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 My Wishlist

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Evy Chamberlain-Beckett
has too much feels it hurts


▬ look like : Natalie Portman
▬ talks : 9
▬ job : Officiellement : Sans emploi. Officieusement : Voleuse, Braqueuse, Robin des Bois, Bandit, Mallory du couple Mickey et Mallory, Bonnie de Bonnie & Clyde ...
▬ love life : Mariée à Alistair Beckett
▬ quote :
HE IS MINE


▬ alias : kusumitagraph'


MessageSujet: My Wishlist Mar 5 Jan - 19:04



Evelyn Chamberlain-Beckett

IS NATALIE PORTMAN
fiche terminéeun lien?
elle écrit en sandybrown

    - née Chamberlain
    - 30 ans
    - mère prostituée, père inconnu, grand mère connue dans la haute bourgeoisie irlandaise de Belfast
    - tombe dans le banditisme à 19 ans quand elle cède à Alexander son ex un peu dérangé qui la martyrisera jusqu'à ses 24 ans
    - s'enfuit en Amérique à la mort de sa grand mère, après avoir interné sa mère en HP et abandonné Alexander du jour au lendemain.
    - elle a eu trois maris entre ses 24 et 27 ans : Francis Dawes (divorcé), Antoine Stafford (décédé) et Joshua Reddington (décédé)
    - elle rencontre Allistair pendant un braquage qu'il fait, l'aide à s'en sortir. Alors qu'il la sauve d'une mort certaine, elle tombe amoureuse éperdument et réciproquement mais c'est pas aussi simple ... au bout de plusieurs années de chat et souris ils se marient.
    - avec Cillian et Allistair ils font un road trip/braquages en série dans les USA.
    - elle tombe enceinte mais fait une fausse couche pendant un braquage quand le garde de la sécurité lui donne un coup dans le ventre. Elle est à présent traumatisée


Liens
    - Mariée avec Alistair Beckett (Aidan T.)
    - Meilleure amie de Cillian Beckett (Cillian M.)
    - Ex de Rhys A. Harrington (Ryan G.)
    - Veuve de Joshua Reddington (décédé on s'en fout)
    - Veuve de Antoine Stafford (décédé on s'en fout)
    - Divorcée de Francis Dawes (libre)


Recherche
    - FRANCIS DAWES (son tout premier époux, le seul d'ailleurs qui soit encore en vie avec Alistair)
    - LORA CHAMBERLAIN (mère) (elle a été enfermée par Evy en HP y'a 6 ans et peut en être sortie)
    - FAMILLE (elle n'a pas de frère ou de soeur, mais il peut y avoir des riches irlandais Chamberlain dans le coin)
    - AMIS (elle ne se lie pas beaucoup mais on a tous besoin d'amis)
    - EX ARNAQUÉ(E)S (quand elle bossait avec les frères Beckett ou même quand elle bossait avec Rhys.


TRAUMATISÉE ❄ Parce qu'Evy a subi plusieurs traumatismes dans sa vie, le plus récent est certainement la perte de son enfant alors qu'elle était enceinte. Elle refuse d'en parler, ni même d'évoquer le fait qu'elle puisse avoir été enceinte. La présence d'enfant la met mal à l'aise et elle déteste entendre les voix ou rires d'enfant. Mais elle a longtemps aussi été traumatisée par les hommes et leur mains sur elle, ça c'est à cause de son ex petit ami en Irlande : Alexander. Il l'a courtisée longtemps et elle s'est refusée à lui pendant deux ans avant de céder, mais s'est révélé être un salaud de la pire espèce qui n'hésitais pas à jouer de poings pour se faire entendre quand elle ne voulait pas faire ce qu'il voulait.
GÉNÉREUSE ❄ Parce qu'Evy, contre toute attente a un cœur et sait faire partager aux gens qu'elle aime ce qu'elle possède. Parce qu'elle aurait tout donné pour des causes qu'elle trouve juste, d'ailleurs sa fortune elle ne se gêne pas pour la donner aux nécessiteux, elle n'est pas vénale. Si elle vole ou commet des braquages c'est plus pour le frisson que pour l'argent que ça rapporte.
CRIMINELLE ❄ Evy a connu la criminalité tôt mais c'est pas pour autant qu'elle l'a réellement choisi. Elle n'a pas eu le choix au départ, coupant les liens avec sa famille de riches elle a du suivre son petit ami de l'époque pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Et puis ça a dégénéré, il a voulu des choses d'elle qu'elle n'était pas prête à faire. Elle ne se prostituerait pas pour de l'argent. Alors elle a arrêté, ou plutôt elle a fui. Mais criminelle un jour, criminelle toujours. Evy a retrouvé cette vie à ses vingt-sept ans. Mais là c'était différent, plus posé même si elle a manqué mourir. Mais depuis elle l'est à part entière et sait qu'on ne la forcera pas à faire ce dont elle n'a pas envie.
AMOUREUSE ❄ Evy n'a pas souvent été amoureuse dans sa vie. Deux fois pour tout dire. D'Alexander, et d'Allistair. Et pourtant elle a été mariée quatre fois en tout. Mais l'amour et le mariage -hormis avec Allistair- n'ont rien à voir ensemble dans sa vie. Alexander a su la courtiser pendant deux années, il l'a fait se sentir humaine, il l'a fait casser son rôle de petite enfant sage pour la faire devenir une tigresse en furie ... avant de la tranquilliser comme un dresseur avec des fléchettes endormantes. Et puis Allistair ... il lui a redonné le gout d'aimer. Il a joué sur un autre niveau. Il l'a sauvée, il l'a émue. Et il a réveillé des choses qu'elle pensait pas possible. Il l'a repoussée puis attiré à elle longtemps, et pourtant ... elle l'aime et l'aimera à l'infini.
PEU ATTACHÉE A SA FAMILLE ❄ Evy n'a presqu'aucun respect pour sa famille, ou plutôt pour sa mère qui était une prostituée. Elle lui en a d'ailleurs très longtemps voulu de n'avoir jamais pu s'occuper d'elle et de l'avoir laissée seule avec Rosemary, sa grand mère très conventionnée. Et quelle grand mère. Evy l'aime presqu'autant qu'elle la déteste, mais alors elle l'aime encore plus.
ATTACHANTE ❄ Evy est une personne qu'on peut apprécier au premier coup d'oeil. Elle a de beau sourire et une belle bouille un peu ronde. Elle semble sincère et il est facile de se fier à elle. Elle inspire tout de suite la confiance et on sait qu'on peut lui parler avec plaisir elle ne répètera rien. Mais c'est aussi quelqu'un qui ne cherche pas à aller plus loin, elle ne vous tirera pas les vers du nez. Elle n'essayera pas de faire courir des rumeurs sur vous ou ne vous dénigrera pas.
ARROGANTE ❄ Mais Evy peut aussi sembler arrogante à cause de sa bonne éducation. Ca ne trompe pas ça. Comme "toute bonne Chamberlain" qu'elle est elle a gardé parfois les postures rigides enseignées par sa grand mère. Chose qui fait bien rire Allistair et Cillian qui ne savent pas d'où ça lui vient. Elle peut avoir un regard suffisant quand elle vous parle et qu'elle sait qu'elle a raison. Ca et aussi le fait qu'elle ait eu trois époux avec lesquels le mariage a été terminé de manière assez étrange et qu'elle ne désire pas s'étaler sur le sujet.
BIEN ÉLEVÉE ❄ Evy a été élevée dans la stricte étiquette de la bourgeoisie Irlandaise. Les couverts, l'église le dimanche. Tout ça elle en a soupé. Elle connait ça par coeur. Si elle n'apprécie pas forcément ces moments elle reconnait volontiers que ça l'a quand même bien formée et elle en est heureuse.
TÊTUE ❄ plus têtue qu'une mule, y'a Evy. Si elle pense avoir raison -et même si elle a raison- jamais elle n'en démordra. Elle est aussi fière que têtue d'ailleurs et n'essayez pas de la contredire, ça ne sert à rien du tout. Si elle a décidé de faire quelque chose il est peu probable de lui faire changer d'avis. Demandez à Allistair. Elle s'est endurcie avec le temps et est encore plus têtue que quand elle était ado.
ASTUCIEUSE ❄ Evy est pleine de ressources, et il ne faut pas croire qu'une situation est perdue si elle est dans les parages. Un peu comme McGyver vous fait une lampe torche avec un chewing gum et un trombone, Evy peut vous trouver des alternative en trois secondes.

BIO
✦ What a mother should be is not always what yours is.
Je n’étais pas une chose prévue. Parce que dans ce genre de milieu on ne prévoit pas de tomber enceinte. Parce que ça fout mal quand même. C’est pour ça que ma venue au monde n’a jamais été acceptée. Je n’ai jamais été voulue et je crois que je l’ai toujours senti. C’était pas bien compliqué à remarquer vous me direz. « Evelyn, dégage. » me répétait-elle sans cesse alors que je venais à peine de commencer à marcher. Et ça n’a jamais cessé. La pièce était sombre et la respiration saccadée se faisait de plus en plus présente. Sous le lit la peur et la honte dégoulinait. La haut se trouvait le monde des grandes. Le monde réel comme elles disaient entre elles. Plaquant ses mains sur ses oreilles j’essayais de ne pas se souvenir du bruit si particulier des ressorts qui grincent. Des coups de reins fréquents. Des soupirs étouffés dans l’oreiller. « Laissez la liasse sur la table de chevet » les pieds sur le sol et une fois rhabillé l’homme qui s’éloigne. « Evelyn … sors de là. » j’ouvrais grand les yeux, prise de panique. Elle était au courant !? « Evelyn, je sais que tu es là tu sais ! » et je pointais le nez de dessous le lit, regardant ma mère avec des yeux apeurés. A coup sûr ma vieille mère –qui ne l’était pas trop au vu de ses courbes généreuses et ses lèvres pulpeuses- me flanquait une trouille pas possible. Et ça avait toujours été ainsi « Mère ? » dit-je baissant les yeux toute honteuse. « Qu’est ce que tu as appris ce soir ? » la petite fille de sept ans que j’étais regarda sa mère sans comprendre. « Pardon ? » elle me fit signe de la rejoindre sur le lit et ouvrait les couvertures afin que je puisse me glisser à ses côtés. « Il y a des choses qu’il te faut apprendre. » et, même si elle me faisait peur, moi je buvais ses paroles du petit lait. « Evelyn, ces hommes ne te méritent pas. Aucun homme ne te mérite » elle attrapa une des mèches de mes cheveux et se mit à l’enrouler autour de mon doigt, puis à a dérouler avant de répéter encore inlassablement ce petit geste énervant. « Je ne dis pas ça contre toi. Mais ma chérie plus tôt tu auras compris ça, plus tôt tu pourras t’épanouir dans la vie. Comme je le fais. » Le déshabillé qu’elle portait, ses cheveux épars et la fine couche de sueur qui perlait sur son front. « Mais je veux pas maman ! » elle sourit et posait sa main sur mon épaule « Il n’y a pas de mais. Ne deviens jamais comme moi cependant. N’attire jamais un homme jusqu’à ton lit. Ne laisse aucun homme pénétrer dans ta chambre et franchir la barrière de ta pureté. » c’était elle qui disait ça alors qu’elle les voyait défiler les hommes. « Tu dois te préserver et ne jamais te donner. » Est ce qu’elle espérait vraiment que sa petite fille garderait sa virginité ad vitam aeternam. Doux délire d’une mère hystérique. J’étais partie, sans lui répondre, parce qu’il n’y avait rien à répondre. Parce que ma mère n’était qu’une folle. Une hystérique au sens propre et médical du terme. Prostituée. Payée. Qui sait qui mon père peut bien être. Si c’est pour écoper d’un père aussi ravagé que ma mère il est certainement mieux que je n’en ai pas. Alors c’est sa mère, une vieille écossaise un peu bigote. « Mamy ? Pourquoi est ce que maman elle est comme ça ? » à huit ans on comprend pas que sa mère a un problème. Qu’elle ne sera jamais là pour veiller sur toi. Qu’elle ne sera pas celle qui te donnera des conseils quand t’es amoureuse. Celle qui t’expliquera ce que c’est de devenir une femme. Ces espoirs de parler avec elle toute la nuit de ce garçon qui te plait, de ces discussions entre filles sur la manière de séduire. Ses remontrances et ses conseils pour ne pas que tu tombes amoureuse du mauvais garçon. Ces regards pleins d’inquiétudes. Ces bras réconfortant et ses mains salvatrices si tu tombes. Ces bisous magiques sur tes bobos. Parce qu’elle ne sera jamais la mère que tu rêves d’avoir. Parce qu’être mère, c’est pas fait pour tout le monde, et certainement pas pour elle. Et qu’il faut juste faire son chemin sans elle. Ravaler son manque. Quoi que … ce qu’on n’a jamais eu ne peut pas nous manquer … non ? On n’a que l’illusion de ce qu’on aurait pu avoir, ce que les autres ont et que nous on n’a pas. Mais est ce qu’on en aurait autant besoin. On trouve ailleurs ce qui nous est primordial, ce qui nous est nécessaire. Et si elle n’a pas été, là. Grand bien lui fasse. D’autres ont été là … heureusement.

✦ Behave yourself please, you're a Chamberlain.
Rosalyn Chamberlain était la elle. C’était probablement pas le meilleur modèle féminin, ou modèle tout court d’ailleurs, mais à huit ans on ne choisit pas. Et le moins qu’on puise dire c’est que pour le coup j’ai eu une bonne éducation. « Evelyn tu mettra la table s’il te plait !? » disait-elle en entendant bien que je le fasse comme elle m’avait appris à le faire. L’ordre des fourchettes et des couteaux était important. Pour qui ? Pour elle ? Pour ses amies à qui elle s’amusait à me montrer comme un petit singe savant. Parce que c’était l’étiquette. Parce qu’elle aimait à dire et répéter que « La pomme est tombé très loin de l’arbre, voyez comme Evy est charmante comparée à Lora. » bien sûr personne dans le voisinage ou dans les connaissances de ma grand-mère n’étaient au courant que ma mère était une prostituée. Mais ils savaient qu’il y avait un problème. Et elle s’extasiaient toutes devant moi. « Oh mais quelle superbe robe que tu as là ! » jouant avec mes boucles, s’amusant à défaire les rubans dans mes cheveux pour les refaire cent fois. Leur faux intérêt pour moi me faisait peine à voir. Elles n’avaient rien de mieux à faire de leurs journées. Alors oui, j’avais été bien éduquée. Je n’avais connu que ça. J’avais toujours connu la vie stricte mais assez luxuriante qu’être « une Chamberlain » impliquait. J’ai eu le droit –dans les limites du raisonnable bien entendu- à ce que je voulais quand j’étais petite. Mais je n’avais jamais pris la grosse tête. A l’école j’étais plutôt du genre assez timide, et à ne pas me méler de ce qui ne me regarde pas. « Je suis très fière de toi Evy. Et je suis sûre que Lora le serait aussi. » un petit sourire passa sur ses lèvres. Elle subsistait dans son envie de parler d’elle alors que je ne voulais pas la voir. Alors qu’elle n’en avait pas plus envie que moi. « C’est ta mère. » je soupirais, lui ayant demandé une énième fois pourquoi on devait aller la voir ce week-end là. « On choisit pas sa mère, on ne choisit pas sa fille. Si moi je vais la voir alors toi aussi. » j’avais soupiré un peu « Mais Mamy … » et pourtant comme à chaque fois j’étais entrée dans la voiture. Je haïssais les week-end là où mes camarades ne faisaient que l’attendre depuis le lundi aux premières heures. Moi je n’avais qu’une hâte : que le dimanche finisse. Peut être que ça expliquait que je sois aussi assidue à l’école. Je ne voulais pas penser à ça. Je ne voulais, ni ne pouvais penser à elle.

✦ I can see through your conventionnal dresses and haircut.
Il s’appelait Alexander. Mais tout le monde l’appelait Alex ou même Lex’ parfois mais lui il aimait pas ; ça fait un peu trop typé Lex Luthor, et qu’on soit clair il n’est ni chauve ni riche. J’avais quoi, quelque seize années, quand le regard d’Alexander est tombé sur moi (parce que oui je l’ai toujours appelé par son prénom complet) et je peux vous dire que je ne l’ai pas du tout aimé. Déjà il avait trois ans de plus que moi. C’était beaucoup plus vieux quand on a moins de vingt ans. Et puis il était un peu louche. Plein de tatouages, un look un peu grunge décalé, des vieux jeans troués, des piercing. Bref pour ôter les mots de la bouche de Rosalyn, « Une petite frappe de la pire espèce ! » et pourtant j’avais pas de chance, c’était sur moi qu’il avait posé son attention. J’avais passé une classe. Et lui redoublé une. Ou quelque chose dans le gout. Quoi qu’il en soit, il me tournait autour comme un vautour. Au début il me taquinait juste sur mes petits pull et mes jupes bien droites. Mes chaussures vernies et ma coupe de cheveux sans épi. Je ressemblait à une parfaite petite poupée à l’époque il faut dire aussi. Mais j’étais bien comme ça moi. Je pensais pas à mal, je pensais pas qu’il y avait un monde tout autre derrière la barrière que la société nous imposait. Parce que … C’était le cas. Et que j’avais mes œillères comme toute « Chamberlain » se doit. De plus en plus je me disais que je pouvais comprendre comment Lora pouvait avoir dérapé comme ça. Les règles. Le respect. Tout ça à respecter à la lettre. Y’a de quoi devenir fou. « Allez jolie Evelyn, laisse moi porter ton cartable … » j’avais seize ans et on n’a pas de cartable à cet âge. Il me prenait pour une idiote. « Mais allez quoi, laisse moi être dans ton monde » je soupirais doucement mais passais mon chemin, le laissant me suivre sur tout le chemin, derrière moi, à côté de moi à me parler alors que je ne faisais pas attention à lui ou bien quatre pas derrière. « T’as pas drôle ma puce, pour toi j’irai décrocher la lune et les étoiles … allez s’il te plait ! » mais je ne disais rien, et rentrais chez moi, dans la demeure Chamberlain le laissant à la porte penaud. Mais Alexander n’avait pas ce que l’on appelle de honte. Il a continué, tous les jours. Ca a jasé. De tout les côté. Dans le quartier. A l’école. Mais moi je m’en fichais, je ramenais toujours de bons carnets, j’étais toujours la même. « Evelyn, c’est qui cet Alexander Harrington ? » elle arqua un sourcil. « C’est pas le fils du propriétaire du terrain de golf ? » je me mis à rire doucement. « Oh non Mamy, c’est absolument pas ce genre de garçon. » je m’étais décalée et l’avait laissée regarder par la porte Alexander qui était toujours au bas des escaliers. « Oh mon dieu ! Promets moi que ce qu’on dit est faux ! » je la regardais comme si elle avait dit une énormité plus grosse qu’elle. « Tu me prends pour qui ? Plutôt mourir ! ».
Je n’aurai rien du promettre, ou dire de manière aussi catégorique. Parce que … sa persévérance me laissait moins de marbre. Je ne lui parlais toujours pas sur le retour de l’école. Quand j’allais à la bibliothèque ou boire un café avec des amies. Mais il provoquait des sourires. Et même des petits rires parfois selon ses remarques. « T’as souri, je t’ai vu, te cache pas ! » j’avais rougi un peu mais très légèrement et avais remonté l’écharpe autour de mon cou pour pouvoir m’y perdre et puis j’avais souri a travers. Il avait pris ma main et quelques mètres avant ma maison m’avait poussée contre le mur me dominant de sa haute taille. « Alors, tu fais quoi maintenant !? » et la seule solution que j’avais trouvé sur le coup. C’était de l’embrasser.

✦ Bad boys, bad boys, all we want is bad boys.
J’ai tenu trois ans quand même à lui résister à le laisser mariner dans son jus. A ne pas me préoccuper de lui, j’étais tombée un peu amoureuse d’autres peut être. Peut être que non que c’était juste pour le plaisir de voir la jalousie dans ses yeux. Peut être que déjà là je sentais qu’il y avait un truc entre nous. Peut être que c’est pour ça que ça fut qu’à mes dix-neuf ans, quand j’ai eu mon diplôme que j’ai choisi de céder. Mais … Ça a été le début des emmerdes. Clairement. Parce que quand comme moi on a été élevé dans une famille conservatrice, avec Mamy Chamberlain pour nous enseigner toutes les bonnes manières, l’art de la bonne conduite, en privé, en public et ce genre de choses, bah ouais y’a forcément un moment où on pète les plombs. Parce qu’en définitive, si je ne finirai jamais comme elle, je pouvais comprendre ma mère. Parce qu’en réalité je m’étais sentie belle et intéressante dans ses yeux. Une chose que ni mon inconnu au bataillon de père, mon absente de mère et ma têtue de grand-mère ne pouvait m’apporter ou m’offrir. Parce que pour lui j’étais pas qu’une gamine. J’étais devenue une adolescente. Une jeune fille désirable. Et ce malgré mes conventions, mes « habits de nonne » comme je les appelle. Parce qu’il me voyait avec des yeux différents que ceux dont j’avais l’habitude.

✦ It is time to break free from where I've been
On était un couple atypique. Et pour lui. Ou avec lui, j’ai totalement changé. « Evelyn, EVELYYYYN, reviens ici tout de suite ! » soupirant doucement je me retournais dans ma course pour sortir. « C’est quoi cet accoutrement !? » elle me désignait. Il faut dire que ouais j’avais pas fait dans la dentelle en effet. Un débardeur dos nu rouge pétant, un jean un peu troué aux genoux et au niveau des cuisses. De la lingerie fine un air insolent et un chewing-gum dans la bouche. « Quoi ? T’aimes pas !? » elle me lança des éclairs avec les yeux. « Tu te prends pour qui. T’es encore dans ma maison à ce que je sache. Je paie pour tes études. Je - » je l’arrêtais en levant la main. « Tu veux quoi, que je sois reconnaissante jusqu’à la fin de mes jours, que tu m’aies élevée !. Que tu aies pris soin de moi. » elle croisa les bras sur la poitrine. Oh quand Mamy Chamberlain prend cet air ça ne présage rien de bon. Et pourtant je continuais à la dévisager. A l’observer de haut. « Tu te dis que je suis comme elle !? Comme Lora hein !. Mais demande toi peut être pourquoi elle est devenue comme ça, peut être que c’est de ta faute, toi et ta « bonne morale » à la noix ! » et la gifle fendit l’air avec un bruit bien sonore. « Evelyn, sors de chez moi ! » je tournais de nouveau la tête vers elle. « Tr ès bien. » je lâchais mon sac à main que j’avais et remontais dans ma chambre pour prendre deux grandes valises et les remplir de tout ce qui me tombait sous la main. Je savais qu’elle ne bougerait pas. Ni pour m’aider. Ni pour me retenir. C’était comme ça. Un Chamberlain ne revenait jamais sur sa parole ! « Adieu ! » hurlais-je en franchissant la porte.

✦ I want you to want me, I need you to need me
« Evelyn, tu sais que t’es la plus belle femme du monde ? » demanda t’il alors que je savais très bien qu’il avait une idée derrière la tête. Je n’avais peut être que vingt ans et lui vingt trois, je savais quand son cerveau fomentait des idées machiavélique. Notre appartement n’était pas des plus cosy, et j’avais arrêté l’école pour un travail de serveuse pour pouvoir quand même subvenir à nos maigres besoin. On n’avait pas besoin de grand chose, on vivait, comme on dit d’amour et d’eau fraîche. Un sourire aux lèvres je finis par lui répondre quelques minutes de silence plus tard « Qu’est ce que tu as derrière la tête ? » demandais-je alors que je posais mes lèvres sur les siennes. « On m’a proposé quelque chose … un plan assez … facile pour avoir de l’argent ! » je me relevais sur le lit et sourit. Je n’étais pas cupide, mais il était vrai que souvent l’argent manquait. Je l’écoutais me raconter le plan et ce dont il s’agissait. « Amanda Andersen » dit-je en souriant du coin des lèvres. Nous avions repéré le pigeon dans un bar, c’était même selon Alex un « gros poisson » le mec serait prêt à tout pour une nuit avec une jolie femme. « Pour vous servir » Il m’avait été facile de l’approcher, le flatter et me faire inviter chez lui alors qu’Alexander suivait chacun de mes pas. « Vous possédez le musée depuis des générations à ce que l’on m’a dit. » mes lèvres empourprées se transformèrent en un sourire et mes yeux rieurs parcouraient le visage de Monsieur Drummond. « Enchanté Miss Andersen. » cette robe particulièrement affriolante s’apprêtait à se retrouver au sol en moins de quelques minutes. Ou du moins … dans son esprit. Je m’approchais de lui et restais à quelques centimètres de ses lèvres. « Vous pouvez m’appeler Mandy, vous savez ». L’œil luisant. Le cœur moelleux et le rire cristallin. « Mettez vous à l’aise. Je vous en prie » susurrais-je a son oreille tout en le délestant de son veston. « Je vais me rafraichir et je suis entièrement à vous » je me retirais de la pièces à reculons pour le laisser observer une dernière fois ma poitrine magnifiquement moulée dans cette robe carmin. Oui pour la dernière fois, car une fois la lourde porte du bureau de son manoir fermée, je me retournais pour faire signe à Alexander d’approcher avant de l’embrasser avec fougue. Et puis nous chapardions à pas de loup le plus de biens possibles. Seule sa voix parvint de la chambre quand nos pas à l’unisson s’éloignaient. « Heu … Mandy !?. »

✦ You broke my heart and left me for dead
Deux années de larcins divers. Pas toujours des déboursements sexy, parfois des vols à l’étalage, des casses. Mais rien de trop gros, toujours lui et moi, rien que lui et moi. Nous vivions heureux jusqu’à ce qu’il ne connaisse une amante. Une terrible maîtresse. La téquila. Monsieur et madame vivaient une folle passion aussi débordante que délirante. Et … ça ne se passait plus aussi bien. « Tu te fous de ma gueule Evy ? » je soupirais et pourtant ne bougeais pas d’un poil. Assise sur le rebord de notre canapé je le regardais, en survêt. « Je veux pas faire ça c’est tout Alexander. Tu sais très bien que ça ne me plait pas ! » il s’approche de moi et passe ses bras autour de mes hanches. « Allez bébé s’il te plait, fais le pour nous ! C’est pour nous que tu le fais, pour personne d’autre. » je me dégageais vivement et fis un pas vers la fenêtre. « Je t’ai déjà dit. Je ne suis pas une pute. » il se mit à rire nerveusement et je me retournais vers lui le fusillant du regard. « Je refuse qu’il me touche. Je te le dis tout net. Si tu me forces à le faire. Je te jure que je m’en vais ! » la tension était à son comble. De petits larcins ou je n’avais qu’à me rendre désirable pour voler des riches, il voulait maintenant que je leur donne mes faveurs. Et pourquoi ? Ca l’excitait de me voir avec un autre ? Hé bien certainement pas moi. « Allez Evelyn, fais pas ta prude » il s’approchait de moi et passais sensuellement sa main sur ma joue. « Je sais que t’as ça en toi. Ça t’irait à merveille. Tu es magnifique bébé. Tu es magnifique. » je soupirais, le repoussais encore et allais un peu plus loin. Mais j’aurai jamais du. La lampe posée sur la table basse vola dans la pièce et en quelques secondes il s’était emparé de mon cou et me plaquait au mur. « Ale… arrête. » je me débattais. « Arrête je peux plus respirer. Alex … » ses yeux étaient devenus fou. Il posa sa main libre sur mes hanches puis sous mon Tshirt. « C’est qui l’homme ici ? C’est qui, qui dicte la loi dans cette maison !? » son regard etait fou et ses mains descendaient dans mon jogging. « Je vais te faire passer l’envie de protester tu vas voir. »
[…]
Et pendant deux ans ça s’est passé ainsi. Il n’y avait plus d’amour, plus d’alchimie. Je ne l’aimais plus. j’avais même peur de lui. Je ne pouvais plus. Mais je n’avais pas le choix. « Mais si tu me quittes tu vas aller ou ? Voir ta pute de mère ? Ou alors retourner pleurer dans les jupons de ta grand mère qui, au cas ou tu ne t’en souviens plus Evy, ne veut plus te voir !? » et je n’avais plus la force de me battre. Plus la force de me rebeller. Si c’était pour que ça se termine en baston à chaque fois … on allait éviter hein …

✦ Wake up call.
« Du courrier pour vous miss Chamberlain » dit le facteur en le tendant l’enveloppe. Je n’avais pas l’habitude d’avoir du courrier. J’étais donc étonnée et il soupirait comme à chaque fois qu’il me voyait en repartant. J’avais bien changé. J’avais maigri. J’étais devenue pâle, maigre, et surtout terne. Comme je ne voyais pas beaucoup « la lumière du jour » … Alexander était … dans la salle de bain. « T’es la !? » je répondis par un petit grognement et m’assis sur le lit pour lire cet étrange lettre.
    Si tu as cette lettre ma petite fille, c’est que je ne suis plus de ce monde. Tu viens juste de partir à vrai dire, je n’ai pas pu te retenir, je n’ai pas su te retenir. Je ne pnsais pas ce que je disais, tu es merveilleuse, j’espère que tu es heureuse. J’espère qu’Alexander, si tu es toujours avec lui quand tu auras ce courrier, te rends heureuse car tu le mérites. Tu es une merveilleuse jeune fille et j’aurai jamais du mettre ça en cause. Tu me manques déjà. Mais il était temps que tu partes du nid, que tu prennes ton envol. Je t’aime. Si tu reçois cette lettre c’est que je ne suis plus. Sache que je te lègue tout. Ma fortune. Mes titres. Mon argent, mon domaine. Tout est à toi. Rien qu’à toi.
Je soupirais et tournais la tête vers la salle de bain dont la porte était fermée. Un éclair me traversa l’esprit malgré la douleur de la savoir morte. C’était maintenant ou jamais. Doucement je pris une chaise et bloquais la poignée de la salle de bain avec. La lettre dans le sac je pris le strict minimum et sortit de l’appartement sans dire un mot. Je n’ai jamais revu Alexander depuis.

✦ In the name of my mother.
Ma mère était folle. Atteinte d’hystérie. Elle a hurlé des heures durant quand je lui ai appris la mort de sa mère. Cela pouvait se comprendre cela dit. Je pouvais le comprendre. Cette nouvelle m’avait moi aussi estomaquée. Mais ses yeux posés sur moi elle avait été arrogante et avait dit que c’était moi qui l’avais tuée. Depuis mon départ de chez Alexander je me cachais, je savais qu’il me cherchait qu’il n’était pas content, et si je m’attardais trop ici, il me retrouverai et là je ne donnais pas cher de ma peau. J’étais partie sans rien dire et était allée voir la police et le médecin. « Il faut l’interner » mon ton avait été dur mais ils avaient été d’accord. « Elle ne sait plus ce qu’elle dit. »avais-je dit aux autorités venues chercher sa génitrice dans ce lieu de perdition.. « Laissez moi avec elle quelques instants » murmurais-je prenant sur moi d’avoir un regard implorant, comme toute fille. « Je veux quelques instants avec ma mère. » je semblais convaincante et j’avais des années de pratique derrière moi maintenant. « Hors caméra » mon regard à la fois innocent et pourtant assez sensuel pour persuader n’importe quel garde de faire ce que je veux. « Evelyn … » murmura la vieille femme quand elle reconnu la silhouette de sa fille. Son visage se crispa en un rictus mauvais. « Mère. Tu serais fière de moi. Je suis exactement comme tu voudrais que je sois, je suis ce que tu n’as jamais pu être. Je ne suis pas esclave des hommes, maman. Je ne suis pas pourtant aussi faible que toi. Tes faiblesses et tes failles m’ont permis d’avancer et de me montrer plus forte que toi. Que nous deux. Mais surtout qu’eux. » elle déposa un baiser sur le front de sa mère. « Je t’aime maman, adieu » j’avais un peu menti, oui j’avais été faible et surtout avec Alexander mais ça elle n’avait pas à le savoir … J’avais besoin de me venger d’elle.

✦ Freedom is a whole new world I cannot wait to taste
En Amérique je trouvais une sorte de salut. J’étais riche, et heureusement, mon nom de famille n’ouvrait pas beaucoup de portes. Moi qui voulais me faire discrète ce n’étais pas plus mal heureusement. Mais l’Amérique m’apporta deux choses. La liberté et le mariage. Francis Dawes et moi nous sommes rencontrés à Grand Central Station. Il était blond comme les blés et un petit peu plus vieux que moi. A croire que je préfère les plus vieux. « Excusez moi mademoiselle, vous avez laissé votre sac au café là bas ! » avait il dit en parfait gentleman en me rapportant gentiment mon sac à main. Je rougis fortement. « Oh merci beaucoup, je n’avais même pas remarqué que je l’avais oublié. » après quelques mots échangés, quelques rires, nous nous mariions trois mois plus tard en grande pompe à Central Park. Voilà que je devenais Evelyn Chamberlain-Dawes. Le diamant était énorme et brillait de mille feux. Je n’étais pas avec lui pour l’argent. De l’argent j’en étais, mais j’étais avec lui pour sa gentillesse et son honnêteté. L’honnêteté a moi me faisait défaut il semblerait. Alors que nous étions mariés depuis un peu plus d’un an, je venais d’avoir tout juste 25 ans, Antoine et moi entamions une liaison. Antoine ? Oui Antoine Stafford, meilleur ami de Francis et témoin à notre mariage. Francis, grand banquier, travaillait de plus en plus tard le soir et c’est assez naturellement qu’Antoine, jeune artiste et chanteur prometteur, et moi nous nous sommes rapprochés. « Evelyn, Antoine !? » avait pâli Francis un mardi après midi en nous retrouvant au lit tout les deux. « Francis, je suis vraiment désolé. Je suis désolé. » mais malgré les mots d’Antoine, Francis ne nous pardonna pas. Trois mois après on était divorcés et un mois seulement après le divorce, je devenais Madame Evelyn Chamberlain-Stafford.

✦ Boys will always be boys
Les hommes ne sont pas une fin en soi, et si je m’étais bien amusée avec Francis et Antoine, je n’étais pourtant pas tout à fait guérie de ma relation avec Alexander. Ni de ma peur de le retrouver d’ailleurs. Je regardais toujours inquiète à droite et à gauche dans la rue. Soupçonnant de le voir débouler à tout moment. Il avait instauré en moi une peur que je n’avais réussi à outrepasser qu’en me montrant plus forte que ces hommes. En les dominant de ma personnalité. Sans ça je n’aurai jamais pu revoir les draps, les bras ou les lèvres d’un homme. Ils m’effraient trop. Pas de réels sentiments, j’en ai trop eu pour lui et m’en suis brulée les ailes. Et l’âme. J’ai vendu mon âme et mon corps au diable pour lui. Je ne le referai plus. Antoine est mort après huit mois de mariage. Ivre mort, il est tombé dans la Mystic alors qu’il y était rendu pour des « affaires ». Pendant un voyage je rencontrais celui qui serait moi troisième époux. Joshua Reddington. Dans un train, ce magnat du diamant est devenu dingue de ma nuque, la seule chose qu’il a vu de tout le trajet alors que j’étais en train de lire un livre. Arrivés à destination il m’a interpellé. A passé plusieurs jours à me courtiser. Et même plusieurs semaines. Mais j’étais libre. J’ai cependant repoussé quelques temps. A peine 26 ans et déjà deux maris … je me moque de qui ? Et puis, il a su, je ne sais pas comment … et je suis devenue Madame Evelyn Chamberlain-Reddington.

✦ When Harry meets Sally
Une journée banale pour une femme vénale. Les années avaient fait de moi une personne étrange et assez différente de la gamine qui se cachait sous le lit de sa mère. Joshua Reddington, le magnat du diamant, avant qu’il ne meure du jour au lendemain. Et j’avais hérité d’un sacré petit pactole, et même d’une place en politique que j’avais revendue au plus offrant. J’aimais la duplicité. C’était caché sous des habits plus banaux tels qu’un jean et un pull à rayures que j’étais allée dans cette bijouterie qui appartenait à feu mon mari. J’étais là incognito quand tout s’était passé très vite. Des armes ont été sorties, et des menaces lancées. Bien sûr certains ont essayé de résister mais n’ont récolté que ce qu’ils méritaient. Je regardais la scène avec indifférence. Tout cela ne me faisait pas peur. Tout cela était quelque part mon lot quotidien quand j’étais avec Alexander et ça ne me faisait pas vraiment plaisir de retrouver ce monde. Bien sûr j’étais un chouilla plus subtile et sensuelle mais soit … Ils se disputaient entre eux et semblaient … amateurs ? Peut être ou alors juste mal organisés. Il y avait un mort, et bien que je n’aie jamais eu réellement recours à la violence, elle ne me faisait pas peur pour autant. Moi ? Je faisais ce qu’on me disait et pourtant je les fixais, surtout celui déguisé en Mick. Un p’tit sourire se fit sur mes lèvres et je retiens un sourire. Mais il captait mon regard. Il voyait que je l’observais, que je n’avais pas peur comme les autres. « Vous allez avoir besoin d’otages pour sortir sans être menacés par les armes des agents » soufflais-je en me penchant sur lui. La police était stupide et terriblement prévisible surtout. Je continuais à les regarder, a soutenir leur visage alors que j’aurai du, si j’avais été une citoyenne lambda, trembler de peur. Mais il y avait quelque chose de fascinant. Leur bande. Leur … je ne pensais qu’à ça quand les choses se précipitaient. Quand ils m’emmenaient à l’extérieur. Moi qui avais toujours connu la peur aux côtés d’Alexander eux étaient soudés. Du moins en tout cas aucun n’étaient une femme et a priori ils n’étaient pas non plus en couple. Ils étaient ouais … plus soudés … Ou alors ils ne l’étaient pas puisqu’ils recommençaient à se disputer. Je retrouvais mes esprits en réalisant que celui à qui j’avais parlé était blessé. « Mais tu saignes » murmurais-je un peu inquiète. Est ce que je m’étais prise d’affection pour eux, oh on ne peut pas vraiment dire ça. Et puis avec mon cœur de pierre j’en doute fortement. Libre. Ils me menèrent comme une otage à leur repaire. Je me laissais faire, je n’avais pas d’intérêt à faire quoi que ce soit de déplacé. Je ne tenais pas à mourir. Je marchais la tête haute, sans même à chercher à savoir où j’étais ni où j’allais.

✦ Feeling like home
L’intérieur était assez rustique, rien de ce à quoi j’avais pu être habituée. Moi qui avais connu le faste, le côté glorieux et bordé de velours ces dernières années avec trois époux et mon argent. C’était comme si je revenais aux sources. Comme si je retrouvais mon « état » de criminelle, je n’avais connu la criminalité qu’avec Alexander. Et ça n’avait rien à voir avec ici. C’était, tellement différent. Et je n’avais pas peur, je me sentais presque à la maison. Je m’assis sur le canapé « Viens par là ! » dis-je en prenant ce qu’il fallait pour le soigner « Ne bouges pas » dis-je en entreprenant de nettoyer, désinfecter et panser sa blessure. Rien de bien ne grave bien sûr. Ils restaient silencieux, mais j’étais habituée au silence. Bien trop habituée à ça.

✦ The first day of the rest of my life
Ils me gardèrent quelques jours, toujours presqu’en silence bien que leurs regards en disaient beaucoup. Et puis celui que j’avais soigné me mena a une chambre à l’étage. Probable que maintenant ils aient besoin de m’abattre. Mais il semblait un peu trop concerné pour m’abattre. A moins que ça ait été un moyen de m’attendrir avant de me tuer. « Tu vas avoir des ennuis à cause de moi ? » demandais-je. Mais pour toute réponse j’eus la porte qui claque. J’étais captive. Je faisais les cent pas dans cette pièce, sans réussir à trouver le sommeil quand un des deux hommes ouvrit la porte tôt le matin. « Qu’est ce que … » je soupirais. Il me prit par le bras violemment et me bandais les yeux. « Vous ne devriez pas faire ça. Vous pourriez le regretter » dis-je en sentant mon corps dévaler l’escalier. Il était pressant, et seul. « Qui que tu sois, tu en a beaucoup trop vu » je ne me démontais pas, je ne frissonnais pas. J’avais toujours imaginé mourir ainsi de toutes manières. « Parce que tu crois que c’est ça que tu risques le plus. » demandais-je avec un rire narquois qui ne fit qu’augmenter le stress de l’autre brute qui persistait à ne pas me débander les yeux. « Tu parles trop sale pute. Toutes les mêmes ces femmes. T’es attirée par le mal hein, par les mauvais garçons. Tu vas voir j’vais t’en donner du mauvais garçon. » il saisit mes poignets et les attachais ensemble solidement. « Vas-y. Implore ma pitié. » je sentais le canon de l’arme sur ma tempe. Dans quelques secondes ça serait terminé. Et la détente partit.

✦ It all began here.
Allistair était un homme différent de ce que j’avais pu connaître auparavant. Il y avait ce truc. Cette … chose. Ce moment quand j’ai cru mourir et qu’en fait, j’avais réalisé en ouvrant les yeux que j’allais continuer à vivre et marcher sur cette terre. Ce regard. Cette impression d’avoir déclenché quelque chose en lui. Les choses étaient complexes. J’étais … comment dire, aussi attirée que repoussée par lui. Par tant de côtés il me faisait me souvenir d’Alexander. La violence. La vie de criminel. Et en même temps, il m’avait sauvé la vie là où jamais Alexander ne l’aurait fait. Il aurait probablement laissé son pote me tuer et aurait dansé sur mon cadavre. Mais je sentais le trouble qu’Allistair ressentait quand j’étais dans la pièce. Et Cillian lui aussi pouvait le sentir. Tous les trois pourtant on avait fui. A trois. Démarrant une nouvelle aventure. Une road trip sans détour sur les routes d’Amérique. Et pourtant parfois je me sentais de trop. Parce qu’ils avaient un passé ensemble. Parce qu’ils étaient amis depuis longtemps et que moi j’étais qu’une pièce rapportée. Au début je craignais le regard de Cillian sur moi. J’avais peur qu’un jour il convainque Allistair de me faire partir. Parce que j’étais bien avec eux. Même si parfois je me sentais coincée au milieu de deux frères. Parce que parfois je me disais que j’avais rien à faire là et j’étais persuadée que c’était ce que Cillian pensait. « Allistair … » il était dehors, sur le petit balcon qu’offrait la chambre de motel qu’on avait loué pour trois. « Je crois que je ne t’ai jamais remercié » j’avais posé ma main sur son bras mais il m’avait repoussée un peu en allant fumer un peu plus loin. Il y avait ça. Ces rejets. Ces regards fuyants et furieux. Comme s’il m’en voulait que je sois là. Comme si ma présence lui donnait envie de vomir. Et puis … Il y avait ces moments où je le sentais venir me rejoindre sous les draps, son corps chaud contre le mien. Ses moments dans la journée où je l’observais du coin de l’œil. Ces moments où son sourire me réchauffait le cœur. Ces moments ou mes mains devenaient moites quand dans l’épicerie qu’on braquait il se servait de mon corps comme un bouclier ou me prenait pour un otage pendant que Cillian s’occupait de prendre l’argent. Ces courts moments où on courait comme des dératés la main dans la main, pactole et flingue dans l’autre. Ces moments où nos mains se frôlent et ou on les retire comme touchés par un courant d’électricité. Ces petits baisers de temps à autres qui devenaient de plus en plus réguliers bien que l’un comme l’autre on refuse totalement de se laisser aller là dedans. Syndrome de Stockholm. Je ne connais pas les détails scientifiques, ou les dénominations particulières. L’amour était difficile. Je ne connaissais pas vraiment son passé. Et je ne le lui avais jamais demandé. Je ne savais pas comment ils s’étaient connus lui et Cillian et pourtant notre trio était à présent soudé. Ecrit dans la pierre. C’était nous trois envers et contre tous. Nous trois versus the World.

✦ The Laws of Attraction.
Si on se repoussait mutuellement, si on se jugeait, se jaugeait. Les barrières ont fini par céder. Moi j’ai oublié Alexander. Je ne voyais que lui. Allistair. De la demoiselle timide, prude et battue que mon passé de criminelle avait laissée éprouvée, j’étais devenue, et grâce à lui, une jeune femme forte et volontaire. Certaine qu’ils ne me demanderaient pas de me dénuder si je n’en avais pas envie et si ça n’étais pas nécessaire pour le casse. Parce que je me sentais en sécurité avec eux. Parce qu’ils avaient dompté le tigre effrayé que j’étais. « Je crois que je ne t’ai jamais remercié Allistair. » la nuit était profonde et Cillian dormait profondément. « Alors merci » pour tout, pas seulement pour m’avoir sauvé la vie, mais pour cette vie sans remords ni regrets. Pour ces déjeuners en paix. Pour ces sourires. Pour sa présence. Pour m’avoir repoussée aussi quand j’aurai voulu me pendre à son cou. Quand j’aurai voulu lui avouer mon passé. Quand j’aurai voulu lui dire que quelque part sur cette terre y’a un mec qui s’appelle Alexander et qui a juré de me retrouver et de me tuer. Et aussi parce que ça devait cesser. Ce soir. J’avais pris sa cigarette, en avais pris une bouffée et l’avais écrasée contre le bois du billard où nous nous trouvions. D’un geste sec je passais mes mains de part et d’autres de son visage et l’embrassais sans lui laisser la possibilité ou le choix de se rétracter. J’étais prête. Je jouais ma dernière carte. Il pouvait se coucher. Ou alors faire tapis. Comme il voulait. S’il ne me suivait pas ce soir, je n’insisterai pas trop. Mais il m’a suivie.

✦ It's just you and me, babe.
Nos mains s’entrelaçaient tout comme nos doigts alors qu’on était sur la grande route. L’Amérique, s’offrait à nous, et plus que tout, l’Eldorado. Las Vegas, Baby ! Nous avions fait notre road trip rien qu’à nous. Lui accroché à mes hanches, et mes lèvres collées aux siennes. Et Cillian jamais loin. L’amour on le transpirait. C’était fusionnel. On se prenait pour des braqueurs de grands chemins. « Je t’aime » dis-je doucement en laissant le soleil jouer dans ses cheveux que je caressais de la paume de ma main. La route s’étendait à perte de vue. Nous étions bien tous les deux. La bourgeoise que j’étais auparavant n’avait plus lieu de citer ici. « Attends arrête toi ! » dis-je en posant ma main sur sa cuisse de manière possessive et suggestive. Aussitôt demandé aussitôt exécuté, il se gare sur le bas côté et aussitôt je viens me poser à califourchon sur lui. Peu importe s’il y a des passants, ou d’autres voitures. Je m’en tape. Qu’ils se rincent l’œil. Assise sur ses genoux, une main dans ses cheveux et les yeux plongés dans les siens. « Je t’aime Allistair » son sourire me fait fondre. Je prend sa main et la pose sur la mienne, paume contre paume. Joignant nos doigts de nouveau je dépose mes lèvres dans son cou, sur sa clavicule et remonte sur sa mâchoire. « Epouse moi » Des maris j’en avais eu. Des bagues, j’en avais eu, des pantins, manipulés. Des hommes que j’avais menés par le bout du doigt. Je me relevais doucement pour le regarder dans les yeux, un sourire radieux aux lèvres. Je ne voulais pas faire de lui un de mes nombreux mari, je voulais faire de lui le seul. Le seul qui compte. « Regarde » sans lâcher sa main je me penchais vers la gauche pour attraper dans la boite à gants un marqueur. « Sois mien comme je suis tienne » murmurais-je alors qu’après avoir décapuchonné le stylo j’entreprenais de dessiner autour de nos annulaires une trace noire sur notre peau. « Je t’aime »

✦ We're married!
Cillian a sauté au plafond je vous laisse bien l’imaginer. C’était le rêve pour lui, comme pour moi. J’avais enfin l’impression d’être moi même. Comme si n’être qu’Evelyn Chamberlain n’était qu’être la moitié de moi même. Comme si être Evelyn Chamberlain-Beckett faisait de moi une femme entière. On était sorti de chez le tatoueur dans les bras l’un de l’autre. « On est mariés ! » on a fait notre propre petit cérémonie. Pas de bague, pas de tralala. Rien que lui, moi et Cillian. Les seules personnes dont on avait besoin. Je baissais les yeux sur nos alliances. Le trait de marqueur avait été remplacé par un tatouage tout ce qu’il y a de plus simple. Un trait noir. Pour que jamais on n’oublie que je lui appartiens, et qu’il m’appartient.

✦ We're more than friends you know, I'd trust you with my life
« Cillian. Je peux te parler ? » depuis le temps Cillian était un petit peu devenu mon meilleur ami, mon confident. Oh non loin de moi l’envie de le « piquer » a Allistair hein. Il était son ami, son double son ce que vous voulez je ne remet pas ça en question, mais je pouvais lui dire des choses que je ne pouvais pas dire à Allistair. Parce qu’il y avait des choses qui me rongeaient. Parce qu’il y a des choses que je ne peux pas lui dire. On a tous besoin d’un jardin secret. Et on a tous besoin de se confier aussi. Il avait hoché de la tête et m’avait laissé entrer dans sa chambre. Alli était sous la douche, ou je ne sais pas où dans notre chambre. « Félicitations » dit-il de nouveau en désignant ma « bague » je souris et soufflais un petit « Merci » en m’asseyant sur son lit. Il me rejoignait tout de suite et pris ma main pour m’encourager à parler. Cillian était tellement attentionné. Bon sang, comment il pouvait faire pour être entre nous deux ainsi sans péter un cable. « Je … il y a des chose que je n’ai pas dit à Allistair … » je baissais les yeux un peu gênée. « Mais qu’il faut que je dise. Parce que ça peut être dangereux. Mais je veux pas qu’il s’inquiète, je veux pas qu’il ait peur ou qu’il fasse quoi que ce soit sur un coup de tête. » il sourit vaguement inquiet, mais je le sentais, heureux que je me confie quand même. « Quand on s’est rencontrés, c’était pas mon premier braquage. Enfin … j’avais déjà connu ça. J’ai … » je soupirais doucement et fuyais ses yeux. « J’ai été mariée trois fois déjà … et puis avant ça, c’est mon ex qui m’a initiée aux larcins, aux vols … a la criminalité » jusque là il suivait. Bon bien sûr savoir que son ami était mon quatrième mari … n’étais probablement pas ce qu’il aurait aimé apprendre, mais il me connaissait non, il savait mon amour inconditionnel pour Alli. « Alexander était tyrannique. Il m’a forcée à faire des choses dont je ne suis pas fière, pour lui. Pour gagner de l’argent. Des versions bien plus perverses de nos braquages. Bien plus violentes. » je sentis sa main se serrer autour de la mienne. « Je suis partie du jour au lendemain. Quand j’ai appris appris la mort de ma grand mère. Quand j’ai interné ma mère en hôpital psychiatrique » je déglutis difficilement. « Mais c’est pas ce dont je voulais parler. » non parler d’Alexander était une chose, parler de Rosalyn et de Lora était une autre que je n’aborderai pas aujourd’hui. Un soucis à la fois. « Il me recherche depuis. Et il a promis de me tuer. » je déglutissais. L’entendre dit à voix haute faisait mal. Mais c’était aussi tellement libérateur. Je n’étais plus la seule à le savoir. Je n’étais plus la seule a avoir cette information dans ma tête.

✦ Say hello to daddy.
Tout se passait bien sauf que je commençais à fatiguer beaucoup. J’avais de plus en plus de mal à me lever le matin. J’avais des maux de ventre et des nausées. Ce n’était pas possible hein. C’était ce à quoi je pensais ? Après un rendez vous chez le médecin. Ouais c’était le cas. Heureuse, plus heureuse que jamais. Et pourtant tout à fait consciente qu’un enfant changerait totalement la donne dans notre trio de bandits de grands chemins, mon cœur s’était envolé et je n’avais qu’une seule hâte. Le dire au principal intéressé. C’est pourquoi je lui avais envoyé un sms assez énigmatique, lui demandant de me rejoindre le soir même dans une salle privative d’un bar que j’avais louée pour l’occasion. J’avais dispersé des pétales de roses partout, dressé une table de diner romantique avec bougie, un bon repas et des fleurs. Et j’avais aussi passé un ensemble de lingerie qui, je savais allait lui plaire. Mais j’avais passé par dessus une petite veste de soie et des escarpins. Assise sur le canapé j’avais attendu qu’il arrive. Ce qu’il n’avait pas tardé à faire. L’ambiance tamisée et romantique lui avait arraché un sourire un peu coquin mais il n’était pas au bout de ses surprises. « Salut mon chéri » dis-je d’une voix sensuelle essayant de ne pas trop trahir mon excitation de lui annoncer la nouvelle, j’allais quand même pas gâcher tout ça, si ? « Viens voir j’ai quelque chose pour toi » ajoutais-je avec toute la provocation donc j’étais capable. Puis je le forçais à se mettre à genoux et à me regarder alors que je commençais à dénuder mes épaules. Je le dominais de mon regard, ou essayais en tout cas j’étais pas forcément une experte en la matière. Alors que je descendais doucement la veste son regard fut obligé de se poser sur mon ventre où j’avais écrit au rouge à lèvre rouge « Bonjour Papa ». Nerveuse je le regardais essayant de voir sur son visage une réaction. Et après ce qui me sembla des minutes interminables, je vis un sourire se former sur son visage pour effacer son regard un petit peu surpris. Et puis je sentis ses lèvres sur mon ventre dénudé et je me mis à rire. Il avait presque effacé l’inscription. « Haha Alli, je savais pas que tu te maquillais maintenant » dis-je en l’aidant à se relever et en essuyant sa lèvre doucement de mon pouce avant de l’embrasser avec passion. Oui nous allions avoir un petit bout. Un petit il ou elle rien qu’à nous.

✦ Natural born killers.
Ca devait être un coup facile. On ne l’aurait jamais accepté sinon. Faut pas rêver, maintenant que j’étais enceinte on était bien plus prudents. Alli et moi nous étions déjà disputé plusieurs fois sur les prénoms avant de rire et s’embrasser amoureusement. Il avait lu les livres pour bébés, et tout ce qui pouvait lui tomber sous la main alors que moi j’en avais rien fait, mais j’avais une chose qu’il n’avait pas. Je portais notre enfant. Je sentais foncièrement si il allait bien ou pas. Mais je l’écoutais le soir me raconter ce qu’il avait pu lire. Il était tellement prévenant que c’était mignon à en crever. Et le parrain aussi était aux anges. Bien sûr c’était Cillian. « Allez. On peut le faire. » avais-je insisté, ils n’étaient pas forcément vraiment pour ce braquage. Une banque, pas très grande donc pas super compliqué. Et puis y’avais peu de sécurité. « Un dernier, après je pourrai plus participer ! » dis-je en désignant mon ventre un peu arrondi mais pas assez pour qu’on s’en doute si on n le sait pas. Et ils avaient accepté. Comme toujours.
Comme toujours, ils m’impliquaient le moins possible. Sous une perruque et de grosses lunettes de soleil j’étais à la banque comme cliente quand ils entraient en hurlant dans la banque. Immédiatement je m’allongeais par terre pour montrer l’exemple. Pas question de faire de grabuge. Mais voilà. Je devais peut être regarder Alli d’un air un peu trop inquiet. Ou alors distraite par les hormones j’avais pas assez peur mais voilà que le garde de la sécurité se relève et hurle à mon attention. « Elle est avec eux, c’est leur complice, arrêtez la. » surprise je me relève et me retourne mais déjà il m’attrape par le bras et le serre très fort de manière à ce que je ne puisse pas me débattre. « Mais lâchez moi monsieur, vous allez tous nous faire tuer. Arrêtez. » mais il n’en faisait rien et commençait même à me secouer comme un poirier. Malgré tout j’essayais de me débattre et probablement un peu trop pour lui puisqu’il me donna un violent coup de coude dans le ventre. Sous le choc je recule de quelques pas alors que Cillian et Alli qui étaient vers les caisses reviennent vers le garde en entendant mon cri. Les mains crispées sur mon ventre je laissais tomber mon sac par terre et fermais les yeux. La douleur n’était même pas intense. Elle était fulgurante. Et elle se propageait dans tout mon être. J’avais mal. Je tombais à genoux par terre alors qu’une des femmes dans la banque se mit à hurler de peur en voyant le rouge inonder mon pantalon blanc. Je baissais les yeux vers mon pantalon y posant ma main constatant qu’en effet … mon ventre se retournait sur lui même et la douleur était incommensurable. « PUTAIN ! » hurlais-je pour avoir l’attention d’Allistair sans prononcer son prénom. Alors que Cillian se précipitait sur moi pour me venir en aide, je vis Allistair qui devint rouge. Je tremblais un peu. Ne pouvant pas m’en empêcher et Allistair était déjà presqu’à califourchon sur le garde, ou je sais pas trop quoi, je sentais ma tête tourner. Son masque avait été à moitié arraché. Une femme était venue aider Cillian sans savoir que j’étais réellement la complice mais il la repoussait, pas question qu’elle nous voie de plus près. Perdu comme jamais, avec moi presqu’inconsciente dans les bras. Cillian rappela Allistair à l’ordre. Même s’il comprenait la détresse et la rage d’Alli, il ne fallait pas s’attarder là. « oh mon dieu oh mon dieu … » murmurais-je sans cesse alors qu’ils me prirent dans leurs bras et me déposèrent sur la banquette arrière de la voiture que Cillian fit démarrer sur les chapeaux de roue.

✦ Now we're on the run.
J’ai perdu l’enfant. Le choc a été trop violent, et comme on n’a pas pu aller à l’hôpital à cause de ce qui s’était passé … on a trouvé quelqu’un que l’on a braqué pour m’aider. C’était déchirant et je e me souviens pas de tout, heureusement d’ailleurs. Maintenant on est en fuite. Je ne veux plus penser à ça. C’est trop douloureux. Cillian et Alli n’en parlent pas eux non plus. Ou alors peut être entre eux si ça peut leur faire du bien. Complètement en choc, je refuse même l’idée de songer à cet enfant qui aurait pu être. Frissonnant quand j’entends une voix ou un rire de gamin.. Les autorités ont l’image d’Allistair grâce au portrait robot que le garde de la sécurité a fait. On est mal barrés. On est cassés et recherchés. Et notre voiture a roulé, longtemps, longtemps sans savoir jusqu’où s’arrêter.

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Elayne Fitzpatrick
has too much feels it hurts


▬ talks : 22
▬ job : Journaliste
▬ love life : Amoureuse de Lleyton Parks
▬ alias : kusumitagraph'


MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 19:09



Elayne FItzpatrick

IS KATE WINSLET
fiche terminéeun lien?
elle écrit en darkseagreen

    - 36 ans
    - Journaliste de renom (L. Fitz)
    - Galloise
    - Ses parents lui ont toujours défendu de passer du temps avec le voisin et elle a fait tout l'inverse
    - Elle est tombée amoureuse de ce voisin devenu son meilleur ami : Lleyton Parks.
    - Elle a découvert que Lleyton était son frère il y a vingt ans et l'a fui à cause de ça
    - Pendant longtemps il y a eu une rumeur comme quoi sa mère et le père de Lleyton étaient amants, c'est connu en ville
    - Elle a découvert quand sa mère est morte d'un cancer du sein qu'en réalité Lleyton n'était pas son frère
    - Elle aime Lleyton depuis toujours
    - Elle a été en couple avec le fils de son rédac' chef : Logan Parrish qui est parti quand elle lui a avoué être stérile
    - Elle a menti et n'est pas réellement stérile


Liens
    - Amoureuse depuis toujours de Lleyton Parks (Léonardo D.)
    - Meilleure amie de Yohan Stark (Heath L.)


Recherche
    - LOGAN PARRISH (il est son ex, le fils de son patron j'en parle beaucoup dans ma bio)
    - MELANIE NOM AU CHOIX (nom au choix, elle était la meilleure amie d'Elayne et aussi sa première petite amie fille, elle a sauté dans ses bras quand elle a découvert que Lleyton était son frère)
    - COLLEGUES DE BOULOT (positif ou négatif, elle a une grande conscience professionnelle et adore son boulot)
    - AMIS (en tout genre elle est assez ouverte)
    - ENNEMIS (peut être des gens qui n'auraient pas bien pris un de ses articles
    - FAMILLE (en sachant qu'il y a longtemps eu un secret autour de la mère d'Elayne comme quoi elle aurait eu une relation avec le père de Lleyton, ça a jasé, peut être donc plutôt négatif)


BIO
Welcome to the family
« Bienvenue à la maison jolie Elayne » mon père était en larmes et je vous assure, voir Jeremiah Fitzpatrick, cet homme assez musclé et fort avec des larmes aux yeux, ça fait bizarre. « Oh bon sang Jeremiah, mais tu pleures ! » murmurait ma mère en regardant avec bienveillance mon père avec moi dans ses bras. Nous arrivions devant la maison et je devais avoir quelques jours seulement. Le soleil de Mai chatouillait mon visage et ses rayons dans la chevelure blonde de ma mère lui donnaient des allures de déesses. « Bon sang il fallait qu’ils soient là, bien sûr ! » ma mère posa sa main sur l’épaule de mon père et la massait doucement. « Laisse tomber Jeremiah. Ils n’en valent pas la peine. » dit-elle en regardant le couple de la maison d’à côté nous observer rentrer chez nous, un gamin d’un an dans les pattes. Le fils Parks était déjà dans ma vie à ce moment là.


Scream
« Elayne je t’ai déjà dit de ne pas aller par là bas. Tu sais très bien qu’il ne faut pas rester avec eux. Ils ont mauvaise réputation et on ne va jamais les voir. » mon père me grondait souvent quand j’étais dans le jardin et que mes yeux et pas curieux me menaient près du grillage de la maison voisine. « Mais papa … » il me regarda faisant rouler les yeux. « Il n’y a pas de mais Elayne. Allez file un peu plus loin ! » il était rentré à la maison. Et j’étais restée dehors seule, sur la balançoire pour regarder le fils des voisins m’observer de la fenêtre de sa chambre. Je lui fis un petit coucou de la main, mais il disparut tout aussi rapidement. Haussant les épaules, ne comprenant pas, je rentrais chez moi et surpris mes parents. « Ca suffit Erin tu sais très bien que je ne veux pas en parler. C’est ainsi et pas autrement ! » ma mère le regardait en implorant son pardon. « Tu entends ton père hein Ellie, jamais tu t’approches d’eux. Ils ne sont pas fréquentables. » elle s’était tournée vers moi et m’avait prise par la main et installée à la table de bois. « Tu sais qu’on t’a appris à ne pas suivre ou parler aux inconnus ? » je hochais de la tête alors que mam ère mettait une tartine de pain beurrée dans ma main « Hé bien c’est pareil pour eux. C’est comme des inconnus. » C’est fou ce que l’on peut mettre comme idées dans la tête d’un enfant … « D’accord »


Critical Acclaim
Mes parents m’avaient amenée à l’école. Comme toujours. On avait suivi de loin la famille Parks et moi je comprenais pas pourquoi il fallait leur en vouloir. je pouvais pas comprendre ce qui s’était passé entre eux avant, bien avant que je naisse. « Tu restes loin de lui hein. Il s’appelle Lleyton mais je t’interdis de lui parler. Et si jamais il vient te voir, tu t’enfuies en courant et tu vas voir la maîtresse ! » je hochais positivement de la tête sans réellement écouter ce que ma mère disait. Le discours était toujours le même de toutes manières étant donné que je l’entendais dès qu’on était dans leur champ de vision. Les Parks ils m’intriguaient. Qu’est ce qu’ils avaient bien pu faire pour mériter un tel traitement de la part de mes parents ? « Oui je sais maman tu me l’as déjà dit ! » dis-je passablement blasée et lâchant sa main pour aller retrouver Mélanie, ma meilleure amie de l'époque.
[…]
« Hé Elayne, ta mère c’est une pute ! » c’était pareil tous les jours et avec ou sans les remontrances de ma mère ce matin, cet imbécile de Jordan Keynes s’en prendrait à moi. Me racontant des choses dégeulasses sur ma mère. « C’est vrai qu’elle rencontre des hommes quand ton père est parti, hein !? » je baisse les yeux sur mes souliers vernis et feint de ne pas comprendre. De ne pas écouter ce qu’il me dit. « Tu la défends c’est ça ! Toi aussi tu finiras comme une traînée ! » je ne dis rien mais me tourne vers Mélanie qui pose sa main sur la mienne. « Ne l’écoute pas Ellie ». « Mon père il dépense plein d’argent avec ta mère, alors maintenant tu vas me le rendre ! C’est le mien cet argent » Le Jordan en question éructa et s’apprêtait à lever sa main sur moi quand un éclair blond jaillit. Ce qu’il a dit ou fait, je m’en souviens plus. « Ca va Ellie ? » me dira Mélanie, sa main toujours posée avec insistance sur la mienne. « Hein, heu … oui oui. » je n’arrivais pas à réaliser ce qui venait de se passer. « Ces yeux … c’était qui … » oui parce que c’était la seule chose dont je me souvenais. Ses yeux d’un bleu pur. Ses yeux magnifiques. Mélanie arquait un sourcil. « Hein ? Lleyton ? ». Ah oui … le fils Parks. Celui auquel je ne devais pas parler.


The Wild Ride
Et plus le temps passait, plus ma curiosité grandissait elle aussi. Il était … ainsi il n’était absolument pas le petit con arrogant qui courait en culotte courte dans notre jardin dès qu’il le pouvait. Mes parents m’auraient ils mentis. Et les propos de Jordan. D’où les tenait il. C’est à cette époque que j’ai apprise que tout fait, et toute rumeur part un temps soit peu d’un fait réel. Bien sûr je n’avais pas encore la dimension journalistique que je peux avoir maintenant. « Il est tellement beau Mélanie … » elle me regardait les oreilles rouges. « Mais tu sais ce que tes parents en pensent Ellie. Tu sais, tout le monde le sait … » mais je ne pouvais pas voir la jalousie dans ses yeux, et l’envie dans sa voix dès que je posais mes yeux sur cet adolescent qui résidait dans la maison à côté de moi. J’étais encore une princesse à cette époque, j’avais quatorze années, mais j’attendais toujours un prince charmant. « Allez va t’en ! » je lui faisais un signe de la main. « Allez va t’en ! » je soupirais doucement alors que je le voyais approcher de moi. Qu’est ce qu’il allait me dire. Je sentais mon cœur se mettre à battre très fort et je me sentais un peu idiote. Peut être même que j’ai bégayé un peu quand il m’a parlé. Mais … finalement, il était très sympa ce Lleyton. Je comprenais pas pourquoi mes parents l’aimaient pas. On a passé plein de temps ensemble, j’ai appris à ne plus bégayer à côté de lui. J’ai appris à passer un peu moins de temps avec Mélanie et à le voir de temps à autre. Et là où il fanfaronnait « Je vais voir la voisine » à ses parents, moi j’étais un peu plus discrète. Je partageais mon temps entre l’école où j’aimais beaucoup travailler et avec Mélanie et lui. « Je vais chez Mélanie ! » mais mes parents n’étaient pas dupes … enfin à l’époque je le pensais puisqu’ils ne semblaient ne rien dire. C’est avec lui que j’ai fumé ma première clope. Et mon premier joint. Que j’ai découché pour la première fois aussi à rester dans le terrain vague, grelottant un peu toute la nuit pour compter les étoiles. Mais je buvais ses paroles et alors il mettait son cuir sur mes épaules et me ramenait chez moi. « Tu passes beaucoup de temps avec lui, Ellie, t’as plus de temps pour moi ! » me disait Mélanie un matin avant un examen. J’avais une tête de déterrée. Elle était jalouse et je ne le voyais même pas. « Mais dis pas n’importe quoi, c’est mon meilleur ami. Et t’es ma meilleure amie ! » mais bien sûr, il était certain que je ne le voyait pas que comme mon meilleur ami. Et qu’elle non plus ne me voyait pas que comme une meilleure amie. Mais ça … C’est une autre histoire.


Tonight the world dies
Vous savez comme on dit que ce qu’on ne sait pas est parfois beaucoup mieux ? Bah … c’est une vérité vraie. Mon monde a volé en éclat. Je m’en souviens encore. J’avais dix-sept ans depuis un jour. Et j’avais eu envie de tout découvrir. La conversation entre mes parents la veille. « Tu sais bien qu’elle a été persécuée … tu sais très bien. Y’avait ce grand con là. Keynes. » ma mère s’était renforgnée. « Je sais c’est de ma faute … » mon père était venu la prendre dans ses bras et l’avait forcée à se reposer dans ses bras. « Mais non. Tu sais bien que c’est pas de ta faute. C’est lui qui a commencé, je le sais. » ma mère n’avait rien répondu. Est ce qu’elle consentait ou alors est ce que mon père avait raison ? « Elle passe de plus en plus de temps avec Lleyton, et j’ai peur de ce qui pourrait se passer si ça se savait. » je m’étais mordue la lèvre. Oh alors ils avaient remarqué … « Oui Jer’. J’ai bien vu qu’elle le voyait. Elle passe beaucoup trop de temps avec elle, mais j’ai peur que ça fasse l’effet inverse. Regarde, eux ils ont toujours interdit à leur fils de venir, et qu’est ce qu’il a fait dès qu’il a réalisé la présence d’Ellie ? » « Venir la voir oui je sais … » soufflait mon père. « Je veux pas qu’elle souffre. Je veux pas qu’on la regarde différemment Jer’ » elle posa sa tête sur son torse et laissa couler quelques larmes. « Je sais, mais on peut pas lui en parler. Ca sera encore pire après. Et puis … ça sera encore pire avec les Parks après … » je m’étais un peu rapprochée, cachée derrière la porte. Près du bureau de mes parents où ils tenaient ce conciliabule secret. « Ils vont dire que c’est son frère. Tu le sais … » et la … je pris la plus grosse claque de toute ma vie. Je reculais de deux pas, estomaquée et réellement sous le choc. Lleyton … mon frère !? Alors que mes parents continuaient de parler je m’enfuyais des larmes plein les yeux.


Burried Alive
« Tu sais ce qu’ils disent sur mes parents toi ? » avais-je dit à Mélanie, la voix tremblante. Elle m’avait regardée et n’avais pas osé me le dire à voix haute. Elle avait hoché de la tête simplement. Et puis elle m’avait tout raconté. Les rumeurs. Comme quoi ma mère et le père de Lleyton auraient fauté ensemble. Et le monde se mit en pause. Il était … il … doucement elle s’était approchée de moi. M’avait prise dans ses bras. « Shhh, calme toi. C’est pas grave … ça va passer » mon amour pour lui s’envolait dans mes larmes. Mes espoirs avec lui. Mes fantasmes de lui. Mes envies et ma raison s’éteignaient. Ses bras étaient chauds, elle sentait la lavande Mélanie. Et ses lèvres étaient douces quand elles se posèrent sur les miennes.
[..]
« Nan je peux pas, je suis désolée Lleyton. J’ai des cours à terminer d’étudier. » j’essayais de l’éviter le plus possible. Et toujours je sortais des excuses bidon. J’avais cependant quand même préparé quelque chose pour son anniversaire. Un album de nous. Lui et moi, des moments volés, des photos, des brins d’herbe du premier endroit où on s’était roulés, une mèche de mes cheveux roux la première fois que je les avais coupés –et regretté- le sable des vacances où il n’avait pas été là, un paquet de cigarette, et nos écritures jointes, celles qu’on avait laissées sur des serviettes de fast-food. « Mais … je comprends pas. On est ensemble, non ? » avait dit Mélanie assise à l’autre bout du lit. « Oui, pourquoi !? » avais-je demandé en arquant un sourcil, toujours plongé dans ces pages de ma mémoire. « J’ai l’impression que tu es toujours plus avec lui qu’avec moi. Même quand t’es là c’est avec lui que t’es. Regarde ! » dit-elle en désignant le livre. Je souris doucement. Je ne lui avais jamais parlé de cette histoire ou plutôt dit précisément qu’il était mon frère. « Il reste mon meilleur ami Mélanie … mais si ça peut te prouver que je suis toute à toi … » je poussais le livre qui tombait au pied du lit et allais me placer à califourchon sur elle pour l’embrasser à pleine bouche. « Ca te rassure ? » dis-je avant de passer mes bras dans son dos. C’est alors qu’il fit irruption dans la chambre. Terriblement gênée je me relevais et regardais Mélanie avec appréhension. « Lleyton, qu’est ce que t- » mais il ne me laissais pas le temps de parler. Il était rouge, il avait vu quelque chose que j’aurais préféré qu’il ne voie et sache jamais. « Alors c'est ça que tu faisais pendant que tu m'ignorais? Tu te tapais une nana? Ta putain d'amie d'enfance? J'y crois pas, je rêve, tu me dégoûtes putain, tu me dégoûtes, tu le sais ça? Moi qui t'attends depuis des semaines, des mois, merde, j'étais fou de toi. Complètement fou mais quelle importance hein? T'as raison, être lesbienne, c'est ce que t'as fait de mieux dans ta vie. Définitivement. » je le regardais, les bras croisés sur ma poitrine. « T’es pas un peu gonflé toi quand même tu débarque comme ça sans prévenir, sans m’appeller ou autre. Tu as de la chance que je n’aie pas été avec mes parents. Non mais tu te prends pour qui ? Tu as cru que tu étais qui ? » dans ma tête les spots lumineux clignotaient. « c’est ton frère », « c’est ton frère » « Mais t’es personne, t’as jamais été personne pour moi. T’es comme mes parents disaient, de la mauvaise graine, un petit con arrogant qui se prend pour mon chevalier en armure blanche. » mon visage était devenu tout rouge, je me retenais de lui dire la vérité. Je lui en voulais d’avoir été aussi proche, aussi charmant. Mais plus que tout … Je m’en voulais d’être tombée amoureuse de lui « T’es rien pour moi, alors dégage. Dégage ! » Seulement … il n’avait pas entendu. Ou je ne le pensait pas. Il était déjà parti. Depuis quelques minutes probablement. Je tombais à genou au centre de la pièce laissant s’ouvrir toutes les vannes. Mélanie inquiète me rejoint immédiatement passant ses bras autour de moi. « Calme toi. C’est passé. » oh son petit rictus, son sourire satisfait … Non Lleyton n’était plus un obstacle pour elle …


Second Heartbeat
« Tu me manqueras » c’était un déchirement pour elle. Pour moi … peut être aussi. Mélanie. Ma Mélanie déménageait. Ses études, elle voulait devenir photographe. Et moi journaliste. C’était pas incompatible, mais niveau faculté … si on allait à des endroits différents. Moi je restais par ici. Dans le coin. J’aimais bien trop mes parents pour ça. « T’es sûre que tu veux pas venir avec moi à Londres ? » je hochais négativement de la tête. Elle avait peut que je retrouve Lleyton à son départ. Mais tout était cassé entre nous. C’était sûr. Et puis je ne voulais plus le voir ; le plus loin il était de moi, le mieux c’était. Mes parents, ça semblait les réjouir. Je pouvais le comprendre. Je lui laissais un dernier baiser et la regardais partir. Le cœur lourd.
[…]
« Mais non je peux pas ! » je soupirais doucement « Oh mais allez, soit pas rabat-joie, allez quoi Ellie !. » disait Stephan en passant ses bras autour des mes hanches pour m’attirer à lui un peu plus près. « Stephan arrête » dis-je en faisant mine de me débattre sans le vouloir réellement. « Je veux pas que Robinson me remonte les bretelles. » il émit un petit rire. « Tu te moques de moi Ellie. « Mademoiselle Fitzpatrick est un de nos meilleurs éléments, n’hésitez pas à lire ses articles, ses conclusions sont très bien écrites et son œil critique est acéré. Je vous invite tous à la prendre en exemple. Il y a fort à parier que dans quelques années elle donne naissance à un Pulizer » Vraiment, tu me dis ça a moi ! A MOI Ellie ! » dit-il en mimant la voix profonde de notre professeur. « Arrêtes, tu vas me faire rougir » je le poussais un peu de la main et il m’entrainais avec lui dans sa chute. Quelques minutes plus tard nous roulions sous les draps joyeusement.


Gunslinger
« Elayne, vous irez faire l’interview du soldat s’il vous plait !? » mes yeux pétillaient, mes mains tremblaient. Depuis des années j’avais attendu ça. Depuis des années j’avais voulu mon article. MON sujet rien qu’à moi. J’avais décrit et défendu des causes. Les féministes. J’avais écrit contre l’homophobie, j’avais essayé de bouger le monde dans ma mesure. J’avais essayé de changer les choses à ma manière. Avec mes armes. Avec mes mots. Il était parti à la guerre. Au front. Et moi mon front c’était les lignes éditoriales. Les presses et l’odeur du journal. Je me prenais pour un soldat, un stylo à la main. Défendant la veuve et l’orphelin. Mais je ne réalisais pas ce que c’était réellement d’être un soldat. Lui le savait. Lui … lui n’était plus là et pourtant à chaque gueule cassée que je voulais, à chaque reportage à la télé … Je ne voyais que lui. Son visage. Mon frère.
[…]
Je restais figée. Comme pétrifiée sur place. En face de moi. Cet homme c’était lui. La guerre lui était passée dessus. Il avait le visage buriné, les traits durcis, et son regard n’était plus aussi innocent qu’avant. Le temps était passé sur lui et pourtant je pouvais toujours voir ce gamin qu’il était. Ce voisin dont j’étais tombée amoureuse. Ce frère qu’il s’était révélé. Il avait bien changé oui, et je m’en voulais. Je tentais de rester professionnelle, mais tout d’un coup je me sentais mal dans ma peau, mal dans ce tailleur qui me serrait le ventre. A moins que ça ne soit le poids de la culpabilité. Quelle fut ma première question, à vrai dire je ne m’en souviens plus. Je ne me souviens que de cette sensibilité touchante. Ces propos crus. Ce témoignage crève cœur qui me soulevait l’estomac et faisait des nœuds avec mes organes. Sa voix. Son regard. Son putain de regard. J’étais suspendue à ses lèvres. Je vivais par procuration son périple sans jamais pourtant pouvoir être capable de le comprendre et le ressentir entièrement. Je m’en voulais. Je m’en voulais. « Pardon. Je … j- » mes talons claquaient sur le sol et je m’enfuyais en courant laissant là carnet et stylo, sans avoir écrit un seul mot. Je me sentais mal. Je me sentais terriblement mal. Mon cœur me brûlait. J’avais envie de hurler. De hurler à la lune au soleil et aux étoiles. Ma peau, je voulais l’arracher, retirer cette peau putride et dégoutante. Mon être entier était en fusion. Et ça sortit, alors que mes mots ne trouvaient pas le chemin d’une feuille de papier. Mon contenu gastrique, lui … se répandait sur le sol en une encre visqueuse et collante. Je gerbais les secrets, ceux que je lui avais caché, ceux que j’avais découverts. Ceux qui nous tuaient à petit feu. Je me sentais responsable de ses mots. De ses maux. Il était parti à cause de moi. J’avais causé ça. J’avais …

Et il me rejoint … pourquoi … comment … et .. et … ses mots, putain ses mots me donnent encore plus envie de hurler. Sa sensibilité. Sa voix. Sa … je ne trouve même plus mes mots, une journaliste qui ne trouve plus ses mots, c’est assez désespérant … non ? Alors je reste froide, le regard dans le vide, résistant à mon envie de me jeter dans ses bras, de pleurer toutes les larmes de mon corps contre le sien. Je me mord la joue pour ne pas répondre. Je ne dois pas répondre. Je l’aime. Mais il est mon frère. Il est mon frère … mais je l’aime. Et j’en viens même à lui en vouloir ! Pourquoi je suis la seule à avoir découvert ce truc. Pourquoi … pourquoi il n’est pas curieux il s’est dont jamais posé la question de savoir ce qu’étaient réellement ces secrets entre nos parents. Ses mots … ses mots étaient des mains, qui venaient de pénétrer sans vergogne dans mon corps, à même ma poitrine. Qui s’amusaient à coups de couteaux aiguisés à taillader dans le vif, a ne faire aucun répit d’aucun des organes de mon corps. En insistant sur le cœur. Mon pauvre petit cœur qui se retrouvait ici réduit en compote. Gaché menu. Ou Haché menu. Putain je perdais les mots. Je perdais l’esprit. Je perdais tout à son contact. Une boule se formait dans ma gorge. Mon visage hantait le sien. Comme le sien avait hanté mes jours depuis son départ. Nous n’avions que vingt-deux ans et on avait déjà connu la guerre. Au sens propre comme au sens figuré. Il venait de m’abattre. Ses flèches ou balles m’avaient transpercées de part en part, me laissant aussi désabusée que triste. Sans âme. Mon essence s’envolait. Je devais la rattraper. Si un jour je pouvais la rattraper. Le plus dur était de rester sans réaction. Impassible. Ne pas montrer que tout mon être criait. Que je l’aimais à en crever. Il est mon frère. Voilà les quatre mots que je me forçais à garder à l’esprit. « M … » ma voix se fit tremblante mais je serrais le poing pour me donner du courage. « Merci pour l’interview. Le journal vous fera parvenir une copie gratuite du résultat ». Je tournais les talons et partit sans mon matériel vers ma maison.

LA GUERRE FAIT DE NOUS DES COQUILLES VIDES.

Par Elayne Fitzpatrick

« La douleur n’est qu’un état d’esprit » voilà ce que l’on apprend de la bouche du soldat Parks. Ses mains sont crispées et ses pensées sont toujours là bas. Avec ses frères d’armes, vivants ou non. Ses frères tombés hantent ses souvenirs. Et la vision des plus horrifiantes s’impose à nous. Mais on ne peut pas comprendre. Nous restés au chaud dans nos pénates. On ne peut pas comprendre ce qui se passe sur le front. Les soldats voient la mort au quotidien. Ils la vivent et la ressentent d’une manière bien différente de nous quand on a perdu notre chat préféré ou notre chère Mémé Momo. Ils y assistent, impassibles. Le corps décharnés de leurs amis, ennemis, ou des civils sera toujours imprimé sur leurs rétines, et ce comme un tatouage au fer rouge. « C’est la faute de personne, c’est le système, c’est la guerre » déclare t’il avec une humilité déconcertante. Sa frustration et sa colère se lisent sur un visage pourtant resté impassible et on devine aisément sans pouvoir les imaginer toutes les horreurs qu’il a pu voir et qu’il raconte avec réalisme [SUITE DE L’ARTICLE PAGE DEUX]


Seize the day
« Vous êtes une journaliste en or, on vous l’a déjà dit ça Miss Fitzpatrick ? » mon patron me félicitait de l’article que j’avais produit. L’interview du soldat. L’interview du frère qui en réalité ne mentionnait qu’une seule partie de son discours. « Heu … » « Allez ne faites pas la timide, vous l’avez bien mérité en tout cas. Je ferai en sorte que tout le monde sache qui est Elayne Fitzpatrick, je peux vous l’assurer » son sourire honnête et encourageant me torturait. Cet article me tuait. « Merci chef » dis-je en plongeant le nez dans mes chaussettes. « Appellez moi David je vous en prie » « D … d’accord, David » dis-je. Cet article me le rappelait. Et me donnait envie de mourir dès qu’on parlait de lui. Pourquoi fallait il que je rencontre la consécration en parlant de lui. « Je suis maudite … » murmurais-je en m’éloignant du bureau du patron.

« Ellie, vous ne voudriez pas sortir un peu votre nez de l’ordinateur !? » je relevais la tête, David Parrish me dévisageait. Déjà deux ans qu’il était mon patron et ce bonhomme était toujours aussi sympathiques avec moi. « Mais je le fais ! » dis-je me rebellant un peu. « Mon fils, Logan a besoin d’une cavalière pour ce soir. Je me suis dit que tu pourrais l’être » oh non il essayait de me caser avec quelqu’un. Son fils en plus … je souris un peu gênée. « Pas de « mais » qui tienne. La réservation est à huit heures au Crocket’s. » « Mais je croyais qu’il avait … » mais il n’était déjà plus la.
[…]
« Vous êtes encore plus ravissante en vrai qu’a travers vos articles Miss Fitzpatrick » je me mis à rougir. Les hommes ce n’était pas mon truc. Ni les femmes j’ajouterai au cas où vous vous demandiez. « Je vous préviens tout de suite Monsieur Parrish » « Ah non appellez moi Logan, Monsieur Parrish c’est mon père » « Heu … Logan … je ne cherche pas le grand amour, je ne pense qu’au travail. Le matin je me réveille avec la trace des touches du clavier sur la joue car j’ai veillé à l’ordinateur toute la nuit. » je prens une petite gorgée de rosé. « Je ne cherche vraiment rien du tout. » il se met à rire doucement. « Hé … hé attendez Elayne. Attendez. Un diner ça n’engage à rien. Je compte pas vous mettre la bague au doigt ou vous offrir un chien et une belle villa. On mange » il sourit « Rien de plus » Je me met à rire, un peu mal à l’aise. Beaucoup mal à l’aise d’ailleurs … jusqu’à ce que mon téléphone sonne. « Excusez moi il faut que je prenne cet appel » dis-je sincèrement désolée. « Allô papa, qu’est ce qui se passe !? » demandais-je inquiète. Un pressentiment …


Eternal Rest
« Cancer du Sein ». Trois mots qui détruisent ta vie encore plus qu’elle ne l’était déjà. Trois mots du diable. Elle l’avait depuis un moment mais ni lui ni elle n’avait jugé bon de le lui dire … Parce qu’il ne faut pas qu’elle s’inquiète. Qu’ils sont fiers de ce qu’elle est devenue. Que chaque jour que dieu fait ils attendent le prochain article de « L.Fitz », mon pseudonyme à présent. Assise sur le lit de ma mère, dans cet hôpital lugubre de Sheddington. Ma main sur la sienne. Mon cœur saignant. Je la regarde. Même dans sa presque mort elle est belle. Auréolée de lumière. Elle est toujours ma déesse. Elle est toujours ma mère. Mon Erin. « Ellie. Il faut que je te dise … Ellie … tu » je pose mon doigt sur sa bouche « Shhh » l’intimant de se taire mais elle refuse. Elle regarde mon père qui sort de la pièce en silence. « C’est quoi … qu’ … » elle prend ma main dans la sienne, sa main si faible. « Ellie, ma chérie. C’est à propos de Lleyton. » je la regarde et baisse les yeux. « Mon frère … Je sais maman. Je vous ai entendu papa et toi. Je le sais … » elle me regarde en faisant des gros yeux. « C’est ce que tu as cru. Ellie … Non … je n’aurai jamais fait ça a papa. Je … J’aime ton père tu sais, tu le sais, je l’aime de tout mon cœur. Mais Lleyton n’est pas ton frère. » je ne comprenais pas. Je … Je m’étais trompée. « Maman je t’en supplie ne me dis pas ça pour apaiser ma douleur de te voir partir. » je ne voulais pas savoir. Et en même temps je voulais savoir. « Maman je t’aime. Mais tu n’as pas a te justifier. Je ne t’en veux pas tu sais. Je ne pourrai jamais t’en vouloir. Je t- » mais elle posa son doigt autrefois si beau sur ma bouche. « Mais laisse moi parler Ellie. Quelques temps avant ta naissance … le père de Lleyton et moi avons eu une histoire. » elle ne parvenait toujours pas a prononcer son prénom. Je crois que de toute ma vie je n’avais jamais entendu ma mère prononcer le prénom du père de Lleyton. « C’était une erreur. Mais … sa femme n’était jamais là. Et ton père … ton père … » sa voix s’étranglait. « Ca n’a pas duré. Dès que j’ai su que Lucy était enceinte … on a tout de suite arrêté. Mais nos époux respectifs étaient déjà au parfum. Il y a eu les doutes, les cris et les pleurs. Mais je te jures … je te jures que tu n’es pas sa fille. » elle ravala difficilement sa salive. « Tu as encaissé tout ça des années maman, tu les a entendu dire ces choses, horribles sur toi … » elle fermait les yeux et hochait positivement de la tête. « Je m’en fichais, ton père et moi savions la vérité. C’était tout ce qui compte. Mais Lucy a voulu qu’on fasse un test de paternité quand tu es née. » sa voix s’étranglait. « Rentre à la maison. Rentre à la maison et va dans le bureau de papa. Le tableau avec les trois chiens il y a un coffre derrière. Le code c’est ta date d’anniversaire. Le test est dedans. Tout est dedans. Tout ce qu’il te faut ma fille. Il faut que tu vives. Sois heureuse. Et ne nous en veut pas. Ne m’en veut pas » j’éclatais en sanglots. « Je veux pas te quitter maman, j’ai encore besoin de toi … » elle me repoussa du bras. « Va t’en Ellie. On revoit dès que tu as lu ce papier. Pas avant. » elle était injuste. « Je t’aime ma fille. Tu es ce que j’ai de plus cher au monde. » je déposais un baiser sur son front et pris mes affaires avant de quitter l’hôpital à la demande de ma mère. Mes mains fébriles eurent du mal à taper le code. Et il était là. Le papier … ce morceau de papier qui anéantissait tout depuis mon dix-septième anniversaire. Celui qui disait que j’avais eu tord. « C’est pas mon frère … c’est pas … » je soupirais … mon regard tombait sur autre chose dans le coffre. J’arquais un sourcil. « Qu’est ce que … » le cahier. Son cadeau d’anniversaire. Je tournais les pages, revivant notre enfance insouciante. Loin de ces idées d’inceste qui étaient venues polluer mon esprit. « Putain … oh putain … LLEYTON » hurlais-je avant de choper mon ordinateur et de trouver en trente minutes chrono son adresse. « C’est pas mon frère. Putain c’est pas mon frère …. Je t’aime Lleyton je t’aime … je … » j’ai roulé toute la nuit jusqu’à arriver à l’adresse que j’avais trouvé. Echevelée et pleine de sueur je m’en foutais je toquais à sa porte. « Lleyton ! » mais … je tombais nez à nez avec une femme. « Oh … » je tombais en arrière. Je tombais dans le néant. « Pardon je me suis trompée d’adresse. » je retournais dans ma voiture, la tête contre le volant je me maudissais. A des kilomètres de là, ma mère poussait son dernier soupir.


Unholy confessions
« Il a atterri en HP tu sais ? » mon père semblait plus apaisé à propos de Lleyton maintenant que ma mère était décédée. « Ah bon ? Qui ? » mais j’avais bien trop peur de la réponse. « Le bad boy en culotte courte. » bien sur … Lleyton … toujours Lleyton. Je ne sais pas ce qui m’a pris. « Tu devrais aller le voir » il me regardait avec ses yeux de grand sage. Il savait que je l’aimais, je ne pouvais pas le tromper. « T’es sûr !? » je savais pas vraiment si ça serait une bonne idée … « Il voudrait surement voir un visage familier » je me mordais la lèvre. Mais …
[…]
La pièce était sombre ou alors est ce que c’était le lieu. Mes poumons allaient etouffer à chaque pas que j’avais fait pour arriver ici. Il était de nouveau devant moi. Perdu. Désabusé. Différent. Aussi différent que semblable. Je soupirais en le voyant et sentis ma gorge se nouer. Les mots sont sortis de sa bouche. Il m’a expliqué. Il m’a tout expliqué. J’ai pleuré. On a pleure. Et on s’est pris dans nos bras. « Redevenons amis … » j’aurais bien dit « soit l’homme de ma vie » je savais qu’il l’était. Mais … « Reconstruisons. J’en ai marre de perdre des gens autour de moi. » et je déposais entre ses mains le cahier. « Joyeux dix-huitième anniversaire. Je n’ai jamais eu l’occasion de te le donner. » j’avais souri. Et sur ces mots échangés nous avions tourné une page douloureuse de notre histoire. La bague à son doigt me freinait de la transformer en une page heureuse alors je me contentais d’être là pour lui


Strength of the world
On s’était retrouvés comme avant. Il était la. Mon meilleur ami. Mon confident. Marié. Son alliance … mon silence sur ma vie. Sur la présence parfois de Logan. Nous fumions, nous dansions, nous rêvions. Nous avions trouvé une machine à remonter le temps et profitions de moments volés à l’enfance.
[…]
Le parc était lumineux et nous nous y retrouvions habituellement. C’était un endroit plein de joie et de paix. Et nous en avions autant besoin l’un que l’autre. « Salut » dis-je avec un sourire radieux. Mes yeux se posèrent sur sa main, vierge de son alliance qu’il avait toujours eu jusqu’à présent. « Lleyton … tu .. ton … ? » je le regardais « Elle est ou ? » mais je n’eut pour toute réponse que ses lèvres sur les miennes. Je jurerai que mon cœur s’est arrêté quelques microsecondes. C’était magique. C’était … inattendu et à la fois tant de fois fantasmé. Et en réalité vous voulez savoir. C’était encore mieux que dans mes rêves les plus fous. Si j’étais d’abord surprise, rapidement je me détendais le laissant faire, profitant de l’instant en fermant les deux yeux. Son baiser était profond et trahissait quelque chose de plus fort encore qu’une simple pulsion. Ses lèvres étaient délicieuses et me faisaient perdre la tête. Ses yeux, ces deux papillons bleus que j’avais l’impression d’avoir capturé dans mon petit filet finirent par s’envoler me laissant totalement désemparée et pantelante. « Heu … »


Blinded in chains
On n’a jamais parlé de ce baiser. De ce moment de folie. Peut être même que je l’avais imaginé. Vu tous les autres que j’avais fantasmé précédemment. Mais pourtant j’aurais aimé penser qu’il n’était pas un rêve. Et pourtant la vie avait continué. Avec lui, et avec Logan. Trente quatre ans. J’ai déjà trente cinq ans et il me sort cette bombe. « Je veux un enfant de toi Ellie … » le petit déjeuner n’est même pas terminé et j’ai manqué de m’étrangler avec la gorgée. « Pardon ? » je le regarde et il vient prendre mes mains, sérieusement. « Je ne te demande pas en mariage Ellie, je sais que c’est pas pour toi. Je t’offre pas une maison, je sais que tu voudrais pas, je t’offre pas un chien ou un chat ou une boite de chocolat Ellie, je sais que t’aimerai pas. Mais Ellie … je veux un enfant. Un enfant de toi. » je déglutis douloureusement. « Logan je … » il pose son doigt sur ma bouche. « Tu donnes tout à ton boulot. Tu accouches de tes plus belles œuvres un peu plus chaque jour. Alors s’il te plait. S’il te plait donne moi un enfant. Je ne te demande que ça. » je le regarde et je ferme les yeux … « Je … » je réfléchis. « Je suis stérile Logan » quand j’ouvre les yeux je vois que je lui ai brisé le cœur. Cet homme que j’aime pourtant bien qu’il ne soit pas Lleyton. Je lui ai brisé le cœur. Et pour un mensonge. « Tu es certaine ? » dit-il la mort dans l’âme. Je hochais positivement de la tête. « On vérifiera de nouveau si tu veux » dis-je posant ma main sur sa joue, pleine d’espoir que je savais ne pas avoir.
[...]
« Vous êtes stérile mademoiselle. Je suis sincèrement désolée. » j’avais réussi, car j’avais des contacts, a falsifier le document. Les résultats. J’étais parfaitement capable de procréer. Mais je ne le voulais pas. Notre société est régie par les enfants. Si je n’ai rien contre eux. Ceux des autres. Je sais que moi je n’en veux pas. Je baisse les yeux et Logan explose en sanglots. « Il y a d’autres solutions pour vous d’avoir des enfants vous savez. Pensez à l’adoption. Ou aux mères porteuses. » je grimaçais, me levais et pris mon sac sans broncher.
[...]
« En fait tu veux pas d’enfant avec moi ! C’est ça » je le regardais sans répondre. Mentir. Je ne savais faire que ça. Je en savais plus faire que ça. Je retournais dans le salon de la petite maison que j’avais achetée à Sheddington. « Arrête Logan. » dis-je. Je ne voulais pas en faire trop. Je ne voulais pas être trop bonne actrice. Je l’aimais. Oui je l’aimais infiniment. Mais son désir d’être père faisait tout dégénérer. « Regarde moi dans les yeux Ellie, et dis moi que tu veux quand même un enfant avec moi. REGARDE MOI PUTAIN ELLIE ! » sa main se referme sur mon bras et je fais volte-face pour lui mettre une gifle. « ARRÊTE LOGAN » je tourne les talons et je me met à courir. A courir sous la pluie battante. Contre le vent et les éléments. Et j’arrive à sa porte. La lumière est allumée et je sais qu’il est là. Je sonne. « Lleyton » murmurais-je avant de me réfugier dans ses bras. Les larmes coulent et innondent sa chemise. A moins que ça soit l’eau qui s’est infiltrée dans mes cheveux. Je me serre contre lui. Je ne veux pas parler. Je ne veux que lui. Lui et sa présence. Lui et son pouvoir de me faire aller mieux quand je suis au trente-sixième dessous. Alors il me met au lit, il me change et me sèche. Il me borde. Je le retiens de la main, l’implorant en silence de rester à mes côtés. D’être mon ombre. D’être mon ami. Et c’est dans ses bras que je m’endormais. Plus heureuse que jamais.


Trashed and scattered
Une fois de plus on n’en a jamais reparlé de ça. A croire que c’était encore un rêve. Ce qui n’était pas un rêve par contre c’était que quand je suis rentrée le lendemain Logan avait pris ses affaires. « Il est tout bonnement parti ... » avais-je dit à mon père au téléphone. « C’est probablement mieux ainsi. » et mon père avait acquiescé. Il était d’accord avec moi. « J’espère que David ne m’en voudra pas … » mon père avait ri un peu. « Je pense ma fille que q’il y a bien une personne qui peut te comprendre c’est lui. Après tout il ne voyait pas souvent Logan non ? Il sait ce que c’est d’être accro à son boulot. Et il sait que ça te rend une des meilleures journalistes de tout les temps ! » je me mis à rougir. « Papa, allez arrête de dire n’importe quoi. » il avait ri et m'avait invité à venir dîner le lendemain.


The wicked end
« Papa, c’est moi ! » Une année ou presque s’était écoulée depuis le départ de Logan. Et j’avais quand même eu du mal à m’en remettre. Je l’avais aimé. Beaucoup. Et intensément. Mais nous ne voulions pas les mêmes choses. Est ce que j m’en voulais de lui avoir fait croire que je ne pouvais pas avoir d’enfant ? Bien sûr. Mais je l’avais fait pour son bien. « Ellie ! » avait il dit en m’accueillant à bras ouverts. Ce soir j’aurai du passer la soirée avec Lleyton comme tous les jeudis, mais voilà il avait un rendez-vous d’affaire le lendemain à Londres. Alors on avait reporté d’une semaine notre dîner hebdomadaire. « Comment ça va !? » la soirée avait été légère et nous avions passé un bon moment dans le jardin à se souvenir des bons moments de notre enfance. A parler de maman et de cette historie avec les voisins. On pouvait en parler librement maintenant. « Je vais chercher une bouteille, je reviens » avait il dit avant de partir. JE souriais doucment et hochais de la tête. Mais quand au bout de dix minutes il n’était pas revenu je rentrais dan la maison familiale. Je le trouvais au salon. Le poste de télévision allumé. « l’avion n’avait pas décollé depuis longtemps avant de finir par exploser littéralement en l’air. Pour l’heure, on ne sait pas encore s’il y a des survivants. La compagnie Londonienne ne donne encore aucun détail ou aucun listing, mais l’avion qui aurait du atterrir … » je tombais dans les pommes.
[…]
Je me réveillais quelques minutes plus tard toujours sonnée. « Lleyton c’était … ce … » mon père me regardait l’air grave « Attends, viens on va prendre l’air. Ellie viens tiens toi à moi. » et il me porta dehors dans le jardin. « Lleyton … il était dans l’avion … il était dans ce putain d’avion. Il est mort papa. Putain il est MORT ! » c’était comme si on venait de me retirer le cœur et le piétiner en prenant bien son temps. J’étais détruite il ne restait que des miettes de moi. J’avais du mal à respirer et portais mes mains à ma gorge. Ce n’était pas possible hein. Il ne pouvait pas être mort !? Non ! Je tirais sur ma chemise au niveau du col faisant sauter quelques boutons au passage. « Putain … » et alors mes yeux tombèrent sur sa voiture … dans l’allée devant la maison de chez ses parents. « Lleyton ! » Mon sang ne fit qu’un tour. D’un pas je franchissait la barrière et allait frapper à la porte. « LLEYTON RHIAN PARKS OUVRE CETTE PORTE. »

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Eva-Lind Hansen
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MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 19:12



Eva-Lind Hansen

IS CHARLIZE THERON
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elle écrit en crimson

    - 37 ans
    - Chanteuse pour enfant devenue chanteuse pop-rock
    - Ukrainienne
    - Parents séparés très tôt
    - A retrouvé son frère fort heureusement
    - Forte tête, n'aime pas se laisser faire
    - Blonde et adore ses cheveux
    - Aime la lecture
    - Méprise les journalistes (sauf son frère)
    - Elle a très mal pris la disparition de son frère et a secoué terre et ciel pour le retrouver
    - Elle est très et trop probablement protectrice avec son frère
    - Elle n'a jamais eu de réel petit ami jusqu'il y a un an mais elle l'a quitté quand elle a revu Luke
    - Luke est ce qu'elle appelle "l'erreur qu'elle a fait à 16, 26 et 36 ans"


Liens
    - Love compliqué avec Luke Kraushofer (Michael F.)
    - Soeur de Julian Hansen (Benedict C.)
    - Producteur : Camille Samuels (Jonathan R.M.)


Recherche
    - FANS (elle est chanteuse depuis toute enfant, donc meme des gens qui la connaissent depuis toute jeune)
    - JOURNALISTES (elle les déteste il faut le savoir, ça peut être pourtant positif quand même ou négatif : ceux qui la pourchassent elle ou ceux qui veulent en savoir plus sur Julian)
    - AMIS (elle est assez agréable et sympa)


Je suis une de ces filles qui ne sait pas trop rire. C’est bizarre je sais. Mais je ne suis pas une personne qui rigole. Pas non plus que je sois spécialement dramatique tout le temps. Mais on ne me verra pas forcément très souvent rire. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas de sens de l’humour, mais disons que je ne vois pas l’intérêt de rire sans arrêt. Et puis … comme dirait ma mère. … « Ta voix, Eva, c’est fait pour chanter. »
Je ne suis pas une personne gentille ou généreuse. Ou disons que j’en use avec parcimonie. Je peux paraître froide oui. Peut être même un petit peu trop. Mais j’ai appris à être ainsi, j’ai appris à avoir la tête haute. A ne croire personne d’autre qu’en moi. Et je suppose que ça ça fait de moi quelqu’un d’arrogant.
Je suis humaine, et si je ne ris pas, je ne peux pas m’empêcher de pleurer. Je suis assez émotive, mais bien sûr, je garde ça pour la sphère privée. Il n’est pas question de montrer des larmes de crocodiles. Que ça soit au médias ou aux autres. Rare sont les personnes à m’avoir vues pleurer. D’ailleurs la seule personne doit être Julian. Pas ma mère. Oh non surtout pas elle. « Une Hansen ne doit pas pleurer, elle garde la tête haute. Elle ravale ses sanglots ». C’est donc ce que j’ai toujours fait. En apparence du moins.
Je suis aussi insatisfaite et c’est très enlevant. Je vais même jusqu’à pousser le vice d’être perfectionniste et pointilleuse. Je ne supporte pas le médiocre et peut être que parfois j’en attends trop de moi. Je suis une personne assez difficile à déchiffrer, et tant mieux.
Je suis rêveuse et romantique cependant. Non pas que je sois désabusée et que j’attende mon prince charmant au bord de la route, non, ça j’y crois plus. Mais je suis attachée à l’amour et sa notion. Tant que ça ne me concerne pas. Parce que moi … je suis pas faite pour aimer.


AVANT PROPOS
Un cri c’est quoi. Quand on a l’habitude d’en entendre tout le temps ? Je crois que j’ai jamais eu l’occasion d’entendre mes parents être d’accord l’un avec l’autre. Je me demande même comment est ce que l’univers à fait pour rassembler deux êtres aussi différents. C’est assez étonnant et même surréaliste. Longtemps je me suis demandée si je n’étais pas dans un genre de show où on apprend tout d’un coup comme ça genre en marchant dans la rue. « Vos parents ne sont pas vos parents. Surprise Surprise » ou le genre de canular comme ça. Parce qu’il est impossible qu’ils s’aient aimé un jour. Et même que leur amour ait donné non seulement un, mais DEUX enfants ! C’est étrange. C’est aussi assez débile. Ils se sont séparés quand j’avais quatre ans. Et vraiment c’était quoi l’intérêt de laisser les choses durer aussi longtemps ? Quand y’a pas d’amour ça sert à quoi de se forcer ? Pour les enfants ? Ca sert à qui merde si c’est pas pour leur foutre leur enfance en l’air ? Mais voilà, ils l’avaient fait. Je me souviens presque pas de Julian avant de l’avoir perdu, hormis qu’il était mignon et qu’il avait des yeux apaisants. Ouais, dans ce maelstrom de disputes, de vaisselle qui claque et qui se brise, y’avait lui. Lui et ses yeux. Apaisants.

LA DÉCOUVERTE DE LA VOIX
Des cris y’en avait plus. C’était au moins le point positif de la chose. Mais y’avait pas non plus ses yeux. Et je crois que je me suis fait à leur absence. Parce que je ne l’ai pas connu beaucoup, pas vrai ? Et tout passe. Et bien malgré moi, mon père, mon frère. Ils me sont passés. Et il faut dire que j’suis aussi devenue la poupée à échelle humaine de maman. J’au eu le malheur. Ou la chance …. Ou pas … de chanter. Comme ça. Un jour. Un truc … oh pas grand chose. Et ma mère, fragilisée bien qu’elle ne le laisse pas paraître par le divorce, à sauté dessus. Parce que j’avais une voix « hors norme » selon ses dires. « Une voix comme ça Eva, faut la chérir. » et elle me regardait avec ses yeux pleins d’espoir. Je savais que ça comblait toute la longue ribambelle de ses manques. Sauf que comme toujours, à moindre de ses phrases, elle se sentait obligé de rajouter. « Et ça c’est pas avec ton père qu’on l’aurait remarqué. » notons que pour une fois elle n’a pas tord. A travers les cris et la vaisselle ma voix je ne suis pas convaincue qu’elle serait passée. Et pourtant je me serai bien perdue dans ses yeux … Mais on ne choisit pas. Et d’une espèce de musique de cuisine où j’aurai pu m’épanouir, elle m’a traînée dans tous les studios pour me trouver un agent.

PREMIERES CHANSONS, PREMIERS SUCCES
J’ai été ce que l’on appelle une chanteuse pour enfants. Enfant moi même. La persévérance de ma mère avait payé. Et dieu sait que de ma persévérance elle en avait. Blonde, on m’a affublée des pires robes, qui à l’époque paraissaient « fashion » et qu’à présent on qualifie de « robes pour mémés ». Je n’ai pas eu le temps d’être timide. Je n’étais pas tout à fait arrogante non plus, mais … il fallait bien être à la hauteur des espérances de maman. « Une voix seule ne sert à rien. Tu le sais. Mais tu dois avoir l’attitude. Les petites filles doivent vouloir être toi. Les petits garçons doivent rêver de toi » ouais même chez les jeunes, les enfants, ce qui vend c’est toujours pareil. Le rêve. Et j’étais un parfait petit rêve. La blondinette ukrainienne dont les refrains restent dans la tête. Le succès est arrivé rapidement. « Tu vois t’as pas de nouvelle de ton père. De toutes manières même s’il essayait de te contacter je lui dirait d’aller se faire foutre » oh oui ma mère s’en fiche de parler « bien » ou pas devant une enfant. C’est une de ses grandes forces. Ou faiblesse allez savoir. « On est tellement bien sans eux ma petite chérie ! » et moi je me suis pas posée de question. Ils n’étaient plus qu’un vague souvenir. On ne peut pas manquer de ce qu’on n’a pas connu ? Et je ne les ai pas vraiment connu. Et … à ce que je pouvais en juger, ils n’avaient pas vraiment envie de me connaître moi non plus.

OU T’ÉTAIS TOUTES CES DERNIÈRES ANNÉES ?
« Je veux pas y aller ! » c’était catégorique. Dix années et j’avais aucune envie d’aller à ce truc. Tomber sur lui ne m’enchantait pas. Peut être que j’avais vraiment oublié tout ça. Et puis surtout j’avais peur. Pas que je sois avare ou riche, mais j’avais, et l’idée implantée par ma mère avait fait son chemin dans mon cerveau, que si je les revoyais, ils voudraient profiter de mon statut. De ma « petite célébrité ». Pas que je me prenne pour dieu. Mais je n’en avais aucune envie. Ca ne me plaisait pas. J’ne voulais pas. « Eva, on ne choisit pas. On ne fait pas toujours ce qu’on veut. Tu crois que ça m’a plu d’être marié à lui plus de quatre années. QUATRE ANS EVA-LIND ! J’ai supporté ça tout ce temps, alors tu peux bien faire l’effort de sourire pendant quatre heures ! ». Je soupirais doucement. C’était son idée de les inviter. Si j’avais pas vu les noms sur la liste j’aurais rien vu. Ma mère et ses tactiques perverses à mon insu pour jeter au visage de la partie masculine de la famille Hansen Et si en fait elle voulait probablement faire du buzz. Quoi qu’avec elle on ne sait jamais ce qu’elle a dans la tête. Elle n’eut pas le but escompté. Au contraire Julian et moi nous nous retrouvions comme on n’avait jamais pu le faire puisque quand on s’était quitté nous n’avions pas la parole de notre côté. Il m’a tout d suite plu. Et quelque part j’ai compris ce jour là pourquoi ma mère m’avait tenue loin de lui si longtemps. Elle avait tout simplement peur. Peur que lui et moi nous unissions contre elle. Contre eux. Parce qu’elle avait besoin de cette rancœur. C’était ce qui la faisait tenir depuis des années maintenant. En secret, nous continuions à nous parler. C’était notre petit truc à nous. Comme un secret d’état. Un plan militaire qu’on devait garder au péril de notre vie.

ET LA C’EST LA PREMIERE ERREUR DE MA VIE
Je ne crois pas à l’amour. Je n’y croirai jamais. C’est débile. J’avais seize ans. J’étais déjà tombée amoureuse de garçons. Tous de bonne famille. Amoureuse, vraiment ? Peut être non en fait. C’était probablement ceux que ma mère m’avait conseillés, ceux qu’elle avait mis sous mon nez. C’est bien pour ça que je ne m’en suis pas vraiment rendue compte quand j’ai rencontré Luke. Il ne me connaissait pas. Et croyez moi ça change beaucoup. Ca rassure sur le fait qu’il ne me parle pas juste parce que je suis connue. « Salut » j’avais rougi. J’avais beau avoir déjà vendu plein d’albums. J’avais beau ne pas hésiter à chanter l’amour, commencer à écrire moi même mes morceaux. Parler aux garçons ça avait toujours été une autre paire de manche. M’exprimer à l’écrit était plus simple qu’à l’oral. Et je me voyais mal transformer la salle où on s’est rencontrés plusieurs fois en plateau de tournage bollywood juste pour dire à Luke qu’il me plaisait bien. Quoi que rien que pour le fun ça aurait pu être drôle. Seize ans bon sang. J’avais seize ans et il a été mon premier VRAI baiser. Car je savais que je lui plaisais aussi. Mais aussi rapide et fugace qu’est le premier amour, il s’en est allé. Dans sa communauté. J’ai jamais bien compris les règles de vie des Amish. Et loin de moi l’idée de demander à maman car sinon c’est moi qui aurait été forcée de passer un interrogatoire avec la lumière braquée dans mes yeux. On a correspondu. Je crois que je suis tombée amoureuse de lui à ce moment là. Et puis … les lettres ont cessé. Il me répondait au début, ouais … juste un peu. Et puis plus rien. Je décidais donc de contacter le numéro qu’il m’avait donné et que j’avais précieusement gardé. « Bonjour, je pourrais parler avec Luke ? » ma voix était tremblante, ce qu’elle n’avait pas l’habitude d’être. « Luke ? Je suis désolée il n’y a pas de Luke ici. » surprise je bafouillais un peu. « Vous êtes sûr !? » mais pour toute réponse la tonalité coupée … bon …

LA VIE PASSE ET REPASSE. MAIS AVEC TOI C’EST TOUJOURS MIEUX
J’étais indépendante. Mais je la voyais beaucoup, je n’avais pas le choix, elle voulait gérer ma carrière. Et je n’avais jamais eu la force de la virer. Comment dire à sa mère qu’elle nous étouffe ? Mais j’avais eu quand même le droit de vivre seule, dans un appartement rien qu’à moi. C’était le pied. C’était génial. Je continuais à écrire. Je continuais à rêver, j’avais la chance de faire de ma vie ce que j’aimais. J’avais la chance de pouvoir vivre de ce que j’aimais. Et c’était rare. Et puis il a toqué à ma porte. « Mais bien sûr » la question ne se posait pas. Il pouvait rester le temps qu’il voulait. Il pouvait faire ce qu’il voulait. Je ne lui ai jamais demandé pourquoi il était venu, ni s’il voyait encore notre père. Parce que s’il veut en parler il peut le faire. Mais je ne pose pas de question, je ne suis pas de celles qui sont intrusives. Chacun à son jardin privé, moi la première. Les études, mes chansons, notre cohabitation se passait sans accrocs. Et les liens distendus par le divorce des parents se raffermissaient un peu plus chaque jour. Et puis vint le jour où je coupais le cordon ombilical. Vingt deux ans, vingt trois. Elle en a souffert. Et j’ai cru revivre.

ET LA C’EST LA SECONDE ERREUR DE MA VIE
Tout allait bien, j’écrivais, je composais. J’avais besoin de rien de plus. Ma vie se passait. Tranquillement j’étais bien. Juste bien. Pas besoin d’excès. Pas besoin d’amour. Tout était comme il fallait que ça soit. Et j’aurais rêvé que ça soit comme ça ad vitam aerernam. Et pourtant y’a des fantômes. Des fantômes qu’on croyait oubliés. Des fantômes qui reviennent juste pour le plaisir de nous hanter. Parce que c’est leur but. Aux fantômes. Tout allait bien, et y’avait cette cérémonie, ou ce bal. Ou ce … Merde ce truc quoi. Et il était là, avec dix ans en plus, et pourtant je l’aurais reconnu entre milles. J’ai du me mordre la lèvre pour pas prononcer son prénom en plein milieu de l’interview. Qu’est ce que c’était ce délire. Et puis … depuis quand il était dans le milieu. Quoi que espèce d’idiote en dix ans il peut s’en passer des choses. Regarde toi t’as bien réussi à te débarrasser de ta castratrice de mère, et pourtant c’était pas gagné. Nos regards se sont croisés. Et puis tout est allé vite. Rapidement les voix se sont mêlés, les banalités se sont échangées avant de laisser place aux lèvres et aux doigts. Les vêtements sont tombés. Et le lit est arrivé en avalanche. Les soupirs, la chaleur, les éclairs et tout ce qui va avec. Mais surtout … la baffe. « C’était bien … » le genre de phrases à ne pas dire après. Le genre de phrase qu’on regrette dès qu’elles ont passé le seuil de sa bouche. Et puis le regard qui s’assombrit. Les sourcils qui se froncent. Et les mots assassins. Ces mots que t’aimes manier en général et qui là se transforment en mains pour t’étrangler. « Oh mais … c’est rien de sérieux hein ! ». Ah … d’accord.

FAUT SE FAIRE UNE RAISON
Au moins on peut dire qu’il a eu le mérite de me donner mes plus belles chansons. Les plus introspectives. Les plus personnelles. Non pas de grand déballage de sentiments. Pas d’interviews de photos de moi en larmes. Pas de lamentations parce que Luke Kraushofer avait brisé mon petit cœur. Même si elle n’était plus là depuis longtemps, la rigueur de ma mère me revenait. Il fallait passer à autre chose. Rester vague. Et puis ne pas parler. Ne parler de rien. Ne pas se confier. Parce que voilà, c’est une chose de vivre. Mais ce n’est pas une raison pour exposer sa vie. Et puis tout passe. Tout finit toujours par passer. C’est la vie. Et puis y’a eu l’Amérique. Et de nouvelles chansons. Un nouveau public. Et ça m’a bien occupée je dois avouer. J’y ai même trouvé un producteur américain. Camille Samuels. Et moi et mon exigence on lui en a fait baver. On lui en a fait voir des vertes et des pas mûres, mais pourtant, il a toujours été là pour moi, de manière bien moins familiale que ma mère, et tant mieux. Sans compter que, j’ai beau être une chieuse de première, je sais reconnaître son talent, et surtout le lui signifier quand il le faut.

TOUT ARRIVE UN JOUR. QUAND ON NE S’Y ATTEND PAS
Jason. Jason Rivers est arrivé dans ma vie comme un cheveu sur la soupe. Et c’est souvent ce qui fait les plus belles rencontres. Il était perdu, tout seul, une carte en main. « Je peux vous aider ? » il a bégayé. Il a été surpris. Bon bien sûr je pouvais pas deviner qu’il avait vu ma photo dans le magasine qu’il lisait dans l’avion juste avant de débarquer à Shedington hein. Mais bon. Y’a des hasards comme ça de la vie. On ne peut pas deviner. Et puis je l’ai aidé. Et il a vu que je n’étais pas la « star » dont on parlait. Il était important. Il était là et j’en suis tombée profondément amoureuse. Je l’ai protégé des médias. Je ne voulais pas qu’on s’attaque à lui, je ne voulais pas qu’on s’attaque à moi. Comme j’ai toujours préservé l’identité de Julian. Oh on peut savoir que j’ai un frère, un petit ami ou un hamster. Je m’en fous. Mais en savoir plus … Ca ne regarde personne.

JAMAIS DEUX SANS TROIS … PAS VRAI !
Ce passé. Toujours le même. Cet inlassable et perpétuel passé qui te suis, que tu fuis mais qui te suis à la trace. Il est revenu. Toujours aussi beau. Toujours aussi présent dans mon esprit. Toujours aussi Luke Kraushofer. Et comme toujours, je n’ai pas résisté à ses sourires. Ses regards. Ses paroles. Il était là. Et il me voulait moi. Du moins c’était ce qu’il me disait. Ce qu’il me faisait croire. On peut vous croyez avoir trouvé une âme sœur et ne jamais pouvoir être avec elle ? Vous y croyez ? Ca existe ça ? « Je t’aime Luke » c’était la première fois que je le disais. De toute ma vie. Enfin, à Julian ça ne compte pas. Trente six ans et je le disais pour la première fois. Mais y’a pas d’âge pour l’amour. Si ? Le seul souci ? Jason était toujours dans ma vie … Enfin … « Je suis désolée Jason. Ca m’est tombé dessus. Comme ça. C’est pas de ta faute. Ce n’est pas de ma faute non plus. Je te jure que je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Mais je préfère être honnête. Je suis amoureuse de lui depuis que j’ai seize ans. Et on passe notre temps à nous croiser » j’étais honnête en effet. Je préférais l’être. Il n’avait pas eu le choix, je ne pense pas que ça lui ait plu, à qui ça plairait. Seulement lors de ce dernier baiser sur le pas de sa porte. Cette ombre dans mon dos … je l’ai pas vue. « Ca te dirait de venir vivre chez moi » mon ton était jovial, mais son visage était fermé. Luke me regardait comme si on avait perdu dix ans encore. Comme ce soir là dans la chambre d’hôtel. Et il m’a quittée comme ça. Sans explication. Il a juste laissé ma question en suspens et est parti.

UN MALHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL
« Répond Julian s’il te plait » je savais qu’il était loin. Je savais qu’il était probablement occupé. Mais j’avais besoin de lui. J’avais besoin de sa voix, Deviner ses sourires, ses mimiques. Sa présence me manquait et si j’en avais eu la force, je serai allée le voir par le premier vol. On ne se parlait pas forcément de nos vies. On était assez réservés. Fusionnels, et pourtant réservés. Je n’avais pas besoin de mots pour lui dire les choses, je ne sais même pas si une seule fois il a entendu prononcé le prénom de Luke. Mais il sait. Ce que ça a fait. L’impact que ça a eu. Une journée et demie j’ai attendu dans le noir, allongée sur mon canapé. En boule avec mon téléphone à portée de main. Et ça a sonné. « JULIAN ? PUTAIN JULIAN T’ETAIS OU » et là … ça a cinglé mes oreilles. « PARDON ! » Julian avait été pris en otage. Mon monde déjà si instable venait de s’effondrer totalement. Ni une ni deux j’étais déjà dans l’avion, mettant ma carrière en pause, sans prévenir Camille ou personne, j’étais à Washington. J’étais à faire le piquet devant toute organisation qui pourrait prendre en charge le rapattriement de mon frère. Ce drame a eu le bénéfice quelque part de me dévier de mes propres problèmes. Ce manque de lui. Cette douleur de ne pas savoir dans quel état il était, s’il pouvait manger, boire, se laver … Ce frère dont l’absence me brulait les veines. Je le criais sur tous les toits, je m’en prenais publiquement aux autorités que je qualifiais d’incompétentes. Que j’insultais copieusement. Moi la chanteuse populaire, je menais une quête, non une croisade pour retrouver celui que je ne supportais de perdre qu’une seule fois. J’ai fait plusieurs voyages là bas, sans aucun résultat. J’en ai perdu l’appétit, et le sommeil. J’ai mis ma carrière en pause. J’ai tout mis en pause. Parce qu’il est une partie de moi et la meilleure. Et parce que chanter dans un monde ou il n’était pas libre, ou son avenir était incertain … c’était blasphème. Ma voix ne me servait plus qu’à scander haut et fort. « Libérez Julian Hansen ! » parce que oui, je n’avais jusqu’à présent jamais parlé de ma vie privée. Mais là je m’en fichais.

MAIS HEUREUSEMENT LE SOLEIL FINIT TOUJOURS PAR REVENIR
« Julian » son prénom restait ancré sur mes lèvres tremblantes alors que j’attendais que l’avion se pose. C’était irréel. Je n’y croirai pas tant qu’il n’aura pas posé le pied par terre. Ce qui arriva. Mon cœur fit un bon énorme dans sa poitrine. Comme si des millions de ballons venaient de s’envoler. C’était presque la fête du 4 juillet dans ma tête. C’était la fin d’un calvaire d’un an et un mois. Un an et un mois sans lui. Sans savoir. Je fendis la foule, je m’en foutais de renverser les familles qui eux aussi attendaient leurs proches. Rien comptait plus en cet instant que mon frère. Mon petit frère que je pris dans mes bras ne voulant plus le lâcher pendant un bon quart d’heure. Les larmes ne coulaient pas. Je ne pleure que rarement. Et dans l’intimité. « T’as une mine horrible » dis-je en souriant après avoir réussi à me décoller de lui. Je ne suis pas portée sur l’humour, mais j’avais besoin de dédramatiser la situation. Main dans la main, refusant les témoignages, les récits. Les … « Foutez nous la paix ou je vous envoie mes avocats. » avais-je dit en passant mes mais possessivement autour de ses épaules. Julian avait besoin de temps et il aurait autant de temps qu’il voudrait.
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Eli 'Machete' Cortez
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MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 20:49



Eli "Machete" Cortez

IS DANNY TREJO
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elle écrit en darkred

    -42 ans
    - Chasseur de primes sous couvert de jardinier
    - il a une collection impressionnante de machete
    - il est Mexicain
    - il a des rides et plein de tatouages
    - il est très baraqué et impose le respect en un coup d'oeil
    - il a recueilli Lola à la mort de ses parents et l'a toujour protégée
    - il a eu le coeur déchiré quand il a du forcer Lola a le quitter
    - Il rêve de retrouver sa Lola
    - il ne parle peu
    - il n'aime pas les téléphones ou autre choses technologiques


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    -a revoir.



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    - CLIENTS (il est jardinier)
    - CLIENTS (il est aussi tueur à gages)
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« Pourquoi tu prends soin de moi Eli ! T’as rien de mieux à faire de ta vie !? » Cette gosse a le don pour poser les questions les plus gênantes. Et pourtant face à ses deux yeux curieux je ne peux rien. Je suis piégé. Moi, Eli Cortez, quand elle est là je me transforme en un de ces gros nounours de foire que l’on gagne au stand de tir. « Alors, pourquoi Eli !? » je lève la tête pour poser les yeux sur ce joli minois. « Dolorès, arrête de poser des questions » je la regarde mais je ne dis rien de plus. Elle m’a entortillé autour de son doigt cette petite fille. Seulement sept ans et déjà je mettrai le monde en pièce pour la protéger. Je la regarde venir vers moi, délaissant sa poupée pour poser sa petite mimine sur la machete que je suis en train d’aiguiser sur la table. Je soupire. « Ne touche pas à ça Dolorès » et une nouvelle fois ces yeux se lèvent sur moi alors que je suis près à fondre je me reprends. Non elle ne touchera pas à ça. D’un geste de main je la houspille pour qu’elle retourne à sa poupée et ses robes.

« Eli, tu te souviens de mes parents !? » quand je vous dis que cette gosse a des questions impossibles. Ses parents oui je m’en souviens. La dernière image que j’ai d’eux n’est pas bien fameuse d’ailleurs … elle a neuf ans maintenant. Mais comment dire à une gosse que son père a explosé la cervelle de sa mère. Que son père, junkie notoire connu de la police Mexicaine, a succombé quelques heures plus tard d’une overdose. « Allez Eli, raconte moi encore comment tu m’as trouvée ! » je soupire et pose la machete que je polissais encore sur la table avant de me tourner vers elle. La ou je disais qu’ils l’aimaient elle aurait du savoir qu’ils ne s’étaient jamais occupés d’elle. Là ou je disais qu’elle avait jamais manqué de rien elle aurait du se souvenir des longues journées de jeune. Là où je lui disais qu’ils étaient mort d’une crise cardiaque elle aurait du les savoir morts dans le sang et la gerbe. Mais ça … ça ne se dit pas à une gosse de neuf ans.

« Dis Machete, pourquoi t’as ce surnom ? » je souriais doucement, Dolorès grandit alors que moi je vieillit. Mes traits s’étirent et bientôt je ne serais qu’un vieillard. Elle est toujours une belle jeune fille. Elle a quoi … douze, treize ans. Et moi … tente deux, ou trente trois peut être. A la louche ouais. Un truc dans le gout. Lui parler des vilains ...  Des monstres qui hantent et peuplent notre monde … j'ai pas trop envie. Alors vaut mieux qu’la gosse sache le strict minimum. « Parce que je découpe les arbres comme personne » … pour en faire des pieux …

Mais j’aurais du lui en parler ! « Eli, je t’en supplie, laisse moi mourir ! » un salaud avait trouvé la trace de Dolorès et je ne savais pas comment. Quinze ans et elle était tenue en joue par une arme extrêmement dévastatrice et précise. J’en ai mal au cœur de la voir comme ça. Je lève les mains. Je lâche les deux machete que j’ai à la main. Je retire mon grand manteau où se trouvent les quelques … dix autres machete. Je le jette au sol. « Prends ma vie à moi, pas la sienne » mon cœur bat à tout rompre alors que chaque larme que verse Dolorès reste figée dans ma mémoire. « Eli, non ! » Le gars la relâche mais elle ne veut pas partir. Je lui fais mes gros yeux la forçant à détaler. Prenant une de mes machete, le connard déclare vouloir s’amuser avec moi comme je l’ai fait avec ses potes. Un premier coup taille largement dans ma chair à gauche, sur le flanc et j’espère que la petite est déjà loin.

Je suis à sa recherche. Depuis huit ans. Et ses questions me manquent. Elle me manque. Elle a du bien grandir. Bien changer depuis ce temps. Moi je me suis endurci. Vous dire comment je m’en suis sorti n’est pas vraiment utile. Mais je dois à ce salopard quelques bonnes entailles. Et aussi un des « meurtres » les plus jouissifs de la vie. Son visage hante mes jours. Mes nuits. Ma Dolorès. Ma Lola ...  Je m’étais promis de te protéger. Au péril de ma vie. Je te retrouver. Même en enfer ou au paradis. J’te retrouverais.

Lola ... J’suis qu’un fantôme quand tu vas ou j’suis pas ! Tu sais ma môme ... que j'suis morgan de toi.
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Gee M. Burgess
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MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 20:51



Gerard "Gee" Mikey Burgess

IS GERARD ARTHUR WAY
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    - 33 ans
    - Assistant de Liberty O'Riordan
    - En couple mais c'est un détournement de mineur
    - A de grandes convictions politiques et est de tous les meetings et manifestations
    - Depuis la disparition de son frère il fait tout pour le retrouver
    - Il a toujours pris son de son frère et a même fait de la prison pour éviter que lui y aille
    - Il ferait tout pour Ambroise, son frère est la seule famille qui lui reste
    - Il se sent responsable de la mort de ses parents dans l'accident de voiture (Amby et lui les embêtaient pour qu'ils leur racontent une histoire)
    - Il n'a jamais touché à la drogue
    - Il déteste son prénom et on l'appelle plus Gee que Gerard.
    - Il a des cheveux rouge pétant


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    - Love : Fay Ronson de Pau ?
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    - Assistant de Liberty O'Riordan de King ?



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    - AMIS (il est assez sympa)
    - ENNEMIS (Il est spécial et puis a été en prison peut être que ça plait pas à tous)


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It's you and me, and me and you ... and them

« Allez raconte nous une histoire papa! » j'étais sur la banquette arrière. Ambroise à côté me regardait un grand sourire aux lèvres et il confirmait ce que je disais. Oui on voulait une histoire. Une histoire tout les deux. Ma mère se retourna doucement et se mit à rire. « On se calme les petits diables » riait-elle avait de nous envoler des baisers dans l'habitacle de notre pauvre petite voiture sans prétention. Nous étions la famille Burgess. Elena, George, Ambroise et moi même, Gérard qu'on appelle plus souvent Gee! « Allez soyez sympa. Une histoiiiiireuh! » « Une histoireeeeeuh » scandait Amby à côté de moi. « allez si c'est pas pour moi pour Amby au moins! » et on prenait tous les deux nos têtes de chien battus. Je ne le vois pas mais je sens que mon père rigole. De derrière lui je vois ses paumettes se lever et je sans qu'il sourit. « Bon d'accord. C'est l'histoire de quatre Burgess en voiture » « GEORGES ATTEN- » c'est la dernière image que j'ai de mes parents. Écrasés par la camionnette de la poste que mon père n'a pas vu quand on l'a supplié de nous raconter une histoire. Ambroise avant cinq ans. Moi six ...


« T'en fais pas Amby ça va bien se passer » dis-je en serrant sa main dans la mienne. Mon frère, ne me quittait pas. Il ne me quitterait pas. on n'avait qu'un an d'écart peut être, mais pas question de m'en séparer. Je l'aimais trop. Et je ne voulais pas qu'on finisse chacun dans une famille d'accueil. « Vous allez voir, votre tante Gerda est très gentille, tout va bien se passer. » Nous avait dit la "grande personne" qui s'était "chargée de nous" à la mort de nos parents. Voila ... on était à présent devant la porte d'une distante tante dont je ne me souvenais jamais avoir entendu parler. Elle ouvra la porte et nous montra un grand sourire édenté. « Oh les voila les deux petits diablotins » elle semblait gentille. Et on y a cru avec Amby. « Oui vous verrez ils sont très gentils et calmes » et pourtant on sentait bien la gêne. Oh si personne ne nous accusait d'avoir tué nos parents. Nous seuls après tout savions qu'on les tannait pour une histoire quand c'est arrivé, on avait l'impression que c'était pourtant le cas. Qu'ils savaient ... « Entrez donc les enfants vous allez prendre froid! »

« GERARD! C'est quoi ce bulletin! » l'école c'était pas fait pour moi. « Je ... Gerda ...  » mais sa main trouva ma joue immédiatement. « On ne me répond pas morveux! » immédiatement Amby rappliqua alerté par les cris. « Vous êtes pitoyables les garçons. Je me saigne aux quatre veines pour vous et vous me remerciez comme ça! » j'avoue qu'on passait beaucoup plus de temps dans la rue ou avec des personne peu recommandables que sur les bancs d'école en ce moment. Mais bon ... On a aussi tout appris là. Mauvais à l'école. Pas apprécié dans cette "famille" que l'on était sensé former avec Gerda ... Ah pourtant y'en avait des moments marrants. Gerda voyez vous était une bigote tout ce qu'il y a de plus pur! Et Tonton Roger adorait passer son temps à raconter des blagues. Et je me souviens de ce repas de famille ou au milieu de tout tonton Roger, la bouche en cœur annonce. « Qu'est-ce qui est blanc et noir et qui saute!? » alors on se creusait la tête avec Amby, parce qu'on aimait bien l'oncle Roger. « Un panda qui danse? » proposais-je « Des pingouins avec le hocquet » proposa Ambroise. Mais non. Non toujours non. Je mangeais encore quand la réponse est tombée. « DES BONNES SOEUR SUR UN CHAMP DE MINE »


S'en était trop. Une énième baffe et elle allait s'en prendre à Ambroise cette fois-ci. « Mais pour qui tu te prends vieille peau. tu vas te calmer tout de suite. T'as pas eu d'enfants parce que ton vieil utérus il est tout désséché, c'est pas une raison de nous faire payer pour ça. Fallait inviter plus de jardiniers à venir l'arroser écoute. » Et j'ai claqué la porte, un petit sac dans une main et Ambroise sur les talons. On a rigolé ce soir là. La tête qu'elle avait fait était juste épique. On est allé dans le petit squat qu'il y avait un peu plus loin dans le centre. Pas super bien fréquenté. Mais notre bande avait déjà l'habitude de s'y retrouver. « Oh les frangins Burgess, elle vous a foutu à la porte le vieux Dragon!? » « Nan on lui a claqué la porte au nez. Sûr qu'elle est aussi ravie que nous! ». Et on a vécu quelques temps là dedans. C'était pas évident, mais on était tout les deux alors c'était ce qui comptait. Dès que je trouvais quelque chose à manger je le lui donnais. C'était impératif. Lui d'abord. Lui avant tout! On nous a proposé plein de choses indécentes. Coucheries. Drogues ... mais nan. On a refusé, c'était pas pour nous. On était pas des types très bien ou droits dans nos basket. Mais on n'était pas non plus à ce point la!

« Je vous jure, je suis le seul responsable! » je ne clignais pas des yeux. Et pourtant j'avais la gueule en sang. mais je voulais et je devais les convaincre. Amby ne passera pas par la case prison. Ca avait été quoi? Un truc tout con, je m'en souviens même pas. Mais la police est arrivé en triple vitesse, et j'ai préféré penser à sauver les miches des copains que les miennes. « Mais ne mentez pas Monsieur Burgess. On a vu les autres. Ils étaient là. Votre frère. Et le gosse Frederick aussi! » je hochais négativement de la tête. Non. Ils l'avaient vu, mais c'était pas des preuves formelles. « Tu te rend compte que l'autre gosse est dans le coma!!? » une bagarre entre "bande" rivales. Voila les dégats que ça peut faire. « C'est moi qui l'ai frappé. » Alors que c'était pas le cas. Mais je préférais que ça soit moi qu'Amby. Que les autres. Non surtout qu'Amby! Les autres je m'en fous! Et ils m'ont écouté. « La cour déclare Gerard Arthur Burgess a sept ans de prison. »

« Il est dehors. Au moins il es dehors. » c'était ce qui me faisait tenir.Ce que je me disais chaque jour. Ce que je pensais à chaque lever et à chaque coucher de soleil. J'ai dix-sept ans. Mon frère me manque, mais ... il st dehors, c'est ce qui compte. Pourtant ses regards suppliants me tuent à petit feu à chaque visite. Il me supplie de me défendre. Il veut que je le dénonce. Mais il n'en es pas question. « Je ne vois pas de quoi tu veux parler Amby ». Et le temps passe. Lentement uoi ... Mais ... sûrement, et je m'instruis. Pour une fois je m'intéresse à la lecture. Pour une fois je m'intéresse à quelque chose. La politique. L'écologie. Je me trouve des moteurs autres que le bienêtre et le bonheur d'Ambroise Burgess pour me faire avancer. Les essais nucléaires. Les pesticides. J'aiguise mon cerveau à ces problèmes sensibles et actuels. Le réchauffement climatique. Les guerres ... Je me suis assagi. Je ne suis plus l'homme d'avant. J'ai gardé ma colère. Je l'ai transformée en une dynamique de changement. Ou j'ai essayé en tout cas.

« Gee! » bien sûr il est là pour m'accueillir. « Laisse moi te regarder, p'tit frère.  » dis-je en emettant un sifflement admiratif. « T'es devenu un homme.  » il grommèle un peu que je suis idiot, qu'il a pas changé. Et puis surtout qu'il faudrait que j'arrête de le voir comme un gamin. Oh oui, mais demain n'est pas la veille p'tit frère. Tu resteras mon petit Amby à moi mon gars! Et je l'ai embarqué dans mes délires écolo. Dans mes  manifestations politiques. Dans mes actions contre la société actuelle. Le délire de la technologie et des médias. Comme si on avait besoin de ça ... Puis y'a eu ... « July Blake » la propriétaire d'un salon de café équitable au centre de la ville de Shedington, là où on avait aterri avec Amby. Ouais je crois que je lui plaisais bien à July. « Vous avez pas peur d'embaucher un sorti de prison? » demandais-je avec la plus grande des honnêteté. « Tout le monde peut faire des erreurs. Et tout le monde a le droit d'avoir une seconde chance. Pourquoi pas vous monsieur Burgess!? » je souriais doucement. Trois semaines plus tard nous nous envoyions en l'air dans la réserve. Oh ça n'a pas duré longtemps hein ... mais ... c'était bien le temps que c'était.

La journée allait être sympathique. C'était bientôt son anniversaire. Oui mon p'tit Ambroise comme toujours. Y'a que lui dans ma vie vous savez. Mon frère. Mon frère à moi. « Amby, j'ai une surprise pour toiiii »  chantonnais-je doucement pendant que je me préparais. Je l'avais trouvé la veille. Un magnifique blouson. Un dont il avait rêvé y'a des années. Avant que tout soit le bordel dans notre vie. Dans un carton un que je n'avais jamais ouvert bizarrement. Le blouson de papa. C'était à lui de l'avoir. « Papa ...  » murmurais-je doucement en caressant du revers du pouce le cuir vieilli par l'âge. Un peu élimé même. Mais c'est pas grave. Parce que c'est un souvenir. Un souvenir de papa. Après quelques minutes de marche, j'arrive chez lui et je sonne la bouche en cœur. J'attends, le cadeau dans mon dos, planté comme un piquet. Je sonne une nouvelle fois. « Allez bro, il est midi déjà, me dis pas que tu paresses encore au lit!? » Je patiente un peu. Je patiente encore ... « AMBYYYY! » dis-je un peu plus lourdement en tapant avec mon poing sur la porte. « Répond merde, je sais que t'es là! » je soupire doucement puis tire de ma poche mon téléphone et compose son numéro. « Répond répond répond répond répond ... ré- » « Le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué » hein. « AMBROISE SIDNEY BURGESS SORT DE TA TANIERE! » dis-je commençant à m'inquiéter. « Il est pas là, vous avez pas compris! » dit un voisin un peu bourru en sortant de chez lui avec une batte de base-ball. Mais ... on peut pas disparaitre du jour au lendemain.

« MAIS VOUS VOUS RENDEZ PAS COMPTE! C'EST MON FRERE. MON PETIT FRERE! » je frappais du poing sur le bureau de l'officier de police. Oui c'était pas des plus malins. Mais ... Déjà trois mois qu'Ambroise avait disparu. « Monsieur Burgess. Attention ou on vous fait arrêter pour outrage à agent! » je lisais dans ses yeux la colère. Et oui je connaissais l'officier Robinson. On s'était déjà croisés à quelques manifestations. Il savait mon passé. « Je vous le répète ... on ne peut rien faire pour vous. Votre frère est majeur et vacciné. S'il a décidé de partir. C'est son choix » S'en fut trop, j'étais déjà mes mains autour de son cou. « Mais vous êtes con ou vous le faites exprès. je vous dit que c'est pas son genre de partir sans prévenir! » non ... pas lui. Pas Ambroise, il ne m'abandonnerait pas. « Je crois qu'un petit séjour en cellule vous fera le plus grand bien »

Alors que je suis en train de tout ranger. Les pancartes, les écriteaux. Elle apparait. De nulle part. Et ça fait rire les copains. Ils me donnent un coup de coude. Je tourne la tête vers elle et passe une main dans mes cheveux un peu gêné. « Bonjour » répondis-je a son apostrophe enjouée et pleine de joie. Si elle pouvait jeter des fleurs je sens qu'elle le ferait. Et elle commence à s'embarquer dans un discours dont je ne suis capable que d'écouter un mot sur deux. Parce que vous voyez, cette fille. Dont je connais pas le nom. « Moi c'est Fay au fait! » ah bah comme quoi il suffit de le penser pour le savoir? « Moi c'est GeeBurgess Burgeess. Heu ... Gee Burgess » voilà que je me me mettais à begayer. Ouais bah c'est pas tout les jours qu'une fille vient se coller à moi. Ouais littéralement coller à moi. Elle continue son discours politique ou je sais pas quoi, mais moi je suis rien du tout encore. je suis captivé par ses yeux. Dieu que je dois avoir l'air con. Mais ses yeux putain ... Je l'avais déjà vu plusieurs fois à des meetings ... mais jamais d'aussi près. putain qu'elle est belle ... qu'elle parle. Qu'elle reste là. Je l'observe. J'passe ma main dans mes cheveux. Ouais ... Fay ...

« Fais Gaffe Fay, on pourrait nous voir! »  Bon je suis d'accord aller au cinéma c'était pas le meilleur endroit peut être pour ne pas être surpris, mais enfin on n’allait pas passer tout notre temps chez moi non plus quand même, non? Et puis bon le cinéma au moins les gens étaient occupés à autre chose, on était assis confortablement et puis bah c'était dans le noir. On choisissait toujours les séances avec le moins de monde possible. Et puis on se mettait toujours là ou personne allait. Genre sur les côtés. Déjà ses mains étaient dans mes cheveux. « Putain Fay ...  »  Je soupirais. Si ça se savait ... Oh J'EN AI GROS ... d'un geste sûr je la saisit par les hanches et la posais sur mes genoux. Et putain de merde. Elle me murmure des choses à l'oreille et je souris doucement avant de soupirer au creux de son cou. Pas le temps d'être romantique. C'est presque la fin du film. Je crois que Statham a bientôt sauvé le monde. A moins que ça soit Bruce Willis je sais plus. Putain ses mains, ses courbes. Elle me rend totalement fou et je halète. Elle est folle. Et elle est belle. Putain que j'l'aime. « Ah putain Fay ...  »  dis-je dans un soupir avant d'être aveuglé par un rayon de lumière. « ILS SONT LA! »    Oh putain. Le moment de panique. J'ai pris la main de Fay, et, pantalon sur les chevilles j'ai couru loin de la salle de cinéma, en riant comme un fou avec Fay sur les talons. Une journée en enfer hein? Bruce Willis qui retrouve son fils peut se rhabiller face à Fay Ronson ...

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ


Fay & Gee
You're like the cigarette to my lips. So obvious. So generous.
I hold you in my hand, and press my lips against you.
and it consumes both of us



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Ezekiel Morrow
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MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 21:01



EZEKIEL MORROW

IS ROBERT KNEPPER
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elle parle en sienna

    - 54 ans
    -  sans réel métier, il a été gourou fut un temps
    - il est cruel et vicieux
    - il a tué ses parents et sa soeur et a fait croire que c'était quelqu'un d'autre : pour le prouver il a été jusqu'à s'embrocher lui même sur une fourche
    - il est né "Zeke Morrow" mais change pour "Ezekiel Morrow" après la mort de ses parents
    - il est sadique et adepte de la torture
    - il n'a pas son pareil pour manipuler les esprits faibles
    - il avait une communauté à ses bottes à Aberdeen (US)
    - il a eu plusieurs enfants probablement, mais celui qui l'a le plus marqué fut Caïn.
    - Caïn a tué sa mère et préférée de Morrow, ce dernier a juré de lui faire la peau
    - après le départ de Caïn, Morrow a mis le feu et une fois de plus a laissé croire qu'il s'en était sorti : brûlure au bras;


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    - Fils : Caïn Mayland de Pau ?
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      - DE TOUT ()


    BIO
    Crie. CRIE JE TE DIS. Il était là. Devant elle et la regardait comme si elle n’était qu’un vulgaire animal. Et c’était ce qu’elle était à ses yeux. Aucune parole n’était sortie de la bouche de Morrow et pourtant ses yeux parlaient pour lui. Ses mains et ses yeux fous parlaient pour lui. Ezekiel Morrow n’avait que dix ans quand il a enrôlé sa première victime. Consentante ou pas. Rien à foutre. Il l’a prise par les cheveux. Et l’a trainée ainsi dans les escaliers, sans se préoccuper de savoir si sa tête heurtait les barreaux de l’escalier. Si ses genoux s’éraflaient sur les marches en bois. S’il allait trop vite pour que ses petites jambes puissent le suivre. « Ta gueule ! » a t’il hurlé dans le plus noir de la nuit. Ses parents dormaient depuis déjà longtemps. Mais sa sœur. Pas sa sœur. De deux ans sa cadette, la petite July n’avait rien demandé à personne. « Crie ! Crie je te dis ! » il n’était pas logique. Mais il s’en foutait de la logique. Elle n’avait pas le droit de citer ici. Parce qu’il n’était plus humain. Il ne l’était plus depuis longtemps. Un long sourire mauvais apparaît sur son visage quand il la fit se relever simplement par les cheveux que ses doigts enserraient avec puissance. « Regarde moi July. Regarde moi bien dans les yeux. » la petite fille tremblait mais ça ne semblait que plaire au jeune Morrow qui la regardait avec des yeux amusés. « J-j-je t’en pries Zeke! » il se mit à rire fortement. La grande résonna tant il riait. Il est étonnant de se demander pourquoi et comment les parents n’ont pas pu se réveiller ce soir là. Vu le vacarme qu’il a fait. Il l’a lancée dans un coin. Sur une botte de paille avant de secouer sa main pleine des cheveux de sa sœur. Il n’est pas nécessaire de savoir ce qu’il a fait après. Croyez moi. Et vous vous demandiez ce que faisaient les parents indignes ? Oh bah ils baignaient dans leur sang bien au chaud sous leurs couvertures.

    Et c’est ainsi que l’histoire commence. Une histoire entachée de sang. De poussière. De morve. De toutes les choses les plus répugnantes que vous pouvez imaginer. De tous les fluides vitaux. Parce que c’est ce qu’il préfère Morrow. Personne ne sait rien de réellement chronologique à son sujet. Mais avant ce triple meurtre, on ne peut pas dire qu’il passe inaperçu. Zeke Morrow se transforme en Ezekiel Morrow. Et vicieux comme il est, il va même jusqu’à se jeter sur une fourche, pour paraître blessé. C’est un garçonnet plein de larmes qu’on trouva dans la grange. « Il a voulu tuer ma sœur, il l’a emportée. Il … il … J’ai rien pu faire » déjà à l’époque ses grands yeux racontaient des mensonges. Sa bouche vile proférait les pires atrocités mais on lui aurait donné le bon dieu sans confession. Parce qu’il sait y faire Morrow. Et il ne s’en prive absolument pas d’ailleurs

    Le sourire était large et même plus que ça. Les années sont passées mais l’homme et le petit garçon « perdu » de la grange sont bel et bien la même personne. Perversité et vice n’ont jamais cessé de l’étreindre. Et même au contraire plutôt, ils ont établi en lui un nid plutôt douillet. Parce qu’il n’a jamais cessé une seconde de penser au mal. De faire le mal. Parce que son sourire lui a ouvert bien des portes et bien des cuisses. Et qu’il en a profité. Il a aimé faire couler le sang. Des vierges. Des moins vierges. Et qu’il ne peut pas mentir face à elles. Les femmes. Toutes les femmes. Son pêché mignon a toujours été la chair féminine. L’odeur particulière de la sueur d’une femme qui se débats pour sa vie. C’est l’essence même de la vie c’est … tellement grisant qu’il y colle son pif et qu’avec il renifle toute les parcelles qu’il peut. Parce qu’une femme est reine, une femme est … également pècheresse. Et un femme doit être maitrisée. Et ça il a bien compris le bougre. Avec ses yeux doux, ses œillades, et ses paroles mielleuses … il a tôt réussi de monter cette … communauté. Cette organisation même  Aberdeen. Oh les faibles et désespérés qui le rejoignent. Qui se rassemblent autour de lui, attirés par son charme indélébile. Et dès lors il n’a plus besoin de rien. Heureux comme un roi, le pacha au milieu de son monde. Le prince dans son harem. Il n’a plus besoin de se sâlir les mains. Il n’a plus besoin de saigner les gens. Il en a d’autres qui le font pour lui. Et c’est encore plus planant. C’est encore plus excitant. Oh bien sûr ça ne l’empêche pas de se défouler lui même. Mais au moins là, il peut toujours accuser un membre de « la communauté ». Parce qu’il sait très bien qu’ils se sacrifieront toujours pour lui. Qu’ils feront toujours tout pour le sauver. Pour lui éviter les tourments. La preuve ultime étant qu’il peut forniquer avec n’importe quelle femme. Sans que ça pose de problème. Et il en a eu des enfants. Certains plus importants que d’autres. Et puis y’a eu Caïn …

    Le fils d’une de ses plus beaux chefs-d’œuvres et pourtant dont le nom lui échappe toujours ; Perverse et cruelle, tout à fait façonnée à son image. Tout à fait comme il l’a voulue. Elle était la parfaite incarnation de toute sa malice. De tout le vice qui l’étreint. Parce qu’elle a en elle le malin. Elle a en elle l’étincelle qui fait d’elle la cerise sur le gâteau. Cet éclair de perversité. Cette volonté de parfaire l’éducation de son fils « à la Morrow ». Parce qu’elle sait aussi qu’lle n’est qu’une d’entre ses amantes, ses femmes. Elle sait que son seul atout pour trouver le cœur profondément enfoui (si existant) de la bête, peut être cet héritier qu’elle pourrait lui offrir. Ce double de lui.  Mais Caïn. Lui était aussi semblable qu’il lui était différent. Il avait essayé pourtant. De l’initier. L’aider. L’essayer. Toucher du doigt le sang, la puissance. Le fluide vital. Mais il avait été lâche, il n’avait pas été à la hauteur. Est ce que quelqu’un pourrait être à sa hauteur un jour … et pourtant ça ne l’empêchait pas de s’envoyer sa mère à tout va. Sachant très bien que son esprit façonnable de garçonnet en serait traumatisé. En sachant très bien qu’il ne pourrait plus reculer. Qu’un jour … oui un jour, ils seraient des égaux. Sa mère il l’a aimé, peut être différemment, et qui sait ce que l’amour est réellement pour Morrow. Un homme qui kidnappe une femme tous les mois pour l’offrir à ses difèles est il réellement capable d’amour ? Mais c’est pourtant une violente attaque qui le saisit en voyant le corps décapité de la jeune femme qui avait été certainement la plus fervente de ses fidèles. « Fils de pute ! » cracha t’il entre ses dents. « Cache toi Caïn. Cache toi bien et loin. T’as fait une erreur mon petit. On ne laisse jamais de traces derrière soi. » Un sourire mauvais déformait son visage alors qu’il tombait à genoux près du corps sans vie, le souffle court. « Je joue à ce jeu depuis bien plus longtemps que toi Caïn. Je t’aurai Caïn. Sois en sûr. Je suis le meilleur à ce jeu. Même si ça me prend toute la vie, je te scalperai comme un animal, espèce de petit bâtard, parce que c’est tout ce que tu mérites !  »  Et après ça il les a envoyés tous à la recherche de ce traître. Traître à sa famille. A ses origines. Mais sans succès. Alors, et pour marquer sa colère. Et sa vengeance à venir. Il les réunit tous dans la vieille église et y mit le feu. Seul rescapé du brasier c’est un homme blessé et partiellement brûlé sur le bras que les autorités retrouvèrent à errer au bord de la route. Le salaud avait recommencé la même chose, n’hésitant pas à « donner de sa personne » pour renforcer sa crédibilité. En plus de la cicatrice indélébile de fourche dans son abdomen, une brûlure sur le bras agrandit la collection de sa perversion.

    Le temps passe, mais ne change pas un homme. S’il n’a jamais recréé de communauté, il songe à le refaire. Ses yeux, bien que vieillis mais surtout ses paroles, trouvent toujours entendeur.

ﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴﺴ

Well, hey!
These things just snap right off!

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Jeremy Lorde
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MessageSujet: Re: My Wishlist Mar 5 Jan - 21:09



Jeremy Lorde

IS RICHARD ARMITAGE
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    - 42 ans
    - Patron du bar "Lorde of the Rings"
    - père célibataire. enfin il est marié mais sa femme (Elea) fait des allées et venues dans leur vie en coup de vent
    - il adore la lecture et les jeux vidéos
    - il est très proche de son frère aîné et l'a toujours défendu des mauvaises langues
    - il est très sportif
    - il a une passion pour les bières
    - il est timide quand il veut
    - il est très et trop protecteur envers sa fille
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    - Père de Magali Lorde de Pau ?
    - Frère de Vincent Lorde de Pau ?
    - Beau frère de Brogan Lorde de King?



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Le poids de l’absence — Elle n’est jamais vraiment là Elea. Elle est toujours dans son monde. Elle … je sais même pas comment on a pu faire un enfant ensemble. Et même quand elle est là c’est comme si elle n’était pas là. C’est tout comme. Elle regarde ailleurs. Elle ne s’intéresse pas à moi. Elle ne s’intéresse pas à Magali. Je préfèrerai qu’elle soit plus là pour de bon. Je parle pas de mort soyons clairs. Mais son absence on s’y est tellement fait. On a tellement l’habitude qu’elle soit plus la, d’être que tous les deux. Pourtant j’en suis tombé fou amoureux. Pourtant j’ai mi des années à lui courir après. A la fac. Alors que Vincent se moquait gentiment de moi. Et pour tout résultat j’ai un épouse courant d’air qui préfère passer son temps hors de la maison qu’avec nous.

Le poids de la famille — Il a toujours été là pour moi Vincent. Parce qu’il a beau être mon grand frère et j’ai beau le dépasser de plusieurs bon … centimètres ça nous a jamais empêché de savoir qui était le plus vieux, le plus sage, et le plus avisé. J’ai toujours été le plus impétueux. Le plus indomptable. Le plus incertain. Il a toujours été celui qui m’a calmé. Apaisé. Ce qu’on veut dans le style oui. Et je lui serai toujours reconnaissant.

Le poids de la paternité — Quand elle m’a annoncé ça, j’ai cru à une mauvaise blague. Peut être parce qu’Elea n’a jamais voulu d’enfant. Peut être parce que j’ai toujours su que ça donnerait un sens à ma vie. Parce qu’elle a illuminé ma vie pour toujours et que chaque jour que Dieu fait je suis fier d’elle. Parce qu’elle est mon ange et que pour elle je pourrai déplacer des montagnes. Parce qu’elle n’a que moi, Elea n’étant pas une mère à proprement parler … t parce que jusqu’au jour de sa mort (ou de la mienne) je serai son petit papounet en sucre.

Le poids des responsabilités — C’était comme une évidence. Un bar, c’était une chose que j’ai toujours voulu faire. Je suis d’un naturel agréable, et avenant. J’aime parler, je sui un peu sanguin parfois, mais bon chacun ses défauts. Et puis le jeu de mot était trop beau « Lorde of the Rings » qui n’y aurait pas pensé vu notre nom de famille. Bien plus qu’un simple bar, c’est devenu un rendez vous de famille. Ou il n’est pas question pour Magali de boire, soyons clair !
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Aubrey Bates-Chandler
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MessageSujet: Re: My Wishlist Lun 11 Jan - 12:09

NOM :  Bates est le nom de famille que sa famille a depuis des années et depuis des générations. Il n'y a rien à voir avec le Norman Bates du célèbre film d'Hitchcock, de toutes manières au Texas ils étaient tellement bouseux qu'ils n'auraient pas saisi la référence (du moins aux yeux d'Aubrey)  Chandler  c'est le nom de famille de son ex-époux. Ils ont été mariés de longues années mais elle a décidé de le garder avec son accord. Elle l'aime bien. Puis c'est aussi le nom de ses enfants.
PRÉNOM :  Aubrey elle aime bien son prénom. Sans plus ... Emna un prénom choisi par sa mère, elle se sent coupable de l'aimer autant ce prénom.
AGE : quarante et un an et elle est satisfaite de sa vie, totalement bien dans ses baskets et contente de ce qu'elle a réussi à accomplir.
SURNOM :  évidemment ses enfants l'appellent Maman, à l'exception de son aînée peut être qui est en rébellion contre elle. Sinon les gens l'appellent Big Mama ou encore Mommy à cause de son côté très maternel et protecteur de tout le monde.
ORIGINES :  Américaines pure souche, sa famille est Texane.
STATUT :  Divorcée bien qu'elle voie de temps à autre encore son ex-époux pour quelques parties de jambes en l'air sans aucun avenir.
MÉTIER :  Gérante et Propriétaire du Aubrey's Diner

UC
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Toby Van Der Bilt
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MessageSujet: Re: My Wishlist Lun 11 Jan - 12:13

NOM : Van Der Bilt c'est un nom de famille qui vient de la bourgeoisie hollandaise. Les Van Der Bilt sont une famille riche de New York et assez connue. Ils n'ont plus d'ancêtres en Hollande, mais leur nom y est connu. C'est le nom de famille de son père. La famille de sa mère, elle, est plutôt modeste, sans plus.
PRÉNOM : October ce prénom elle le trouve assez idiot et débile. Elle trouve un peu "con" de donner à ses enfants des nom de mois. bientôt on va appeler ses enfants avec son plat préféré, est ce qu'il faudrait qu'elle appelle son gosse "Lasagne Bolognaise" du coup? Ce qui fait qu'elle a décidé qu'on l'appelle Toby et c'est généralement le cas à l'exception de sa mère et sa soeur.
AGE : elle a vingt huit ans et on lui dit souvent qu'elle fait beaucoup plus jeune que son âge.
SURNOM : la jeune femme ne supportant pas son prénom a un surnom très simple toby que ça soit de manière privée ou professionnelle c'est ainsi qu'on l'appelle, elle aime pas son prénom.
ORIGINES : Allemandes du côté de sa mère mais très loin les plus récentes originales côté maternelles sont Américaines. C'est du côté de son père qu'ils ont des origines Hollandaises mais à un loin degré.
STATUT : C'est compliqué. Oui elle est célibataire mais elle a été amoureuse au lycée et avant de partir en Afrique, elle se voyait avec lui jusqu'à la fin de sa vie, mais ils se sont séparés à cause de la distance. Aujourd'hui elle n'est pas forcément prête à se remettre en couple ou avec un homme.
MÉTIER : la demoiselle est en deuxième année d'internat et elle aimerait peut être bien se spécialiser en traumatologie à cause de son passé en Afrique, mais rien n'est plus sûr.
TRAITS DE CARACTÈRE : Toby est une jeune femme assez sensible et fleur bleue. Elle a grandit entourée d'amour et donc a du mal à voir le mal en les gens. Ce qui fait que souvent elle a un comportement que l'on pourrait considérer de naïf. Elle veut désespérément croire que les gens sont bon et qu'ils n'ont pas une once de mal. Ca lui vaut de belles déceptions il faut bien l'avouer. Mais enfin, elle y croit toujours et le fera toujours. C'est une éternelle optimiste. Elle est aussi très généreuse et d'ailleurs vu son ancien métier ça se voit, elle était missionnaire infirmière (mais non réellement officielle car n'a jamais obtenu de diplôme avant son départ pour l'Afrique) pour une association humanitaire. Mais elle a aussi des défauts. Forcément tout le monde en a. Elle est gourmande, enfin ça n'est pas réellement un défaut, mais il n'empêche que la belle mange tout ce qui lui passe sous la main. Sinon elle est assez têtue, quand elle veut quelque chose ou a un avis sur une chose, elle ne peut lâcher le morceau. Elle est aussi assez énervante car elle parle beaucoup quand elle est nerveuse ce qui est assez souvent le cas étant donné qu'elle n'est pas du tout sûre d'elle. Comme il a été dit elle peut sembler naive et un peu idiote, mais ça n'empêche que lors de son voyage en Afrique, elle à vu des choses abominables et que ça restera toujours gravé dans sa tête. Mais justement ça la rend optimiste, elle pense qu'en s'entraidant on peut tout vaincre.

UC
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MessageSujet: Re: My Wishlist

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