement envie de le gifler pour l'affront. Le pauvre Chad n'avait jamais rien fait que d'être un excellent gentleman, quoique loufoque dans ses meilleurs moments. Glora savait qu'il était un homme bien et qu'il ne ressemblait en rien au type qui l'avait engrossé. Non, Chad était un type sympa, un soldat qui était devenu pompier, certainement l'homme qui avait pris la décision la plus sensée entre eux deux. Glora essayait de lui sourire parce qu'il était maladroit, qu'elle était déjà un peu ivre et qu'elle n'avait rien d'autre à offrir pour le moment. "Ouais, j't'en supplie, arrête, parce que tu vas m'faire pleurer." Elle échappa un léger rire, comme si Glora allait pleurer de se faire assimiler à une simple militaire, moins femme que les autres. Elle s'en fichait un peu à vrai dire. "Et combattre le feu, c'mieux ou moins bien que de tirer à vue? Non parce que pompier, c'l'archétype du sexy, il paraît, j'aimerais comprendre." Gloralys n'avait jamais été attiré par autre chose que son métier. Elle s'était toujours dit qu'elle était prédestinée à l'armée et n'arrivait pas toujours à comprendre les choix des gens autour d'elle. Cela dit, niveau choix, elle n'était pas un modèle de vertu, certainement pour cela qu'elle vidait un autre verre en évitant le regard de Chad. Elle se doutait que quelque chose ne tournait pas rond. Elle le voyait bien. Le silence tait oppressant, la maladresse de Chad encore plus légendaire que d'habitude et tout ce que Glora faisait, c'était l'éviter comme elle tâchait d'effacer sa condition présente. "Toi me payer un verre? Fais gaffe, j'vais croire que tu m'dragues." Et elle se marrait en voyant le barman remplir des shots une nouvelle fois. Le meilleur moyen d'éviter ce qui allait fatalement arriver, c'était de tout prendre à la dérision, quelque chose que Gloralys faisait à merveille, fort heureusement... Mais jamais trop longtemps. "T'as l'air de t'y connaître quand même, t'es p'tet pas aussi sage que tu veux l'faire paraître. Ouais, parce que c'marrant, j't'ai toujours imaginé comme le type gentil, un peu gauche, incapable de s'imposer... Tu dois certainement cacher quelque chose, on peut pas être un ancien soldat et blanc comme neige. J'te découvrirais un de ces quatre." Et pour appuyer ses propos, Gloralys vint faire glisser son index sur la joue de Chad, certainement peu consciente de ses faits et gestes à ce stade. Pourtant, elle était persuadée d'avoir raison. On ne pouvait pas être ami avec un sale type et être quelqu'un de parfaitement agréable et équilibré. Gloralys sourit aux deux zigotos qui les regardait avant de se concentrer de nouveau sur son verre qu'elle sirota en silence. Enfin, pas pour longtemps. Elle tourna les yeux vers Chad, elle savait. Et elle lui laissa savoir dans ce simple regard désespéré avant de retourner son attention au fond de son verre, sentant la puissance de Chad l'empêcher de boire nouveau. Il n'y avait pas de secrets dans l'armée, aucun qui durait très longtemps en tout cas, Glora ne le savait que trop bien. "Qu'est ce que t'essayes de faire, Chad? Viens pas m'dire que c'l'autre là qui t'a envoyé pour sauver l'espèce de foetus à la noix qu'il a planté dans mon utérus... Non, viens pas faire ton espion pour un salaud, tu m'empêcheras pas de boire, sache le." Et elle le regarda avec des yeux noirs en laissant échapper son verre et se retirant, les larmes aux yeux avant de partir dehors, trouvant la paix quelques instants dans le silence et le froid du soir. Elle savait qu'il allait la suivre, c'était Chad après tout. "J'sais pas ce que j'vais faire, j'suis perdue, totalement perdue. Et j'me déteste, tellement." Une larme roula sur sa joue, Glora n'avait aucune idée de la raison qui la poussait à se confier à Chad. Elle ne savait rien, excepté qu'elle était paumée, comme jamais.
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Chad Langles
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Sam 30 Jan - 18:15

Gloralys & Chad
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Je te comprends pas. Il était arrivé comme ça, sans prévenir, sans même se douter de ce qu’il allait faire ou dire, parce qu’il avait juste saisi l’occasion, qu’elle était parfaite et que Chad n’avait pas vraiment à coeur de laisser quelque chose d’aussi injuste se produire, pas sans rien faire en tout cas. Vraiment, je te comprends pas. Chris l’avait regardé de ses yeux ronds d’abruti fini et, comme une claque, Chad s’était surpris à s’interroger sur les raisons qui l’avaient rapproché de ce type-là, alors qu’ils étaient différents. Trop différents pour que leurs divergences ne puissent se compléter, pourtant il s’était accroché à l’autre idiot, parce qu’il avait ce comportement que Chad ne se connaissait pas, qu’il avait un culot qui ne faisait aucunement parti de ses traits de caractère. Qu’est-ce que tu comprends pas, Langles ? Ma popularité ? C’était comme revenir au lycée, refaire face, encore une fois dans une boucle infernale qui ne s’arrêtait jamais, à ces crétins de l’équipe de sport dans laquelle Chad avait essayé de s’intégrer comme un membre à part entière, alors qu’il tranchait clairement avec la mentalité ambiante. Il était pas le plus intelligent, tout comme il n’était pas un meilleur soldat que Chris qui avait, vraiment, des capacités que Chad jugeait parfois hors-normes, mais il pouvait se targuait d’être le plus humain, sans doute, ou tout du moins celui capable de faire preuve d’un peu plus de compassion et de respect pour le reste de l’espèce humaine. Ta connerie, Chris. Je comprends pas ta connerie. Il dépassait les limites, il le savait et l’autre aussi, alors il s’était levé de sa table pour se rapprocher de lui d’un air faussement menaçant; parce qu’il comprenait de quoi Chad voulait parler. Sur le pont tout le monde était au courant, seulement ils avaient l’intelligence ou la discrétion de ne pas trop en parler, surtout en présence du principal concerné. Du principal, pas de la principale, parce que si elle avait beau être la victime dans l’affaire, aux yeux de Chad, ça ne semblait pas être le cas pour tout le monde. Ta gueule Langles, parle pas de ce que tu comprends pas le puceau. Et en se retournant vers les autres, il souligna la délicatesse de ses propos par un geste évocateur du poignet au niveau de son entrejambe. Merci de l’image que tu renvoies. Tu sais que c’est pas parce que t’es un simple soldat de l’armée que t’es forcément obligé d’être un abruti fini ? C’est ça le plan de carrière; une étoile sur la poitrine pour qu’y ait au moins un truc de brillant chez toi ? Il ignorait vraiment pourquoi la situation le mettait dans un tel état. Peut être ce côté justicier qu’il avait toujours réprimé et qui avait décidé de surgir, au risque de lui coller un vieux syndrome du super-héros aux basques. Mais c’est quoi ton problème, t’avais des vues sur elle, tu voulais te la faire ? Y a pas de soucis, je te la laisse, tu verras, les nanas en cloque c’est plus chaud encore que les autres! Et il avait rit. Fier. Et le poing de Chad s’était écrasé sur la gueule de Chris. Parce qu’il pouvait pas le laisser parler comme ça d’une fille comme Gloralys, que c’était pas dans ses gènes de laisser passer un comportement pareil. Il l’avait regretté, pas d’avoir agit, mais de s’être frotté à Chris parce qu’il l’avait clairement mis dans un sale état au final. C’était pas l’armée qui lui avait laissé des séquelles, en réalité, c’était les types comme Chris. Tu mérites pas d’être appelé un héros, t’en as pas le profil Chris. T’es juste un connard qui se permet d’être ce qu’il est sous couvert de l’uniforme.

Son regard, perdu sur le bois du comptoir, il fini par relever la tête vers Gloralys, un sourire un peu éteint sur les lèvres. Même s’il devinait l’humour derrière sa réflexion, Chad ne pouvait s’empêcher de ressentir un pincement au coeur, en imaginant son visage baigné de larmes. Chris avait peut être eu raison sur un point. « J’ai un paquet de mouchoirs neuf dans la poche, c’est pas un souci.. » Mais le ton tranchait assez nettement avec la réflexion, ses épaules un peu affaissées. Appuyant le coude sur le bar, il fit mine de réfléchir en admirant les reflets du liquide dans le verre entre eux. « J’sais pas si c’est mieux ou moins bien, ça revient plus ou moins au même non ? J’essaie de sauver des vies, la seule différence c’est que j’ai pas à en supprimer d’autres pour y parvenir. Pas de regrets, ni de remords. Il ne pouvait pas revenir sur ce fait-là, celui sur lequel on épiloguait pas forcément à l’école militaire; celui de tuer. C’était tabou sans vraiment l’être, seulement on pouvait pas expliquer à des novices tout ce que ça représentait, fallait le vivre. Chad avait tué, déjà, mais il se refusait à porter le poids de ses décisions, parce que c’était les choix des autres qui les avaient poussé à devenir des cibles potentielles pour l’armée. Et puis, il parvenait sans trop de difficultés à se rappeler des sourires; la balance était équitable, il avait autant de morts à son compteur que de survivants et ce dernier chiffre était peut être même un peu plus élevé que le premier. Alors il était en paix avec lui-même, tant pis si personne comprenait vraiment. L’archétype du sexy ? J’ai clairement pas bien choisi ma voie alors.. Au moins les camarades sont assez réalistes pour pas me demander de rejoindre les shooting photos pour le calendrier de l’année. » Il sourit, taquin, un peu plus en forme, ou juste assez doué pour feindre sa gêne. Parce que la regardait vider un autre verre, c’était clairement douloureux, surtout en sachant, sans pour autant avoir le courage de concrètement s’y opposer sans se la mettre à dos. Quelque part, il culpabilisait déjà d’avoir été un de ces amis de Chris, de cette fameuse bande qu’il avait tant cherché à rejoindre pour au final être déçu. Il avait eu, sans doute, la bêtise de croire que son naturel calme pourrait influencer le reste du groupe, à tort. « Je crois que tu ne le verrais même pas, si je te draguais.. » Il manqua d’ajouter un « la preuve » en signifiant son ventre et son histoire, courte certes, avec Chris. Chad s’était clairement fait doubler sur ce coup-là, mais à qui pouvait-il réellement s’en prendre à part lui-même. Y avait peut être de ça aussi, dans le fond; s’il avait été foutu de clairement faire comprendre à Gloralys qu’elle lui plaisait, à l’époque, il lui aurait peut être évité les emmerdements présents et il se serait sans doute évité une correction bien sentie. Oui ça devait être ça, le fait qu’il avait pas eu le courage, la volonté ou assez de culot pour prendre les devants, coiffer Chris sur le poteau. Parce que comparé aux autres, Chad s’était obligé à suivre une ligne de conduite sur le navire, conscient que de vivre enfermé avec des femmes risquait de mener à quelque chose de peu reluisant ou de très ennuyeux. Il avait voulu empêcher Gloralys de le subir, au lieu de ça elle s’était coltinée Chris et maintenant.. Les regrets. Merde. Il loucha un peu sur l’index sur sa joue et lui attrapa la main, la tenant quelques secondes dans la sienne, avant de lui rendre sa liberté et pianoter sur le bar. « Merci de la description peu reluisante du type badaud qui est pas très capable de grand chose. J’ai toujours su que j’étais de ce genre, mais de l’entendre ça me permet de pas me perdre de vue, merci. Un clin d’oeil pour souligner qu’il plaisantait.. A moitié. Je crois pouvoir me donner le rôle du mec bien, même si je suis pas forcément aussi net que ça, je suppose.. J’ai traîné avec des abrutis, ça fait pas de moi un abruti pour autant, j’espère. » Le regard noir qui suivit lui fit immédiatement assez d’effet pour qu’il se redresse machinalement sur son siège, un peu tendu, un peu gêné. « Aie pas si peu d’estime pour moi, s’il te plaît. Le verre de Gloralys toujours dans les mains, il le vida d’une traite, pour se donner du courage ou il ne savait trop quoi. Bon comme ça, au moins, je suis obligé de t’en repayer un. Il signala au barman de remettre le couvert. J’ai assez d’amour-propre pour décider de mes actes, sans avoir à obéir aux exigences d’un abruti fini, encore moins pour servir d’espion. Je mens mal de toute manière. » Un regard vers les copains, pour récupérer sa veste et il la suivit dehors, retenant la porte pour un groupe qui entrait alors qu’il sortait. « Je suis pas un héros tu sais, j’ai jamais voulu en être un et si on décidait un jour de me refiler une médaille pour mes services, je refuserais.. J’ai pas la volonté ou le courage pour sauver la veuve et l’orphelin, encore moins un foetus et l’égoïsme de son géniteur.. mais toi je veux bien essayer.. parce que je suis pas fin psychologue, Gloralys, mais tu m’as tout l’air de quelqu’un qui a besoin d’être sauvé de la noyade. » Déposant sa veste sur les épaules de Gloralys, pour la rapprocher de lui, doucement, sans la brusquer et refermer ses bras autour de ses épaules, il souffla. « Je sais pas non plus ce que tu dois faire, personne peut décider à ta place. Moi encore moins. Mais tu peux pas te détester parce que t’as fait une erreur. Ça arrive à tout le monde. Tu t’es plantée, t’es en cloque, t’as pas choisi le bon gars ? Et alors ? C’est pas la fin du monde, même si ça y ressemble. Même si faire des choix, prendre une décision, ça ressemble salement à commettre une erreur de toute manière. » Pas doué pour remonter le moral, vous dites ? Il avait prévenu qu’il était pas psychologue. « Prend chaque chose en son temps. Petit pas par petit pas. La solution viendra. Et peu importe ce que tu décideras, ce sera le bon choix, parce que ça sera ce que tu auras choisi toi, toute seule, sans personne pour t’influencer. Ok ? » Et il resserra un peu l’étreinte de ses bras, avant de relâcher la pression pour la laisser s’éloigner si elle le voulait. Sans trop réaliser ce qu’il faisait, parce que ça lui semblait naturel, même si ça n’avait rien de très normal dans leur cas.
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Gloralys Wainwright
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Sam 30 Jan - 20:52

Gloralys & Chad
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Elle avait la tête en bordel, des noeuds dans le ventre et au final, Gloralys était totalement impuissante. Pour la première fois de sa courte existence, elle n'avait aucune idée de comment se sortir de ce merdier. Elle avait envisagé d'en parler à ses parents, voire sa soeur mais Glora avait bien trop honte pour vraiment oser. La vérité, c'était qu'elle avait couché avec le premier venu parce qu'elle s'était sentie seule au milieu de toute la testostérone que faisait ressortir l'unité et que pendant quelques minutes, elle avait juste voulu être une femme. Pour le coup, elle avait eu le résultat qu'elle souhaitait, Glora en avait réveillé son utérus et ses hormones, superbe conclusion pour une connerie qui avait duré le temps de quelques minutes. Plus jamais elle ne se laisserait avoir par un type à peu près potable, quoique dans le cas de Chris, il n'avait que sa gueule de potable parce qu'au niveau des neurones, c'était sévèrement endommagé. Pourtant, on l'avait habitué à bien choisir Glora, elle avait toujours fait attention à ses fréquentations parce qu'elle ne voulait pas décevoir qui avait placé beaucoup d'espoirs en elle. Elle n'était pas l'enfant prodige attendu: elle était tout juste la nana qui survivait dans une institution qui refusait l'accès à son sexe des postes plus ou moins glorieux. Elle était dans de beaux draps parce qu'elle risquait même sa place dans l'armée avec cette connerie. Il suffisait que Chris aille balancer quelque chose au commandant, comme quoi elle l'avait aguiché, que son plan avait été tout du long de terminer en cloque pour avoir une permission plus longue que les autres et elle retournait sur la planète terre en moins de deux secondes. Le pire, c'était que Glora savait que c'était ce qu'il ferait si elle insistait trop ou l'insultait trop surtout. Clairement elle n'avait aucune autre issue que celle de se démerder toute seule en espérant qu'elle était assez mature et responsable pour choisir correctement. Là, tout de suite, Gloralys en doutait très fortement. Si elle avait toujours été une forte tête avec cette tendance à avoir un caractère bien trempé, elle était aussi la nana qui fonçait tête baissée dans les pires conneries en se maudissant moins d'une seconde plus tard. Gloralys n'était pas née pour avoir une vie tranquille de toute façon, il avait toujours fallu qu'elle bouge, qu'elle foire et essaye de rattraper le coup parce qu'elle n'aimait pas la routine. Elle l'exécrait même et c'était ce qui la poussait à partir dans des délires pour le moins incohérents et qui lui valait des regards réprobateurs de ses parents. Que diraient-ils s'ils savaient que leur fille chérie avait franchi une limite irrécupérable? Ils l'avaient toujours vu mariée à un type dans les finances, bien sous tous rapports, qui lui paieraient des jolis broutilles avant de la faire grimper dans une cadillac pour des week end dans les Hamptons. Ils seraient certainement déçus d'apprendre que ce n'était pas ce genre d'hommes qui intéressaient Gloralys. Elle avait besoin d'action, elle avait besoin qu'on la cherche et qu'on la force à s'interroger sur la personne qu'elle était. Heureusement pour les Wainwright, leur gamine n'était jamais vraiment tombée amoureuse parce qu'il y avait des chances qu'elle aurait choisi un cocaïnomane voire pire. C'était Glora, toujours à vouloir faire enrager son monde, voire même elle même quand elle aurait pu être heureuse tout simplement. On ne pouvait pas être heureuse quand on choisissait l'armée, quand on avait choisi d'être confronté à la mort et la peine au quotidien. Cela n'avait pas changé l'attitude de Gloralys pour autant, elle était toujours aussi remontée à bloc de vivre dans cette institution qu'elle considérait comme la plus belle du monde, mais cela l'avait tout de même fait grandir... En apparence. Oui, seulement en apparence parce que Glora faisait toujours n'importe quoi, que ans neuf mois, elle allait se retrouver mère célibataire, sans emploi à squatter sur le divan de sa frangine. Un avenir peu reluisant l'attendait si elle n'acceptait pas ses faille. Il était trop tard pour revenir en arrière de toutes les façons.

Il n'était pourtant pas trop tard pour se mettre la tête à l'envers et se cramer le gosier avec des substances abominables. Gloralys se saoulait, très adulte de sa part mais que pouvait-elle faire d'autre alors qu'elle se sentait seule au monde? Ce n'était pas les regards de deux pervers qui bavaient sur ses formes qui allaient la faire se sentir mieux, bien au contraire. A l'heure actuelle, Gloralys détestait tout ce qui la rendait femme, si elle avait pu se faire subir une ablation de l'utérus pour se calmer, elle l'aurait certainement fait juste pour faire oublier cette fâcheuse histoire de grossesse spontanée. Au milieu de cette foire, du bruit dans le bar, Gloralys avait retrouvé Chad. On ne pouvait pas dire qu'elle avait pris le temps de le connaître lorsqu'ils étaient à la base. Il était en retrait à l'époque alors qu'elle essayait de se faire voir par tous les moyens. Il avait toujours eu un potentiel précieux en tant que soldat, Glora avait vu comment il était sur le terrain et clairement, il était une perle pour ses collègues. Elle savait peu de choses, Gloralys mais elle était persuadée que ce type là valait bien mieux que ceux qu'il côtoyait. Chad, elle l'avait toujours vu comme l'homme qui n'avait même pas idée qu'il pouvait être séduisant voire même intéressant. Pourtant, Gloralys se doutait que des tas de femmes devaient se retourner sur son passage parce qu'il avait tout du mec mignon sans même le savoir. C'était le charme particulier qu'il avait, cela et son humour décalé. Chad était une vraie perle qu'elle n'aurait jamais pensé retrouver devant un verre de whisky, à discuter comme s'ils s'étaient vus la veille autour d'une mine. La base. "T'es équipé dis moi, tu penses toujours à tout, c'ça?" Gloralys laissa un clin d'oeil s'envoler vers lui avant de perdre ses yeux sur le comptoir, se maudissant d'avoir autant bu, sentant déjà la terre trembler sous ses pieds. "Noble Chad. Héroïque vraiment, tu redeviens un civil et tu t'lances quand même au plus proche de la mort. Tu devrais être un peu plus égoïste, ce serait moins dangereux." Gloralys plaisantait à ce sujet mais il était évident que les gens comme eux avaient besoin d'adrénaline pour survivre. C'était ainsi qu'elle subsistait depuis qu'elle s'était engagée et se retrouver derrière un bureau à trier des papiers, elle ne pourrait jamais vraiment y adhérer alors elle comprenait la décision de Chad de s'engager dans une toute nouvelle sorte de combat. "C'pas ce que la nana dans le coin à gauche pense...Tu ferais un super mois de juin, j't'assure." Gloralys poursuivit du regard ladite femme qui devait surtout se demander ce que ces deux là faisaient avec leurs shots plus qu'autre chose. Allez savoir pourquoi Gloralys avait remarqué que son regard était tourné vers eux, elle n'avait pas l'oeil pour ce genre de choses habituellement mais elle était tout aussi intriguée par la présence de Chad à vrai dire. Elle n'avait même pas idée de tout ce qu'il avait fait pour sauvegarder sa réputation. Non, elle ne savait même pas qu'il avait essayé de refaire le portrait de Chris, qu'il avait vraisemblablement sacrifié une de ses plus fidèles amitiés dans l'armée pour sa poire. Gloralys était aveugle en tous points, c'était le plus triste dans l'histoire, cela et sa manière de se perdre dans un litre de whisky, y couler même à ce stade. "T'as sûrement raison, t'es vachement subtil comme mec, t'es pas comme les autres, c'évident. C'triste, j'louperais certainement quelque chose." Elle n'avait même pas idée non plus même si cela lui faisait mal de s'imaginer que tout ce qu'elle méritait, c'était tous les Chris de la Terre quand il devait y avoir tout un tas de Chad de disponibles quelque part. Pour le moment, elle était surtout vaguement concernée par le foetus qu'elle intoxiquait et ne faisait pas vraiment attention au venin qu'elle crachait alors que Chad méritait toute sa considération. Gloralys était vraiment aveugle quand il s'agissait de faire les bons choix, s'enticher des bonnes personnes, c'en était désolant. Elle fut pourtant désarçonnée quand Chad coupa son geste sur sa joue, Glora le toisa, constatant que ses yeux étaient bien plus bleus que dans ses souvenirs, bien plus beaux surtout. "P'tet pas, j'en sais rien, j'te connais pas Chad. Tout ce que j'sais de toi, c'que t'es l'ami de Chris et j'suis pas certaine que ce soit quelque chose que j'peux admirer chez toi. J'demande qu'à voir mieux." Elle était sincère, toujours, mais elle avait mal Gloralys et déjà elle sentait sa voix trembler sous les appels de ce que Chad pouvait lui dire. Pour une fois, il n'était pas effacé et c'était quelque chose qui la choquait autant que cela pouvait l'envoûter, même si elle voulait surtout se débattre de le sentir l'empêcher d'assurer sa beuverie tranquillement. "J'en veux pas de ton verre, comme de ta charité." Et Gloralys mentait en s'éclipsant. Elle avait besoin de tout ce que Chad pouvait lui donner parce qu'il l'avait troublé et qu'en l'espace de quelques paroles, il avait bousillé toutes ses convictions. Il n'y avait que comme cela qu'on pouvait réveiller le sacré soldat Wainwright. Dehors, à frissonner sans savoir si c'était de froid ou de colère, Gloralys tentait de respirer, elle en état incapable, tout comme elle gardait les yeux rivés à terre en sentant le parfum de Chad s'approcher d'elle. Elle n'avait pas la force de le regarder, encore moins d'apprécier ses paroles alors qu'il posait sa veste sur ses épaules pour calmer ses tremblements. Pour la première fois depuis des semaines, Gloralys réalisait qu'elle avait besoin de contacts humains et sentir les bras de Chad autour d'elle la faisaient se sentir en sécurité comme jamais elle ne l'avait senti auparavant. "J'me noie pas, j'coule, c'différent." Et elle releva des yeux embués vers Chad. Encore ses reflets bleutés qui la toisaient avec une émotion qu'elle ne comprenait pas vraiment. Elle ne devait pas mériter qu'il soit là, vraiment pas, à essayer de lui dire que tout irait bien, qu'elle avait juste à faire un choix... Un choix, cela avait l'air si simple sur le papier. "C'pas un mauvais choix que j'ai fait, c'l'apocalypse... Il s'est contenté de me dire que j'étais une traînée. Qui fait ça alors qu'y a un enfant en jeu?" Ce genre de mots n'étaient pas censés l'atteindre et pourtant, c'était le cas et c'était à Chad qu'elle avait décidé de le montrer. "J'la connais la solution... J'dois m'en débarrasser, j'y arriverais jamais toute seule. J'peux pas m'faire virer de l'armée, j'peux pas tout perdre pour ça. J'peux pas..." Elle était bien incapable d'ajouter quelque chose de plus alors qu'une nuée de larmes montait. Inconsciemment, elle passa les bras autour du cou de Chad et se jeta dans ses bras, sans chercher à comprendre pourquoi ni comment. Elle se rattachait à lui comme elle s'était attachée à son regard si envoûtant. "T'es pas comme lui, Chad, j'suis désolée si je l'ai laissé entendre... Tu peux pas être comme lui." Non, il ne l'était pas parce qu'elle se perdait dans ses bras et qu'elle était bien incapable de le faire avec Chris, ou avec n'importe qui d'autre quand on connaissait Gloralys.
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Chad Langles
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Dim 31 Jan - 18:26

Gloralys & Chad
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Il avait beau avoir lutté pendant des années, à essayer de s’améliorer de toutes les manières possibles, Chad n’en restait pas moins un maladroit. C’était pas tellement qu’il cassait la vaisselle dès qu’il y posait les mains, comme pour aider sa mère à faire du rangement - fait assez rare pour être évoque -, ni même qu’il lui arrivait de faire péter une vitrine d’un bijoutier quand il se promenait dans une boutique; il cassait pas les objets, il abimait seulement les gens. C’était pas forcément volontaire et son frère et sa soeur avaient bien essayé de l’aider, avec ses travers, quand ils étaient gamins et qu’on finissait fatalement par se méprendre de ses agissements, mais c’était un fait; Chad était assez peu délicat avec les gens, comme les choses, au point de les ébrécher. Ça expliquait sans doute le fait qu’il ne soit pas foutu de garder une seule copine, pour le plus grand malheur de ses parents qui avaient tiré un trait sur un potentiel héritier de la part de Valentin, préférant couver Thaïs plutôt que de l’imaginer sexuellement active - alors que Chad avait des preuves que sa cadette avait passé le cap, même s’il préférait oublier -. Il avait été quelque peu l’espoir de son père d’un jour rêver d’être grand-père, surtout quand il avait fréquenté la même fille de la fin du lycée jusqu’à son entré dans l’armée et qu’elle l’avait largué parce qu’il lui avait clairement dis de ne pas l’attendre. Parce qu’elle avait mal compris ses propos. Que Chad s’exprimait mal, agissait étrangement et qu’on vivait dans un monde où c’était la pudeur, la conformité et l’égoïsme qui primaient. Sa maladresse était donc presque maladive et elle lui avait valu bien des situations desquelles il ignorait encore la manière dont il s’en était sorti indemne, pourtant tout partait toujours d’un bon sentiment; il n’avait juste pas la capacité nécessaire pour réfréner ses propos, ou les répéter quinze fois dans sa tête avant de les sortir, crus et souvent sortis de leur contexte. Il était la bonne poire, la pauvre quiche incapable de se montrer surement aussi assuré et confiant que l’était Chris, ou tout autre militaire qui avait pu croiser sa route. Même ses camarades du feu avaient plus de talent que lui dans les échanges sociaux basiques, alors que Chad finissait toujours par lamentablement s’effondrer sur le tas de merdes qui s’amoncelaient sous ses pieds, à force de la ramener, de foutre son nez où il valait mieux pas qu’il traîne. C’était pas de sa faute, il cherchait pas forcément à se retrouver au milieu des histoires qui le regardaient pas, pas même de loin, mais même en essayant de prendre un autre chemin, il terminait sa course pile au milieu d’un conflit qui le dépassait.
Pourtant ça lui avait semblé un petit peu plus différent concernant Gloralys, même s’il n’avait pas été vraiment capable d’expliquer pourquoi ni à Chris ni à l’infirmier qui s’était occupé de le recoudre après son passage à tabac. C’est la testostérone qui vous rend barge ? Et il aurait bien aimé lui dire que oui, croyez bien qu’il aurait adoré, mais les mots de son ami, parce que malgré la raclée qu’il lui avait mis, Chad ne pouvait s’empêcher de continuer à considérer Chris comme un bon camarade, parce qu’il pouvait tout simplement pas cracher sur tout ce qu’ils avaient vécu à cause d’une histoire pareille. Et pourtant.. Pourtant il avait surement marqué un point et, depuis que la révélation l’avait frappé en pleine gueule, autant physiquement que de manière métaphorique, Chad s’évertuait à passer l’éponge, à passer au-dessus à faire le deuil de ce qu’il avait pas pu avoir. De ce qui lui était passé à côté parce que sa maladresse maladive prise en compte, il s’était persuadé que ça valait mieux ainsi, que ça lui évitait une situation un peu plus gênante que celle d’avoir l’oeil aussi gonflé que la bosse de Quasimodo. La vérité était pourtant là; il avait craqué sur Gloralys. Ça c’était pas fait comme ça, il était pas assez con pour croire à ces conneries de « love at first sight », mais plutôt au détour de trois mots échangés, basiques, sans intérêts et dont il ne parvenait pas à se souvenir ce qui, au final, revenait sans doute à la même chose que de dire qu'il avait eu un coup de foudre. C'était peut être parce qu'il l'avait entendu rire, qu'il s'était dis que c'était agréable un rire pareil dans un univers aussi difficile, mais ça lui était passé. Ça lui passait toujours, parce que Chad ne se prenait jamais vraiment la tête sur ces questions là, qu'il s'estimait trop plein de bêtises pour s'embourber dans la merde. Une de plus. Peut être que ça l'avait aidé, qu'elle se tape Chris.. Ça l'avait peut être soigné, en parti.

Une partie seulement, parce qu'en la voyant là, seule, accoudée au comptoir, Chad ne pouvait nier qu'il s'était glissé à ses côtés pour autre chose que pour saluer une vieille amie. Ce qu'elle n'était pas vraiment. Tout comme elle n'avait jamais été complètement une camarade, parce qu'ils ne se battaient pas vraiment sur les mêmes terrains, n'avaient pas les mêmes rôles. Au fond, elle n'avait jamais été vraiment quelque chose de défini, ni de définitif apparemment. Il avait juste voulu tester sa capacité à endurer les choses, vérifier si c'était toujours là et la réponse que lui apportait cette rencontre surprise ne l'aidait pas vraiment à déterminer s'il devait se réjouir ou en souffrir. Son sourire, toujours si peu illuminé, il baissa un peu la tête en haussant les épaules, sans trop savoir comment réagir, quoi dire. Certes il était toujours équipé, prêt à n'importe quelle situation, par la force de l'habitue et les entraînements subis, mais ça s'arrêtait là. Il pouvait s’élancer dans le combat sans peur, ou en réussissant à la contenir, mais dans la vie c’était clairement autre chose. Des ruines minées, un bâtiment en feu, quelqu’un en détresse, tout ça c’était autant de situation qu’il pouvait gérer parce que, malheureusement, ça faisait parti de ce qu’il avait toujours connu, mais pour ce qui était de se prendre en main ou de faire preuve d’un peu plus de courage dans ses choix intimes.. Fallait repasser. Chad trainait les pieds et il laissait toujours la situation se régler d’elle-même, de manière plutôt moche pour lui, en règle générale. Sur ça, il était peut être pas si différent de Gloralys et, quelque part, ça le rassurait. « J’suis pas sûr que ça soit moins dangereux, pour moi, d’être plus égoïste.. J’ai déjà essayé, crois moi et je sais pas si je réitèrerai l’expérience. » Il agita les doigts de sa main endoloris, un regard en coin sur la salle et les deux pervers qui essayaient de regarder la jeune femme de manière un peu plus discrète, sauf que ça ne marchait pas vraiment. Son regard finit indéniablement par se poser sur la fille en question, l’obligeant à tourner un peu plus la tête, manquant clairement de subtilité. Comme pour se donner contenance, il étouffa un rire et secoua la tête, faussement dépité, parce que malgré tout ça le dérangeait un peu de l’avoir repéré maintenant que Gloralys la lui avait révélé. Maladroit et subtile. Ses seconds prénoms, il devrait penser à jeter un oeil à son extrait de naissance, des fois que ça ne soit pas réellement ça. Ce fut comme se prendre une baffe, encore une, mais il se contenta de faire la moue en fermant les yeux, histoire de reprendre un peu de courage et de bonne volonté. Elle le mettait à rude épreuve et il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir la sensation, désagréable en plus, qu’elle lui faisait passer une espèce d’épreuve d’où il partait perdant à cause de ses fréquentations. « Faut dire qu’avec Chris à côté, c’est un peu dur d’exister. » Sans savoir s’il critiquait ou s’il établissait seulement un fait, Chad se contenta de sourire à moitié. Le lien entre les deux hommes s’estompaient de jour en jour, parce que même après la bagarre qu’ils avaient eu, ils avaient encore un peu échangé des messages quand Chad était définitivement rentré, parce qu’il était quelqu’un pour lui.. Malgré ses travers et leurs caractères très différents, trop pour que leur amitié ne tienne vraiment ou qu’elle puisse être réellement qualifié comme telle, sans lui dans son périmètre de sécurité, Chad n’aurait certainement pas tenu aussi longtemps à l’armée.. Au milieu de tous ces mecs qui le dépassaient largement par leur force, quand il favorisait sa cervelle; ce qui lui avait valu un nombre incalculable de réflexions qu’il aurait mieux fait de noter, parce qu’il les oubliait un peu. « Ma charité ?! » Elle ne l’avait pas laissé finir, le plantant là, comme un idiot, l’obligeant à lui courir après quoi qu’en réalité, on n’avait pas vraiment besoin de forcer Chad pour qu’il fasse quelque chose et il était bien trop dévoué pour laisser une personne, comme elle ou surtout elle, dans cet état et seule.

« Fais la planche, au moins tu flotteras.. » Il s’était surement jamais senti aussi con qu’en sortant ça, mais c’était écris sur sa tronche qu’il n’était vraiment pas doué. Jusqu’à maintenant personne n’avait jamais vraiment compté sur lui; en mission c’était autre chose, ils étaient plusieurs alors Chad pouvait facilement se noyer dans la masse pour n’être qu’un petit élément d’un tout. Mais là. Là ils n’étaient que deux et il apparaissait clair que Chad était le plus stable des deux, le plus capable de ramener l’autre sur le rivage. « Je sais pas quoi te répondre.. Ça m’étonne pas plus que ça venant de lui, mais avant que ça arrive je savais pas qu’on pouvait réagir comme ça.. » Et malgré lui son étreinte s’était un peu resserrée, principalement pour essayer de contenir les nerfs qu’elle venait de lui mettre en boule. Traînée. Mais quel enfoiré, vraiment. Il hallucinait autant des propos de Chris que de Gloralys.. Il s’était attendu à ce qu’elle le repousse et le dévisage durement, peut être même à se prendre une baffe, mais pas à ce qu’elle reste là, dans ses bras, comme s’il avait le pouvoir d’effacer ses malheurs, de prendre sur lui le poids de son fardeau. Il se sentait utile. Un roc. Et il sentait le corps de Gloralys contre le sien et il se mordit la lèvre; Chris avait touché juste et Chad se blousait comme un con. C’était pas juste de l’attachement pour elle, c’était clair et il se sentait encore plus stupide; être attiré par une fille qui l’avait jamais vraiment vu, qu’il avait jamais vraiment regardé plus que ça, qu’il avait pas appris à connaître réellement, qui portait l’enfant d’un ami qui lui voulait toujours du mal .. Sa maladresse allait sans doute de pair avec sa capacité à se perdre dans ses situations extravagantes, mais il n’aurait pas vraiment bougé pour rien au monde; parce qu’il se sentait bon à quelque chose en l’enlaçant et que c’était le meilleur sentiment de la journée, sans doute même du mois.. « Je sais que c’est bizarre, j’suis un peu la dernière personne à laquelle tu t’attendais mais.. Tu sais.. Si t’as besoin de quelqu’un, d’aide.. Je suis là, moi. Et dans cet appui il envoyait son poing dans la gueule de Chris, parce que c’était à son tour d’avoir la fille. Enfin.. Ce qu’il en restait. On va te remettre en selle et tu vas repartir et prouver à cet enfoiré et les autres enfoirés du corps militaire que tu vaux mieux qu’eux, que tu appartiens à la troupe. » C’était un peu sa revanche à lui aussi, parce que si sa place à elle avait été remise en question pour le simple fait d’être une femme, celle de Chad avait aussi été sujette aux doutes parce qu’il n’était pas vraiment le meilleur au combat - il se débrouillait mieux aux tirs à distance et aux tactiques.. Quant on cherchait des boulets de canons. « C’est pas grave. Tu peux pas savoir si j’suis différent, j’peux bien te le dire que je suis pas comme lui, je comprendrais que tu me crois pas. Desserrant son étreinte, sourire aux lèvres, il remonta le col de sa veste sur les épaules de Gloralys. On va choper froid avec tes bêtises.. » Et ses mains sur le col, près du cou de Gloralys, il laissa traîner son regard dans le sien, essayant de se montrer rassurant, même si c’était un peu à autre chose qu’il songeait..
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Gloralys Wainwright
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Dim 31 Jan - 21:38

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

Elle aurait mieux fait de ne jamais rentrer à la maison, faire demi tour pour retourner à la base et ne plus jamais poser le pied sur ce fichu continent. Rien de bon ne lui arrivait dans sa ville natale, heureusement qu'il lui restait sa famille parce qu'en dehors de cela, Gloralys était bien seule. Mais était-elle mieux là bas? Dernièrement, c'était plus que compromis comme réalité. Gloralys se doutait que si jamais elle était amenée à retourner de l'autre côté de la planète pour une mission quelconque, elle ne retrouverait jamais sa place légitime. Elle était une femme dans une vie dominée par les hommes et son corps l'avait trahie, une fois certes mais c'était la fois de trop déjà. Que dirait son commandant? Que dirait les camarades? Eux aussi, ils la traiteraient de traînée parce que fatalement, une femme qui avait des désirs sexuels en était une. C'était le langage de l'armée, ce n'était pas forcément joli à voir ou à entendre mais il fallait s'y faire parce que le système était tellement archaïque que ce n'était pas en gueulant contre les préjugés mis en place que les choses changeaient pour autant. Glora l'avait compris depuis bien longtemps, depuis la fois où on lui avait demandé si c'était des vrais seins ou juste une blague pour déranger les copains. C'était vrai qu'elle n'avait que cela à faire, être un déguisement dans l'armée parce que c'était inimaginable que quelqu'un du sexe opposé ait un talent dans l'armée. Pourtant, Gloralys était un atout considérable pour son unité. Elle avait beau être bruyante lorsqu'elle était dans les bars ou dans les soirées du régiment mais sur le terrain, c'était une toute autre personne. Cela se voyait qu'elle aimait cela, prendre des risques, voir la mort en face, voire se la prendre en pleine face de temps en temps. Son avantage, c'était sa manière de parler aux civils, elle avait un don Gloralys et elle parlait déjà plusieurs langues, qu'elle avait appris dans le vif pare que là bas, c'était vivre ou crever mais il n'y avait pas d'entre deux. Elle était agile, très sportive même si on ne l'aurait pas deviné quand on la voyait en civile. L'art du camouflage, c'était tout ce qu'elle avait développé en cinq ans et comme elle avait le teint qui hâlait très vite, elle avait déjà dû faire des missions sous couverture qu'elle avait toujours réussi avec brio. Il devait certainement y avoir une mise à prix sur sa tête quelque part parce qu'ils en avaient réussi des opérations grâce à sa gueule d'ange et ses manières trop bourrues parfois. Mais les adversaires ne pouvaient pas imaginer que les femmes pouvaient être de la partie alors cela lui rendait la tâche facile à Gloralys, il suffisait qu'elle y mette un peu du sien et son amour du métier suffisait pour qu'elle le fasse sans rechigner. Elle était tombée bien bas en bout de course parce que maintenant, c'était fini pour elle. Gloralys n'était pas un des excellents éléments de l'unité, elle était une femme et cela, c'était une faute professionnelle impardonnable pour les bonhommes qui avaient lancé des blagues sexistes dès qu'elle leur passait devant pendant cinq ans. C'était douloureux comme fin, Gloralys ne le réalisait pas encore totalement mais quelque part, elle savait que plus rien ne serait comme avant si elle osait y retourner. Alors où était la solution finalement? Devait-elle accoucher de cet enfant ou continuer sa vie autrement? Si seulement elle avait la maturité nécessaire pour prendre une décision aussi tranchée que celle là. Gloralys avait toujours eu besoin d'autrui pour les choses importantes, et si habituellement, elle accourait sur le divan de sa soeur, les mains tremblantes, ce n'était pas quelque chose qu'elle allait choisir pour le moment. Non, elle avait besoin de réfléchir seule, de porter son attention sur ce qu'elle souhaitait réellement et mettre de côté toute la rancoeur qu'elle avait accumulée au cours des dernières semaines. Ce n'était pas chose évidente parce qu'elle s'en voulait d'avoir fait preuve d'autant de faiblesse pour si peu de résultats mais c'était fait, ce n'était plus à faire cela dit.

Et elle en était à se dire que cela lui apprendrait à ne pas réfléchir, à toujours jouer la carte de l'adolescente qu'elle devait encore être quelque part au fond d'elle. C'était peut être cela le souci, Gloralys avait grandi trop vite, elle s'était engagée dès qu'elle avait pu sans penser à tout ce qu'elle laissait de côté, tout ce pan de vie qu'elle n'aurait jamais l'occasion de vivre parce qu'elle effaçait tout pour quelque chose de plus grand qu'elle. Cela faisait des années que Gloralys n'avait pas eu d'existence propre, elle allait à la base, faisait la guerre, repartait chez elle quand on l'invitait à prendre du repos et le cercle continuait jusqu'à l'épuisement total. Cinq ans qu'elle ne contrôlait rien, qu'elle n'avait aucune vie sociale en dehors des blagues pourries des gars de la base. Cinq ans qu'elle se perdait dans une vie où elle n'était ni une femme ni même un être humain, mais juste un soldat, un nom sur une veste et un numéro sur un casier de l'armée. C'était glorieux, vraiment mais était-ce suffisant pour quelqu'un d'aussi vif que Glora? Sa petite incartade avec ce salaud de Chris lui prouvait le contraire alors, elle pensait de plus en plus à recommencer, différemment cette fois. Peut être que terminer en civile, c'était ce qu'il fallait, peut être que tout reprendre de zéro, oublier cette vie très compliquée méritait toute son attention. Gloralys n'en savait rien. Pour le moment, tout ce qui perçait ses neurones, c'était sa peur de devenir une mère célibataire, sans aucun salaire, personne pour l'aider voire même à la rue. Au moins, elle avait la notion d'urgence bien en tête, elle n'était pas aussi attardée qu'elle aurait pu le penser, bon départ. Elle essayait de s'attacher à l'instant présent, rester connectée mais avec l'alcool qui circulait dans son sang et les paroles de Chad, Gloralys n'avait pas les réponses au bout des lèvres. Elle avait conscience qu'elle lui avait fait mal avec ses mots, qu'elle était injuste de le comparer à un salaud comme Chris quand tout ce qu'il lui avait montré jusqu'ici, c'était de la gentillesse et une patience sans égale.

Exister avec Chris dans les parages, oui, c'était cela le problème majeur et Glora ne put que hocher la tête parce que rien d'autre ne semblait avoir d'importance que ce simple fait. Personne ne pouvait exister quand Chris se créait un monde et finalement, les deux piliers de bar du moment en étaient les victimes, c'était ce qu'il y avait de plus triste dans l'histoire. si seulement Gloralys pouvait reprendre l'histoire au début, ne jamais se fier à Chris plus de deux minutes d'affilée, elle aurait dû se tourner vers Chad. Elle l'avait toujours su, c'était ce qui la rendait la plus amère. Elle faisait toujours les mauvais choix quand les bons étaient juste sous son nez, c'en était exaspérant mais Glora n'était pas elle même si elle ne choisissait pas la mauvaise route à un moment donné. Et elle n'avait que ses yeux pour pleurer après coup, comme maintenant. Heureusement que Chad n'avait pas abandonné la partie, il aurait certainement dû, Gloralys ne lui en aurait pas voulu d'avoir décroché de son cas ô combien désespéré. Mais non, il était là, à essayer de trouver les mots qui changeraient tout, à sécher les larmes de Glora avec la force de quelques phrases qui pouvaient sembler maladroites et Gloralys n'avait jamais rien connu de meilleur. Chad était meilleur qu'elle, c'était la réalité et là où elle aurait dû lui dire, elle sen trouvait bien incapable, tout ce qu'elle pouvait faire, c'était se nourrir de sa force, se perdre dans ses bras comme s'il était le guide et la solution. Certainement pas mais au moins, se bercer de cette illusion là, c'était accepter qu'il fasse partie de sa vie, ce que Gloralys avait toujours paru refuser jusque là. "Plus rien ne devrait être choquant venant de Chris, voire de l'armée en général. Quand on est une femme au milieu de tout ça, j't'assure qu'y a pas de remerciements... J'pourrais jamais y retrouver ma place, c'sûrement fini." Gloralys n'était que peu dupe sur le sujet, elle savait bien qu'elle avait beaucoup perdu avec cette erreur de débutante. C'était la vie et elle n'y avait pas grand chose qu'elle pouvait faire à part avancer, même si pour le moment, c'était douloureux et qu'elle n'avait que le regard de Chad auquel s'accrocher. "Pourquoi tu veux m'aider Chad? Pourquoi pas prendre le parti de ce type que t'as toujours connu, ton pote d'armée?" Et c'était une question qu'elle se posait réellement. Gloralys avait conscience que la fraternité était une notion au coeur de l'armée et choisir son ami au lieu de la fille avec qui il avait fauté, c'était dans la logique des choses, alors pourquoi Chad agissait-il différemment? Gloralys tentait de lire au fond de ses yeux mais aucune réponse logique n'apparaissait. Il était là, envers et contre tout et elle était bien trop aveugle pour réaliser qu'un homme comme lui pouvait vouloir quelqu'un comme elle, non, cela dépassait tout entendement. "J'sais pas si c'ce que j'veux, j'veux surtout trouver ma place quelque part, ou avec quelqu'un." Gloralys ne s'imaginait pas qu'une maison pouvait être autre chose qu'un dortoir miteux au milieu de nulle part. Elle ne savait rien de la vie, rien de l'amour, tout ce qu'elle voyait, c'était la douceur de Chad alors qu'il se détachait d'elle pour remonter le col de sa veste sur ses épaules. Pourquoi la regardait-il de la sorte? Pourquoi frissonnait-elle exactement? Gloralys ne devait pas comprendre grand chose mais à vrai dire, c'était sa situation qui le voulait autant que son corps qui se rebellait, purement et simplement. "Huhum, si, si, Chad est un héros, Chris un zéro. C'bien comme appellation, tu devrais mettre ça sur ton nouvel uniforme." Elle força un sourire avant de venir sécher ses larmes d'un revers de main, portant son regard de nouveau dans celui de Chad. Ses yeux, ses fichus yeux et ce sourire, mon dieu ce sourire, c'était comme si elle découvrait tout cela maintenant et c'était une sensation plus qu'étrange. "P'tet que si j'chope la grippe, le foetus va avorter tout seul et oups, problème réglé. Non, vraiment pas?" Elle retrouvait un tant soit peu son humour parce qu'elle était angoissée tout d'un coup. Gloralys se mordilla la lèvre inférieure ensuite, posant ses mains sur la veste pour la resserrer encore plus autour d'elle, comme pour se protéger du monde extérieur, juste rester dans sa bulle avec Chad. "Est ce que... T'envisagerais de venir au rendez-vous avec moi? J'vais m'dégonfler sinon. Et j'fais la dure comme ça, mais j'suis pas capable d'le faire seule... J'suis capable de rien toute seule, sauf de boire du whisky et m'emporter contre tous les beaux mecs qui s'intéressent un peu à moi, c'presque pathétique, j'te jure." Glora n'avait aucune idée de ce qu'elle disait mais le regard de Chad ne l'aidait pas à gérer le moment avec décontraction non plus. Elle baissa les yeux alors parce qu'elle allait rougir, c'était quand même gênant ce qu'elle lui avait demandé, voire même imploré mais il était son dernier espoir. Et à cet instant là, elle savait que Chad Langles allait faire partie de sa vie comme personne d'autre auparavant, juste quand elle leva des yeux encore embués vers les siens. C'était juste écrit, quelque part.
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Chad Langles
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MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Mar 2 Fév - 23:12

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

Il allait bien. C’était la seule chose tangible à laquelle Chad s’était raccroché en remettant les pieds au bercail, à retrouver sa famille aimante, plus ou moins unie, prête à lui faire une leçon sur sa vie, qu’il avait laissé passer pour aller la risquer dans un désert dans un pays qu’ils connaissaient pas et qui, par extension, ne les intéressait que peu.. Seulement parce qu’un de leur enfant s’y trouvait. Il en tenait rigueur à personne, c’était l’essence même de l’Homme de ne s’intéresser à quelque chose, ou quelqu’un, à la seconde où cette source de nouveauté entrait en conflit avec un petit univers bien ficelé et routinier. Avant qu’il ne parte, sa mère n’avait sans doute aucune idée du plat typique de l’Afrique du Sud, ou du taux élevé de risques de choper une maladie mortelle en se faisant piquer par un moustique. C’était pas juste une idée, Chad avait trouvé l’historique de recherches internet de sa mère, après son retour et il avait pu constater avec un effroi certain qu’il avait autant de chance de mourir en se cognant à un rhinocéros qu’en se faisant péter sur une mine. Les joies de la probabilité et de l’hypocondrie maternelle. Mais il allait bien. Il était rentré sans aucun problème, ce qui n’avait probablement pas manqué de décevoir sa mère qui s’était préparée à tout pour le soutenir émotionnellement; à commencer par lui foutre des séances de psy aux fesses. C’était désolant, mais il savait bien que ça aurait été assorti à sa panoplie d’actrice, de pouvoir jouer les mères éplorées incapables de calmer les crises d’angoisses d’un fils traumatisé par la guerre. La vérité c’était que Chad avait effectivement vu des choses qu’il n’oublierait pas, mais il avait le cran de pouvoir dire tout haut qu’il avait eu peur, qu’il craignait encore parfois pour sa vie en entendant un pot d’échappement pétarader, mais du reste, il allait bien. Sa vie n’en était pas plus foutue en l’air, il ne buvait pas à outrance, il avait même jamais bu avant d’apprendre à sortir en compagnie d’hommes et de femmes qui partageaient désormais son quotidien et il ne se retrouvait pas à fréquenter n’importe qui dans l’unique espoir de combler un vide. Il allait bien. Et c’était peut être pour cette raison que son psy refusait d’abandonner les séances et de le laisser à nouveau déambuler dans la vie sans un filet de sécurité, de peur de le voir craquer d’un coup, sans prévenir personne mais si l’un comme l’autre sentait bien que ça n’arriverait probablement pas.. Parce qu’il se sentait bien, en-dehors de ce besoin pathologique de risquer sa vie pour celle des autres. Dans tous les sens du terme. Après tout ce qu’il avait vécu, on s’était attendu à ce qu’il trouve un job calme, reposant, peut être pas au point de finir derrière un bureau, mais quelque chose qui l’aurait obligé à prendre sur lui et profiter d’être en vie sans risquer de tout autre en l’air à cause du hasard. Le syndrome du sauveur, c’était ce que le psy avait décidé de lui coller en titre, sur son dossier personnel, comme si Chad devait comprendre ce que ça signifiait. C’était juste des mots et il avait rit, parce qu’à ses yeux il n’avait aucun problème, aucun besoin maladif de s’auto-détruire, mais c’était apparemment pas l’avis de son médecin qui le lui répétait une fois par semaine, tous les vendredis. On se trompait sur son compte; c’était par altruisme et, sans doute, une très bonne éducation tournée vers l’ouverture d’esprit et la générosité, que Chad donnait de son temps aux autres et, jusqu’ici, il n’avait eu aucun souci. Ça l’aidait à se sentir utile, à accomplir quelque chose qui ne nécessitait pas d’avoir une arme ou d’entrer dans un bâtiment en feu parce que pour ça, il était payé alors que pour le reste. Il était comme ça, Chad, toujours prêt à tendre la main et même si on avait failli la lui bouffer plusieurs fois, comme c’était le cas avec Chris, il n’en démordait pas; il avait encore foi en l’humanité, simplement parce qu’il avait été témoin d’autant de misère que de beauté et que ça, ça lui donnait le courage de croire qu’il pouvait encore y avoir du bon. C’était risqué, d’accord et il menaçait de finir par se laisser bouffer par ses bonnes actions, de tomber un jour sur quelqu’un qui le viderait de toute la tendresse et la compassion qu’il pouvait donner… Parce qu’il demandait rien en retour, jamais et qu’il était pas inépuisable..

Malgré tout il pouvait pas s’en empêcher et il le démontrait une nouvelle fois, alors que Gloralys affichait de sérieux signes de détresse qu’il aurait été bien dégueulasse d’ignorer. Parce que c’était elle et qu’il avait rongé son frein pendant trop longtemps pour ne pas profiter de l’occasion et la saisir; pas pour régler une affaire vieille de quelques années, mais parce que s’il ne s’élançait pas à sa rescousse sur son cheval blanc, qui le ferait ? Pas Chris, c’était certain, quand bien même il était la source même du problème. Il souriait mais le coeur n’y était pas, parce qu’il comprenait mal la situation, de manière générale. C’était pas forcément dans l’armée tout entière que le problème se trouvait, mais plutôt dans leur bataillon, parce qu’il avait connu des femmes qui s’en étaient bien tirées, plus ou moins.. De toute façon le constat devenait lourd; on s’intéressait de moins en moins à ces gens partis sacrifiés leur vie pour un pays, parce que l’héroïsme n’était plus bon qu’à regarder sur grand écran plutôt que par la fenêtre. On avait plus de compassion pour un acteur rompant avec la femme de sa vie, que pour des soldats qui se faisaient exploser le cul par des dangers de catégorie mondiale. On pouvait pas leur en vouloir, ça se passait pas sous leur fenêtre, mais les faits étaient les mêmes; moins de compassion donc moins de services et quand ils rentraient de l’enfer, hommes comme femmes, ils se retrouvaient face à des murs, à du rien. Parce que personne voulait les aider ni à se réinsérer - quant on faisait des pieds et des mains pour des ex-détenus - ni à repartir. Le cas de Gloralys était différent, mais quelque part, ça rejoignait ces centaines de mêmes cas qui restaient sur le bord d’un bureau.. Ou qui finissait par servir de ragots de couloirs, ou de tentes. Dans leur unité, Chad n’avait aucun réel espoir et il s’étonnait même que la rumeur ne se soit pas plus répandue que ça; sans doute qu’on préférait colporter des potins sans fondements plutôt que de s’intéresser aux histoires bien réelles qui se passaient sous leur nez.
Ça le rendait un peu malade, parce que si ça venait clairement à faire le tour du régiment, il n’y avait aucun doute sur qui des deux porterait le blâme; Gloralys. Parce que chez les soldats, on était comme à l’église, c’était les femmes qui portaient les maux de tout, de tous. Elles étaient la tentation même, puisqu’il était plus facile de reporter la faute sur les autres plutôt que de la garder sagement dans son pantalon. Alors s’il avait été à sa place, Chad aurait abandonné, sans doute, l’idée de repartir, mais c’était ce qui faisait de Gloralys ce qu’elle était: une femme forte par sa volonté et sa détermination, quand bien même elle semblait un peu ébréchée.

« Parce que t’es un membre à part entière de l’armée, à mes yeux. Que par extension t’es mon frère.. Enfin ma soeur, d’arme. C’est pas parce que t’es une femme que je dois te voir autrement, je considère qu’on était dans la même galère, t’as autant le droit à mon aide et mon temps que n’importe lequel des types avec qui j’ai risqué ma peau. » Sa sincérité était surement touchante, mais elle restait ce qu’elle était; une confession, un aveu franc de ce qu’elle était à ses yeux. Aussi importante que les autres. C’était une femme, il s’en rendait bien compte aujourd’hui même si ça ne lui avait pas échappé avant, mais elle était aussi un soldat, comme lui et à ce titre.. A ce titre, Chad ne pouvait pas l’abandonner. Ça et aussi le fait que c’était elle, tout simplement. Et qu’il était lui. « Ah ça.. Trouver sa place reste surement le truc le plus compliqué à faire.. Je sais pas si on y arrive vraiment un jour.. » C’était pas franchement rassurant, loin du conseil plein de bon sang qu’elle devait attendre, mais au moins c’était là; peu importe, elle n’était pas la seule à être perdue et c’était ce qu’il essayait de lui faire comprendre par sa maladresse verbale. Autant que son attitude tout aussi étrange, parce que si d’un point de vue extérieur ils ressemblaient à un couple ou, tout au plus, à deux vieux amis rattrapant le temps perdu, au fond c’était autre chose; deux semi-inconnus qui avaient partagé la même galère sans vraiment prendre le temps de se connaître vraiment. Alors pour deux étrangers se retrouvant au même endroit, que Chad se comporte avec elle comme s’il s’agissait d’une personne importante à sa vie, c’était un peu dérisoire, presque fou. Pour ne pas y penser, il remonta le col de la veste, concentré sur ce geste comme si sa vie, ou sa santé mentale, en dépendait. « Comme épitaphe ça sonnerait bien aussi. » Plaisanter sur les choses graves, ultime méthode de défense pour se détacher du reste et du fait qu’il regardait Gloralys depuis de trop longues minutes pour que cela ne passe inaperçu. « Je suis pas trop sûr que ça fonctionne comme ça, mais j’suis pas certain que ça vaille le coup pour les piques de température, les nausées et les courbatures.. » Il sourit et se figea un peu, les mains toujours sur le col à la dévisager comme si elle venait presque de lui demander un rein. Pas qu’il aurait du non, mais la surprise le laissait un peu pantois. « Je … euh.. Il se recula un peu, une main dans la poche pour la réchauffer et l’autre sur le sommet de son crâne à se gratter la tête. Je crois que finalement, c’est moi qui vais avoir besoin de boire du whisky .. Il finit par se calmer, en la regardant, parce qu’elle s’accrochait à lui comme à une bouée et que Chad.. se sentait presque entier. Je vais te donner mon numéro alors, que je sache où et quand, s’il faut je viendrai en camion de pompier, tu verras c’est cool quand les sirènes hurlent. Des deux, c’était lui qui paraissait pathétique pour l’instant. Il se ressaisit et reprit un air aussi sérieux que possible. Enfin je sais que c’pas grand chose, mais tout ça pour dire que.. même si ça parait bizarre étant donné la situation mais.. Tu es là, je suis là.. Alors évidemment, bien sûr.. Si t’as besoin de quelqu’un pour te remonter le moral en te balançant des horreurs sur Chris, ou t’épauler.. Compte sur moi. » Il pouvait déjà entendre son psy lui répétait ce que son cas lui rappelait.. mais il s’en foutait parce que Gloralys le regardait et qu’il se sentit obligé de passer ses pouces sur ses pommettes pour effacer les larmes naissantes. « Bon allez.. Sérieusement, t’as ma veste et si je supporte bien la chaleur, le froid de la nuit je gère pas bien.. Crois moi tu veux pas me voir enrhumé, c’est dégueulasse, avec mes yeux bouffis et mon nez qui coule.. C’pas ma meilleure allure. »
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I picture you in the sun.

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Gloralys Wainwright
has too much feels it hurts


▬ look like : Dora Madison Burge
▬ talks : 11
▬ job : Soldat en permission.
▬ love life : Mystérieusement bordélique.
▬ quote :

You & me, just wait and see.



▬ alias : Perciflet


MessageSujet: Re: [Gloralys] I like to see you Mer 6 Juil - 17:23

Gloralys & Chad
I like to see you, but then again that doesn't mean you mean that much to me

Devenir mère n'avait jamais été dans ses plans mais à dire vrai, Gloralys n'avait jamais franchement fait de plans. Elle avait toujours eu l'habitude de se laisser porter par le vent en espérant qu'on l'amènerait dans un endroit agréable. Sur ce coup là, on l'avait flouer sur la marchandise vu qu'elle était en cloque, bientôt sans emploi et incertaine quant à son avenir. Gloralys avait toujours été dans l'armée, elle avait vécu pour cela depuis sa majorité et c'était très certainement idiot de sa part d'avoir eu des ambitions dans une institution qui refusait aux femmes les meilleures places mais elle avait toujours vu tout cela comme un défi. Et ces dernières années, elle avait relevé le moindre défi qu'on mettait à sa portée. Quand ses idiots de camarade de section faisaient un jeu alcoolique, elle voulait le gagner et le pire, c'était qu'elle le faisait dans la plupart des cas parce qu'elle était plus maline que les autres et qu'elle connaissait suffisamment ses aptitudes pour ne pas déroger à ses principes. Gloralys avait toujours évolué dans un monde mené par les hommes, elle n'avait pas forcément apprécié être celle qu'on considérait comme un outsider dans un monde qui n'était pas censé lui convenir mais elle avait vu au delà des opinions qu'on pouvait avoir sur elle. Sauf qu'ils avaient probablement tous raison, au bout du compte, Gloralys était une femme et c'était le problème majeur de son existence. Elle avait été une femme le jour où elle avait flirté avec cet idiot de Chris en pensant que tout irait bien parce qu'elle était un soldat avant d'être une femme... La belle connerie, elle se trimbalait avec un embryon en développement et le Chris en question avait vite fait de se débiner de ses responsabilités parce que justement, il était un soldat avant d'être un homme et lui, il pouvait se le permettre. Gloralys ne pouvait plus, elle, fermer les yeux sur sa condition. Elle ne pouvait pas rester sur la base en remettant en lendemain son petit souci momentané parce que si elle attendait, elle finirait avec un marmot entre les bras et un accouchement sauvage au milieu du réfectoire. Rien que pour cela, Wainwright n'était pas un soldat comme les autres et elle ne serait peut être plus un soldat sous peu vu qu'elle était mal barrée pour reprendre son poste dans les mois à venir. Tout le monde devait savoir qu'elle était enceinte désormais, il n'y avait jamais vraiment de secret médical dans l'armée quoiqu'on en dise. Tout se savait et les rumeurs dévalaient les dortoirs en un rien de temps. Si elle retournait à la base, elle serait plus que jamais la femme du lot, elle avait perdu sa place, elle avait dérapé et le payait aujourd'hui. Voilà ce que ses bêtises lui valaient aujourd'hui, elle redevenait Gloralys la civile, Gloralys qui détestait les hommes, ces espèces d'enfoirés immatures incapables d'être présents au delà des cinq minutes nécessaires pour eux. Comme si elle était en position de juger, elle qui faisait le pilier de bar depuis une heure, entourée d'alcooliques qui ne demandaient qu'à avoir accès à ses sous vêtements. Heureusement, Gloralys n'était pas de celles qui se laissaient faire, elle prenait des décisions hasardeuses, ça c'était évident, mais elle avait toujours la force nécessaire pour remonter en selle et arrêter de s'apitoyer sur son sort. Ce soir là, elle n'avait pas réussi à attendre ce but seule, il avait fallu qu'elle tombe sur Chad, encore un soldat parmi tant d'autres, un qui avait décidé d'arrêter les frais avant elle, quelqu'un de forcément plus intelligent d'avoir quitté l'armée avant que les dégâts ne soient irréparables.

C'était très vraisemblablement trop tard pour eux de toute façon, après des années à subir les dommages collatéraux d'une institution qui ne les avait pas protégés un seul instant, comment pouvaient-ils retrouver une vie des plus normales? On avait de quoi se le demander vu que Gloralys avait du mal à se faire à la vérité qui l'assaillait: si elle ne se débarrassait du foetus dans les quelques semaines qui lui restaient, l'armée lui aurait tout volé même son libre arbitre. Elle ne voulait pas y croire, tout comme elle ne voulait pas continuer à pleurer comme si elle était la victime de l'histoire. Gloralys avait fait des choix, des très mauvais choix certainement mais il en allait de son honneur d'accepter qu'elle allait devoir vivre avec les conséquences mêmes si ceux-ci n'étaient pas plaisants. De toute manière, qu'y avait-il de plaisant à se lever le matin avec la nausée et l'impression de s'être pris deux cuites en une seule soirée? Il était temps qu'elle prenne les choses en main, même si elle avait peur, qu'elle était seule et qu'elle refusait de demander le soutien de sa famille. C'était une aubaine finalement qu'elle ait retrouvé Chad dans ces circonstances, même s'ils n'avaient eu que peu l'occasion d'échanger ces dernières années, et pour cause, il était l'ami de Chris avant d'être son ami à elle, même si tout cela était amené à changer vu la tournure de leur conversation. Gloralys avait toujours su qu'il était une bonne personne, quelqu'un qui n'aurait jamais dû s'engager parce qu'il avait trop d'humanité au fond de lui pour survivre dans un tel environnement sans finir complètement bousillé. Chad n'était pas un soldat dans l'âme, c'était ce qui le rendait si attrayant depuis le début parce qu'il était différent des autres, il n'était pas bruyant comme les autres idiots de la section qui cherchaient toujours à prouver à leur voisin qu'ils avaient les muscles les plus impressionnants. Chad avait des valeurs plus universelles, il voyait les gens pour ce qu'ils étaient, pas comme un objet de l'armée et c'était ce qu'il lui prouvait ce soir là, en essayant de lui expliquer pourquoi il était là à la soutenir quand il aurait pu aller se cacher aux toilettes pour appeler Chris et rire d'elle. "Ta soeur d'armes, vraiment? Tu sais que ça vaut pas grand chose quand on est sur le continent... Ici, c'de la fumée ce genre de liens, on est pas des soldats. T'es Chad, j'suis Glora' et en principe, on a rien à s'devoir, tu sais alors p'tet que tu réponds pas forcément à ma question au bout du compte... Parce que Chris aussi, c'ton frère d'armes et pourtant, t'es pas avec lui en ce moment à s'marrer de la situation ou que sais je encore..." Il était vrai que Gloralys ne comprenait pas forcément les intentions de Chad. Elle l'avait toujours vu proche de Chris, en fait, ils traînaient toujours ensemble quand elle les croisait dans les couloirs de la base alors peut être que c'était différent parce qu'ils étaient dans l'armée à l'époque et que justement, comme elle le disait elle même, sur le continent, tout cela n'avait plus d'importance mais tout de même, elle s'interrogeait. Vu son état ces jours ci, ce n'était pas si surprenant, la pauvre Glora' se questionnait sur tout, voire même sur ce qu'elle allait bien pouvoir faire ou juste aller parce qu'elle n'avait aucune idée de ce qui serait bien pour elle. C'était un combat de chacun, un combat que Chad avait certainement dû vivre en quittant l'institution. "Va pas m'dire que t'es pas à ton aise chez les sexy pompiers." Elle avait insisté sur le mot sexy en tentant de sourire derrière le bordel ambiant qu'il y avait dans son crâne. Elle devait se l'avouer, Chad avait des atouts non négligeables, de son regard pétillant à son sourire enjôleur sauf qu'il ne devait pas forcément s'en servir tous les jours. C'était ce que l'armée faisait aux gens, elle volait le plus beau pour en laisser simplement des miettes et il était hors de question que ce soit vrai avec Chad, Gloralys ne pouvait pas le voir ainsi, surtout pas quand elle luttait contre la panique et les larmes qui menaçaient encore de couler. Il avait été là pour lui courir après, pour la rattraper au vol et pour cela, elle ne pourrait que lui en être reconnaissant à vie. "T'es vachement optimiste comme garçon à dire un truc comme ça... T'auras pas besoin d'épitaphe avant un demi siècle, mon vieux, j'me ferais un malin plaisir d'y veiller en tout cas." Gloralys n'était déjà pas bien capable de s'occuper d'elle et voilà qu'elle promettait à Chad de le conserver sain et sauf jusqu'à ses quatre vingt ans. En attendant, elle ferait mieux de se préoccuper de son état, du fait qu'en plus d'être enceinte, elle risquait de se choper une bonne grippe en vue de la température extérieure comme Chad lui faisait remarquer. "Tu sais que tu viens plus ou moins de décrire ce que j'dois vivre depuis plusieurs semaines tous les matins?" Les nausées, la panique d'être mère d'ici sept ou huit mois, tout cela ne lui disait rien qui vaille. Et pourtant, Gloralys était là à enfin accepter la vérité en face, simplement en demandant à Chad s'il voulait bien l'accompagner à faire le choix le plus difficile de son existence: avorter. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il dise oui, après tout, qu'étaient-ils l'un pour l'autre? Ce n'était pas lui le responsable du foetus qui germait dans son utérus et il n'avait rien à gagner à lui tenir la main avant d'aller se faire aspirer un être vivant dans un endroit glauque mais elle voulait qu'il soit là, malgré tout, sans savoir pourquoi, juste parce qu'il était cette présence rassurante, que ses yeux l'empêchaient de paniquer quand il la regardait de cette façon là et que son sourire quand il était gêné était d'autant plus adorable. "Ah, parce qu'en plus,le voyage se fera dans un camion rouge? Bah alors, là, clairement, tu peux pu dire non, tu m'as promis du rêve, j'veux le résultat... J't'appellerais alors, merci... Enfin, si tu changes d'avis, t'en fais pas, j't'en voudrais pas. J'comprends que ce soit pas le rêve de tout homme d'aller accompagner une inconsciente se faire avorter d'un de ses meilleurs amis... Mais, j't'aime bien, Chad, t'es différent des autres de l'armée et j'me dis que p'tet que ça vaut le coup d'garder le contact après que tout ça sera fini... Enfin, si tu veux." Elle était si assurée habituellement. Gloralys était de celles qui prenaient ce qu'elle désirait et elle n'hésitait jamais réellement, pourtant, sur ce coup là, son discours avait l'air d'être un cafouillage total. Peut être que c'était parce que c'était important, qu'elle avait peur de se faire rembarrer par cet homme là, qui avait atrocement raison sur le fait que la température était peu agréable dehors à cette heure. "J'suis sûr que même grippé, t'aurais encore un charme d'enfer... Allez, t'as raison, j'vais t'payer un verre, j'te dois bien ça après mon pétage de plomb." Et Gloralys l'attrapa par la main comme si c'était tout à fait normal pour l'amener de nouveau avec elle dans le bar. Elle ne lâcha pas sa main en se dirigeant vers le comptoir où leurs verres se trouvaient encore, certainement parce qu'elle avait encore besoin de la dose de courage qui lui apportait avec tous les gens qui les regardaient à ce moment là... "A Chad le sauveur, ce héros!" Mais cette fois, c'était un verre de coca qu'elle arborait, juste pour faire plaisir à Chad par rapport à leur discussion passée, sa décision était prise et peut être qu'elle ne serait pas seule au bout du compte, une joie qui la fit sourire en plongeant son regard ambré dans celui envoûtant de Chad.
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[Gloralys] I like to see you

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